‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 143 sur 494 · TOUR DR REINS. — DOULEURS RÉSULTANT DE CONTRACTIONS · texte numérisé non relu

TOUR DR REINS. — DOULEURS RÉSULTANT DE CONTRACTIONS

Du reste, il n’y a ni lièvre ni perte de l’appétit, aucun symptôme général qu’on misse rapporter à l’affection qui nous occupe.

§ IV. — Marche, durée, terminaison de la maladie.

La maladie survient brusquement; elle acquiert immédiatement son summum l’intensité; puis, soit simplement sous l'influence du repos, soit sous celle d’un raitement approprié, elle va diminuant. Sa durée n’est que de quatre ou cinq jours lans les cas ordinaires, ce qui s’accorde peu avec l’opinion qui attribue la maladie

la rupture de quelques fibres musculaires ou aponévrotiques. Elle se termine toujours par la guérison.

§ V. — Lésions anatomiques

Il n’y a pas plus de lésions anatomiques appartenant à la maladie qub nous oçcupe qu’au rhumatisme musculaire. Dans l’opinion opposée que j’ai mentionnée tlilusieurs fois, quelques fibres aponévrotiques ou musculaires seraient rompues, l l’où un certain désordre dans le tissu cellulaire environnant. L’existence de cette lésion n’est, je le répète, nullement prouvée.

§ VI. — Diagnostic, pronostic.

La cause occasionnelle qui a produit cette affection est telle, qu’il suffit de la connaître pour faire porter un diagnostic certain, et d’ailleurs la douleur est si violente pendant les contractions musculaires, qu’on ne peut lui en comparer aucune luutre dans celte région.

Pronostic. — Le pronostic n’a rien de grave. Au bout de peu de jours, la douceur se dissipe sans laisser de traces.

§ VIII. — Traitement.

Le traitement de cette affection est des plus simples. Les médecins qui croient Iffue la maladie résulte de la rupture de quelques fibres musculaires ou aponévroses conseillent uniquement de laisser les malades dans le repos absolu , de leur

! épargner les moindres mouvements, et il est certain que, de cette manière, la maadie se dissipe d’elle-même au bout de quelques jours. Mais de ce qui s’est passé lans les cas soumis à notre observation, nous croyons pouvoir conclure que l’aptlication de vingt ou vingt-cinq sangsues, ou de huit ou dix ventouses scarifiées sur ' P°*nl douloureux, des cataplasmes émollients sur les lombes, une petite quantité 1 opium en pilules ou en potion, calment bien plus promptement la douleur et brégent la durée de la maladie. Il n’est pas rare de voir des sujets qui, la veille, louvaient à peine faire un léger mouvement, se mettre d’eux-mêmes sur leur séant, t ne se plaindre que d une très-faible douleur, le lendemain de l’application des angsues ou des ventouses. Louis a obtenu, par les mêmes moyens, les mêmes és allais, ainsi qu il 1 a maintes fois mentionné dans ses Leçons cliniques.

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