‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 366 sur 494 · LES CREVETTES · texte numérisé non relu

LES CREVETTES

[ Ce que nous venons de dire sur les accidents déterminés par l’usage de poissons vénéneux, nous dispense de nous étendre longuement sur ceux auxquels donnent lieu parfois divers animaux pélagiens, sans qu’aucun indice puisse faire soupçonner qu’ils soient momentanément doués de propriétés toxiques. La cause des troubles que ces aliments produisent est encore tout aussi obscure que celle qui rend certains poissons redoutables. Certaines personnes, par suite d’une idiosyncrasie permanente ou temporaire, ne peuvent faire usage, même d'une trèspetite quantité, de la chair de ces mollusques ou de ces crustacés, sans être prises des accidents qui ne surviennent chez d’autres que d’une façon tout à fait éventuelle ou après un repas copieux.

Les phénomènes morbides observés dans ces cas sont exactement les mêmes que ceux que nous avons énumérés à propos de la siguatera. Le plus ordinairement,

(1) Voyez Bulletin de thérapeutique , t. LX1I, p. 342 et 402.

(2) Voyez Chevallier et Duchesne, Mémoires sur les empoisonnements par les huîtres, les moules, les crabes et certains poissons de mer et de rivière ( Annales d’hygiène publique, t. Xt.V, 1851 , p. 386), et Paul Gervais et Van Beneden, Zoologie médicale, t. II, p. 45.

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