AFFECTIONS DIVERSES DE LA CHOROÏDE
(1. La choroïdlte séreuse glaucomateuse, piesqUC tOlljOUlS hlCUiable üVailL
les travaux de de Graefe, est souvent très-avantageusement modifiée par l’iridectomie. Cette dernière opération réussit d autant mieux (jue la maladie est aiguë, et qu’il n’y a pas encore une excavation très-profonde de la pupille optique ; elle consiste à enlever un large lambeau de l’iris jusqu’au cercle ciliaire et à ne laisser écouler que peu à peu l’humeur aqueuse ; le soulagement est immédiat et les récidives beaucoup moins fréquentes qu’après la simple ponction de la cornée. Le procédé d’Alb. de Graefe est décrit dans tous les traités de médecine opératoire ; nous n’insistons pas. Son but est de diminuer la tension intra-oculairc et d’empêcher l’atrophie de la rétine. La réussite est fréquente. En supposant qu’a la suite d’hémorrhagies intra-oculaircs abondantes et répétées, on soit forcé d’arriver, après l’iridectomie, à faire l’extirpation de l’œil, il sera toujours permis de recourir à l’opération, si ce n’est dans les cas où l’œil serait intéressé dans plusieurs de ses parties, et où la rétine serait tout à fait insensible à la lumière.
ARTICLE IL
AFFECTIONS DIVERSES DE LA CHOROÏDE, APOPLEXIE, DÉCOLLEMENTS, TUMEURS DE LA CHOROÏDE.
Toutes les affections de la choroïde ont une influence si directe sur le phénomène de la vision, qu’il est utile de les signaler ; c’est à ce point de vue que nous croyons devoir en faire une énumération très-succincte.
L’apoplexie «ic la choroïde se produit à la suite d’une contusion du globe, ou bien spontanément au milieu du jour ou de la nuit. Son début est subit et la vue est quelquefois instantanément éteinte. Si l’épanchement est considérable, le sang s’infiltre ou s’accumule en foyer entre la choroïde et la sclérotique, ou bien sous la rétine, qui se trouve ainsi décollée. Esmarch (1) a vu le sang pénétrer ïi travers une déchirure de la rétine jusque dans l’intérieur du corps vitré. A l’ophthalmoscope, on découvre derrière les vaisseaux de la rétine une ou plusieurs taches rondes, irrégulières, d’un jaune clair ou d’un rouge foncé. Quand l’épanchement est peu étendu, il peut se résorber ; mais généralement la vue reste compromise.
Les décollements «le la choroïde sont très-rares ; ils sont produits par de la sérosité ou du sang épanché entre cette membrane et la sclérotique. A J’ophthalmoscope, ils apparaissent sous formes de tumeurs rougeâtres, immobiles, faisant saillie au milieu du corps vitré, et sillonnées par les vaisseaux rétiniens et choroïdiens.
Les tumeurs de la choroïde sont peu fréquentes et incomplètement étudiées.
La dégénérescence colloïde, ou l’épaississement verruqueux de la trame élastique, a été observée par quelques médecins spécialistes, qui l’ont considérée comme une altération sénile. Les différentes variétés de cancers ont été également signalées dans la choroïde ainsi que le tubercule (2). Leur histoire ne prêtant à aucune
(1) Esmarch, Arcliiv fur Üphthulmoloyie , Bd. IV, S. 350.
(2) Manz, Arcfiiv fur Ophthalmologie , Rd. IV, Abth. n, S. 120.
MALADIES DES YEUX
indication thérapeutique, nous renvoyons pour leur étude aux traités spéciaux d’ophthalmologie.