‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 236 sur 494 · CAUSES ET VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

CAUSES ET VARIÉTÉS

I pendant la nuit, elles ont le temps de se mettre plus intimement en contact avec Ile mal, et pendant le jour elles auraient, entre autres inconvénients, celui d’empèiclier le malade de vaquer à ses affaires.

Dcval s’est servi avec avantage du sublimé en solution, à la dose de 25 milligrammes de ce sel pour 30 grammes d’eau distillée; il fomente avec cette solution le I bord palpébral tous les soirs, et môme soir et matin , si elle est convenablemen t tolérée.

Lorsque les ulcérations sont nombreuses, la plupart des praticiens les touchent avec la pointe d’un crayon de nitrate d’argent, en ayant soin de faire passer sur les paupières, immédiatement après l’opération, un courant d’eau saléequi neutralise l’excédant du sel.

Yelpeau (1) a substitué au nitrate d’argent, qu’il accuse de produire des rétractions cicatricielles, le sulfate de cuivre dont l’action n’est pas aussi active.

Aux médicaments déjà si nombreux que nous venons de passer en revue, on a encore ajouté l’huile de cade et la teinture d’iode dont on badigeonne le bord des paupières. Ces substances trouveront leurs indications dans les cas de tylosis, selon l’expression consacrée.

Avec beaucoup de soins et de persévérance, avec une propreté minutieuse et une hygiène bien entendue, on pourra triompher d’une maladie très-rebelle et d’un aspect hideux; mais souvent on échouera lorsqu’elle sera par trop invétérée. Dans tous les cas, par l’emploi de lunettes on calmera la douleur en cachant plus ou moins cette difformité repoussante.

ARTICLE II

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