CATARACTE STATIONNAIRE
1° L’opacité équatoriale reste limitée à la circonférence du cristallin* et elle n’est bien visible qu’après la dilatation de la pupille.
2° Les stries opaques font défaut.
3° Les opacités centrales sont absentes.
Autrefois, ou s’appesantissait beaucoup sur le diagnostic de la cataracte avec l’amaurose et le glaucome, mais les signes objectifs des opacités cristallin iennes ont fait disparaître presque toutes les difficultés. I/ophthalmoscopie doit, en général, être réduite à l’emploi de l’éclairage oblique : l’éclairage direct avec le réflecteur concave et la lentille est trop intense ; les rayons lumineux traversent les opacités légères, et empêchent de les constater. Le tableau suivant met en opposition la cataracte et l’amaurose, et en fait ressortir les différences. (A l’article Glaucome, nous donnerons plus \ loin les caractères distinctifs de la cataracte et du glaucome, voyez Maladies de la choroïde, p. 843. )
2° Signes distinctifs de la cataracte et de l'amaurose.
CATARACTE
1° Signes objectifs. — Le cataracté a une démarche spéciale ; il baisse la tête, se cache les yeux, pour intercepter les rayons lumineux et dilater la pupille; ses yeux ont une direction presque toujours normale.
L’iris se dilate et se contracte bien ; la belladone agit vite sur elle.
Une bougie placée devant l’œil (procédé de Sanson) doit s’y réfléter sous la forme de trois images : une droite antérieure, due à la cornée ; une moyenne renversée, produite par la face postérieure du cristallin; une droite postérieure, due à la face antérieure du cristallin. Si l’une ou l’autre des deux dernières images vient à faire défaut, il existe une cataracte.
L’éclairage oblique fait découvrir les opacités (signe pathognomonique).
2° Signes subjectifs. — Le cataracté perd peu à peu la vue, il voit un nuage, un brouillard, une gaze interposés entre l’œil et les objets. L’altération de la vue est proportionnelle à l’opacité.
Le cataracté voit mieux dans une demiobscurité.
Les objets éclairés semblent, au cataracté, obscurcis et troubles. Il n’est pas rare d’observer de la diplopie monoculaire.
Les douleurs orbitaires ou circumorbitaires
sont peu intenses.