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ECZÉMA. — DIAGNOSTIC, PRONOSTIC

née à certaines conditions, telles que l’ancienneté du mal, les causes qui l’ont fait naître ou peuvent l’entretenir, etc.

L’eczéma est une maladie qui guérit facilement à l’état aigu : il est plus rebelle à l’état chronique, souvent on ne réussit pas à le faire disparaître.

§ VI. — Lésions anatomiques.

Selon Rayer, les follicules cutanés sont essentiellement affectés dans l’eczéma. Biett plaçait le siège de la lésion dans la membrane vasculaire d’Eichhorn, membrane qui a pour fonction la sécrétion épidermique. Se fondant sur les caractères locaux et l’histoire de la maladie, A. Cazenave regarde l’eczéma comme une maladie de l’appareil sudoripare, et place le siège des vésicules it l’extrémité des conduits sudorifères enflammés.

§ VII. — Diagnostic, pronostic.

Diagnostic. — A l’état aigu, l’eczéma peut être confondu avec \' herpès el la gu le.

Pour l'herpès , on évitera l’erreur en se souvenant que les groupes vésiculeux de cette éruption sont toujours bien délimités, que les vésicules sont plus grandes, comme perlées, et qu’elles donnent lieu à une desquamation à peine sensible.

Dans la gale, les vésicules sont acuminées, peu transparentes ; elles sont isolées, discrètes, disséminées sur certains points où elles ont leur siège de prédilection : en effet, on les rencontre aux bras, aux poignets, au ventre, à la verge, mais surtout dans l’intervalle des doigts. La présence du sillon de l’acarus, quand on peut la constater, lève tous les doutes.

Quelle que soit sa ressemblance avec l 'impétigo dans certains cas, l’eczéma s’en distinguera en ce que jamais il ne donne lieu à des croûtes toujours épaisses, molles, d’un jaune ambré, comme on les observe dans l’affection pustuleuse.

L’eczéma, à l’état chronique, pourrait être confondu avec le lichen agrius , qui a quelquefois le même siège el présente une excoriation et un suintement analogues à ceux de l’eczéma. Mais si l’on se rappelle que le lichen agrius est surtout caractérisé par une rugosité remarquable qui dénote l’état papuleux primitif, taudis que la surface de l’eczéma est unie et luisante ; qu’il est toujours accompagné d’un prurit brûlant, différent des démangeaisons de l’eczéma; qu’au lieu de squames latnelleuses, il est recouvert de petites croûtes, minces, dures, résultat de l’ulcération des papules; si l’on ajoute, surtout, l’épaississement considérable de la peau, propre au lichen, on évitera facilement toute erreur.

Quant au psoriasis , l’absence de tout suintement et du prurit, el la présence de véritables écailles minces, sèches, chatoyantes, qui caractérisent les affections • squameuses, et le siège de prédilection aux genoux et aux coudes, dissiperont tous les doutes. Les caractères différentiels de V eczéma du cuir chevelu seront donnés l’article Impétigo.

TABLEAU SYNOPTIQUE DU DIAGNOSTIC

1° Signes distinctifs de ï eczéma aigu et de l’herpès.

ECZÉMA AIGU

Vésicules agglomérées sur des surfaces mut circonscrites , à peine visibles.

Desquamation marquée.

Prurit léger.

HERPÈS

Vésicules en groupes bien limités; plus grandes, comme perlées.

Desquamation à peine sensible.

Douleur vive.

2° Signes distinctifs de l'eczéma aigu et de la gale.

ECZÉMA AIGU

Vésicules ordinairement aplaties , transparentes, agglomérées.

Siège ‘sm?’ tous les points du corps.

l'as de sillons de l'acarus.

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