ACCIDENTS PRODUITS PAR LA PIQURE DE LA VIPÈRE
Us sont, à l’intensité près, exactement les mêmes que ceux que détermine la piqûre du fer-de-lance, comme le montre le tableau suivant : douleurs ordinairement vives dans tout le membre blessé; rougeur , gonflement autour des deux piqûres, qui ne sont écartées l’une de l’autre que de quelques millimètres ; engorgement pâteux luisant, d’un rouge livide, quelquefois couvert de phlyctènes. Puis viennent les symptômes généraux : douleur, pesanteur de tête; malaises, anxiété; nausées suivies de vomissements bilieux ; lipothymies, syncopes, teinte ictérique, sueurs visqueuses, refroidissement, somnolence, ralentissement du poids. Au bout de deux ou trois jours, plus ou moins, les symptômes s’amendent ; une transpiration de bonne nature s’établit, et la guérison peut avoir lieu. Dans quelques cas, la morjt est consécutive à l’apparition île tous les symptômes précédents. Après la piqûre de la vipère, on voit souvent des phlegmons très-graves suivis de grangrène, de suppurations redoutables et qui déterminent la paralysie et l’atrophie du membre, quand ils n’entraînent pas l’amputation ou la mort.
Les différentes considérations que nous avons données à l’occasion de la piqûre du trigonocéphale sont applicables à celle delà vipère, en tenant compte de la gravité moindre dans ce dernier cas. Le traitement doit être exactement le même.
ARTICLE IL