‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 270 sur 494 · AMAUROSE · texte numérisé non relu

AMAUROSE

1° L’amaurotique regarde en avant et en haut; sa tête est immobile, il a l’air hébété ; il y a souvent un léger strabisme, de l’incertitude dans les mouvements oculaires.

La pupille est dilatée et paresseuse ; la belladone ne l’influence que lentement.

En général, les trois images restent nettes.

Absence complète d’opacité , quelquefois couleur jaunâtre, mais qui n’intercepte pas les rayons lumineux.

2° L’amaurose a souvent une attaque brusque ; au lieu de nuages ce sont des taches noires que voit le malade ; dans l’obscurité ces taches deviennent lumineuses.

L’arnaurotique recherche la iumiè/«

Les objets éclairés apparaissent irisés, brisés, rayonnants. La diplopie monoculaire est rare.

Ces douleurs sont fréquentes dans l’amaurose.

MALADIES DES YEUX

Les signes objectifs sont parfaitement suffisants à faire reconnaître une cataracte, mais il n est pas toujours facile de savoir si elle est ou non compliquée d’amaurose dans les périodes avancées. Les moyens auxquels on aura recours, avec l’impossibilité où 1 on est de faire l’examen ophthalmoscopique du fond de l'œil, sont de recourir à certains signes fournis par l’état de la vision : 1° L’altération de la vue doit être proportionnelle au degré de l’opacité, pour que la cataracte soit simple. 2° t n individu atteint de cataracte même complète conserve la sensation des objets lortement éclairés : il reconnaît la présence ou l’absence d’une lumière placée à 10 et 20 pieds de lui. La recherche de phosphènes (voy. p. 725) pourra également fournir quelques renseignements.

Au point de vue du choix du procédé opératoire applicable à la cataracte, il importe de reconnaître la nature de l’espèce, si elle est liquide , molle ou dure. La cataracte des vieillards, dont l’aspect est terne, uniforme, ambré ou vert, dont le volume est peu considérable, est généralement dure ; chez les adultes, les opacités disposées sous forme de stries, d’étoiles, de barres à reflet nacré et d’un volume considérable, indiquent une cataracte molle. Enfin, chez les enfants, chez les diabétiques, à la suite du traumatisme, les opacités d’un blanc laiteux, uniformes, volumineuses et saillantes dans la pupille indiquent une cataracte liquide.

Au point de vue médical, il est indispensable de reconnaître une cataracte capsu. iaire d’une cataracte lenticulaire : la cataracte capsulaire seulement peut réclamer un traitement médical.

5° Signes distinctifs des cataractes capsulaires et lenticulaires (Desmarres).

CATARACTES CAPSULAIRES.

Opacité s’étendant à une partie de la surface de l’appareil cristallinien, et étant presque toujours précédée d’une inflammation.

Tache toujours d’un blanc mat, couleur de craie, formée de plaques rugueuses, réunies sans ordre, et présentant des aspérités qui font saillie à la surface de la membrane ; point de stries régulières.

La capsulaire demeure stationnaire et limitée, à moins que l’inflammation ne persiste.

Volume petit, forme aplatie.

Iris rarement mobile, souvent adhérent et tiré en arrière, jamais agité d’oscillations.

Ombre portée nulle s’il y a des adhérences, exagérée s’il n’y en a pas.

§ IV. — Diagno

Page 1