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MYOPIE SIMULÉE

Pas de staphylôme bien accusé.

Pupille normale.

Vue impossible, avec les verres concaves, irès l’instillation de la belladone.

(li Follin, Leçons sur l’exploration de l’œil, 1863, p. 239.

(2) Instruction pour servir de guide aux officiers de santé. dans l’appréciation des infirmités ou maladies gui rendent impropre au service militaire. Paris, 1846.

MALADIES DES YEUX

§ VI. — Traitement.

Quelques traitements ont été indiqués pour la guérison de la myopie. S’il est prouvé que cette infirmité résulte de l’application des yeux sur des objets petits et très-rapprochés, on doit conseiller au malade de changer de profession , et d’exercer ses yeux au grand air sur des objets gros et éloignés. Cette précaution suiïira pour améliorer sa vue.

L 'exercice méthodique des yeux sur des objets placés d’abord h une courte distance, puis progressivement éloignés par la méthode de Berthold (1) , a pu donner quelques succès, mais généralement n’est pas suivie.

La section des muscles de l’œil , pratiquée par Bonnet dans le but de permettre au globe de l’œil un aplatissement latéral , et parlant la diminution du diamètre antéro-postérieu,r n’a pas pris rang dans la pratique, et n’a été mise en usage que par son auteur.

Myosiques. — Partant de ce principe que les myopes voient mieux lorsque la pupille est contractée , et qu’ils regardent à travers une ouverture très-étroite, quelques auteurs ont conseillé des frictions sur le front avec la teinture de gingembre, des instillations de vin d’opium, mais l’amélioration ainsi produite n’est qu’éphémère (Deval). Il en serait de même de l’usage de la fève de Calabar. En définitive, c’est h l’emploi des lunettes qu’il faut avoir recours dans l’immense majorité des cas.

Les lunettes doivent être concaves. Quelques règles sont indispensables à suivre lorsqu’on en conseille l’usage:

1° Elles ne doivent jamais être trop fortes, sans quoi elles obligent le malade à des efforts d’accommodation qui ne font qu’aggraver sa myopie.

2° Lorsqu’on a fait le choix d’un numéro convenable, il est imprudent de ne s’en servir que d’une manière intermittente, sans quoi le malade s’expose à l’inconvénient signalé plus haut.

3° Lorsque le malade a un staphylôme avancé, il faut lui défendre de s’appliquer à la lecture des petits objets, et ne lui permettre que des verres qui ne nécessitent que de légers efforts d’accommodation.

Choix des lunettes. — Le malade devra s’adresser h un opticien et choisir luimême le numéro le plus faible avec lequel il pourra suffire aux besoins de sa profession. Si le médecin veut déterminer à l’avance le numéro du verre qui convient au malade, il pourra le faire à l’aide d’un simple calcul. On multiplie la distance en pouces à laquelle lit le malade, par la distance, également en pouces, à laquelle il désire pouvoir lire, et l’on divise le produit par la différence des deux nombres: soit 6 pouces la distance à laquelle lit le malade, et 12 pouces la distance à laquelle il veut lire ; on aura :

D’où

Le numéro 12 est donc le numéro cherché.

'I ) Berthold, Dus Myopodiorthoticon, oder der Apparat, die Kurzsichtigkeit zu heilen.

HYPERMÉTROPIE. — CAUSES. 885

En France, les verres concaves sont répartis en quatre séries de la manière suivan te:

lre série. — Myopie faible nos 72, 00, 50, 30, 20, 18, 10

2e série. — Myopie forte noa 15, 11, 13, 12, 11, 10

3e série. — Myopie très-forte nos G, 8, 7, G, 5, à'-, 4

4e série. — Myopie extrême n03 3^, 3j, 3^, 21, lj, Il

Les numéros généralement employés sont entre 1^ et 2A.

ARTICLE II

HYPERMÉTROPIE.

§ I. — Définition et historique.

L’hypermétropie, d’après la classification de Donders, est caractérisée par ce fait que les rayons parallèles venant de l’infini, l’œil étant supposé dans le repos complet, font leur foyer au delà de la rétine, comme cela est représenté dans la figure 92.

Fie. 92.

Il résulte de cette définition que la vision distincte des objets éloignés comme des objets rapprochés est toujours impossible chez les hypermétropes, à moins d’un effort d’accommodation, puisque plus l’objet éclairé se rapproche de la lentille oculaire, plus les rayons deviennent divergents et font leur foyer loin du centre optique. Une lentille biconvexe placée au devant d’un œil hypermétrope ramène sur la rétine le foyer des rayons lumineux et corrige par conséquent cette anomalie visuelle.

Cette question, qui a encore tout l’attrait de la nouveauté, a suscité d’importants travaux de la part de Donders (l), de de Graefe|(2), de Liebreich (3), de Giraud- Teulon (A), de Follin, etc.

§ II. — Causes.

L’hypermétropie est infiniment plus rare que la myopie, et ses causes efficientes sont précisément opposées à celles qui produisent cette dernière affection, et consistent dans le raccourcissement du diamètre antéro-postérieur de l’œil , ou dans la diminution de la réfringence des milieux de l’œil, telle que celle qui résulte de l’extraction du cristallin.

(1) Donders, Archiv fur Ophthabnolugie von Albert von Graefe, Band IV, VI, Abth. ii ; Band VII, Abth. i, n, vm.

(2) De Graefe, Idem, t. II, p. 179.

(3) Liebreich, Idem, t. VIII, Abth. i.

(4) Giraud-Teulon, loc. oit., chap. il.

MALADIES DES YEUX

§ III. — Symptômes et diagnostic.

Ils sont également opposés à ceux de la myopie ; l’œil paraît aplati d’avant en arrière au lieu de faire saillie entre les paupières. Les objets éloignés sont vus assez facilement avec un léger effort d’accommodation , mais les objets rapprochés sont troubles, et ce n’est qu’avec une grande fatigue caractérisée par de la céphalalgie, du larmoiement, des vertiges, que la lecture peut être supportée pendant un certain temps. Les clîorts d’accommodation nécessitant une grande tension des muscles droits internes, finissent par rendre permanent le strabisme convergent qui résulte de leurs efforts d’accommodation.

Pour reconnaître l’hypermétropie, on paralyse la puissance accommodatrice avec l’atropine , puis on présente au malade le numéro 20 de l’échelle typographique qui doit être lu à vingt pieds. Le numéro du verre biconvexe qui sera nécessaire au malade pour voir à cette distance, indiquera le degré de son hypermétropie. Si, par exemple, il lit distinctement à distance avec un verre numéro 10, on dira qu’il est atteint d’une hypermétropie de . Ce qui distingue l’hypermétropie de la presbytie, c’est que dans celle-ci la vision des objets éloignés est toujours possible sans efforts d’accommodation, et qu’elle ne l’est pas dans l’hypermétropie. Dans la presbytie, l’étendue de l’accommodation est toujours diminuée ; elle peut être normale dans l’hypermétropie.

§ IV. — Traitement.

L’hypermétropie réclame l’emploi des verres biconvexes. Pour les choisir, on paralyse les muscles de l’accommodation avec l’atropine, puis on essaye les numéros avec lesquels le malade fit distinctement à distance ; mais il ne faut pas commencer immédiatement par le numéro le mieux approprié à l’état de la vision : on procède par des numéros faibles, afin d’habituer peu à peu la puissance de l’accommodation aux conditions nouvelles qui lui sont faites, et ce n’est qu’après un temps assez long qu’on donne au malade le numéro définitif qui lui convient le mieux.

ARTICLE III

ASTIGMATISME.

§ I. — Définition et historique.

L’astigmatisme est une anomalie de la réfraction par suite de laquelle il est i impossible à l’œil de réunir les rayons venus d un point lumineux en un seul point sur la rétine, ni en deçà ni au delà. Cette anomalie peut résulter de ce qu aux différents points d'un même méridien de l’œil il y a une [différence de î éfi ac- il tion {astigmatisme irrégulier), ou bien de ce qu il y a une difféience dans l* la force réfringente des divers méridiens {astigmatisme régulier) (1). loungct j ■\Viry (2) ont, les premiers, insisté sur les phénomènes de 1 astigmatisme ; mais c est . à Donders (3) que revient l’honneur de les avoir bien décrits.

(1) Liebreicli, Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques. Paris, 18G5,1»

* (2) Wirv, Transactions of tlic Cambridge philoph. Society, vol. II, P- 267.

(3) Donders, L’astigmatisme et les verres cylindriques, trad. par H. Dor (de Vevey),|

Paris, 18ü2.

ASTIGMATISME.

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