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U° ULCÈRES SYPHILITIQUES

1 Les ulcères syphilitiques secondaires, les seuls dont nous ayons à parler ici (1), ont pas, plus que ceux qu’on observe ailleurs, et notamment dans le pharynx, de inractères qui servent constamment à les faire distinguer. Dans tous les cas où l’on pu les diagnostiquer, c’est en ayant recours aux renseignements fournis par les îalades, en ayant égard au caractère rebelle de la lésion, en recherchant s’il 1 existait pas, dans d’autres parties du corps, des traces de syphilis constitutionelle, et enfin en s’éclairant des effets du traitement. Il suffit d’indiquer ces sources e diagnostic pour tracer au praticien la conduite à suivre.

Lorsqu’on a lieu de croire que l’ulcère est de nature syphilitique, on soumet la aalade au traitement mercuriel , on prescrit Yiodure de potassium ; en un mot, :n met en usage les moyens que nous avons indiqués à propos des ulcérations syphilitiques, ayant soin toutefois de ne pas négliger le traitement local (injections, cautérisations, calmants), qui vient en aide au traitement spécifique, et de comattre par le traitement antiphlogistique les accidents inflammatoires.

ARTICLE VIII

MÉTRITE AIGUË SIMPLE.

[Bien que nous ayons divisé la métriteen externe , interne et parenchymateuse, ious consacrons le présent article à la forme que l’on a désignée sous le nom de netnte aiguë smp le ; non que les cas de ce genre soient communs, mais parce |u il convient de tenir compte de ces cas rares où tous les éléments de l’organe ont pris simultanément, et où il serait impossible de localiser l’affection dans tel >u tel tissu en particulier.

§ L — Définition, synonymie, fréquence.

On doit entendre par le mot de métnte aiguë simple , toute inflammation plus ou (l) Pour les Ulcères primitifs, voy. tome Ier, art. Syphilis.

MALADIES DES FEMMES

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moins généralisée de l’utérus, se manifestant hors de l’état de grossesse ou temps des couches.]

§ II. — Ganses.

1“ Causes prédisposantes. — Age. — Suivant la plupart des auteurs, la maladie! dont nous nous occupons est très-rare avant la puberté et après la cessation des! règles. Selon Lisfranc, au contraire, elle est fréquente pendant les deux premières I années qui suivent cette cessation. Mais cet auteur n’entre pas dans les détails des* faits, et n’appuic son opinion (pie sur des considérations purement théoriques.

Une alimentation échauffante, des médicaments stimulants, emménagogues ; I l’abus des boissons alcooliques, sont encore rangés parmi ces causes, mais avec I moins de preuves encore, s’il est possible.

J. H. Bennct (1) admet surtout comme cause prédisposante une espèce de faiblesse I ou de susceptibilité naturelle de l’utérus chez certaines femmes, faiblesse qui se I traduit par l’établissement difficile des menstrues, leur irrégularité dans les pre- I mières années, leur diminution ou leur trop d’abondance; enfin par la douleur qui I les accompagne quelquefois.

L’action de ces causes est si peu démontrée, qu’il a fallu, pour presque tous) les cas, admettre une prédisposition spéciale dont la nature est tout à fait inconnue.

2° Causes occasionnelles. — Presque toutes les causes occasionnelles dont Pin- ï lluence est bien prouvée peuvent être considérées comme des violences extérieures. I Ainsi l’abus du coït, la disproportion du pénis, les coups sur l’hypogastre, les chutes qui déterminent un ébranlement dans les organes du bassin, les blessures, | les manœuvres pour provoquer l’avortement, les opérations faites sur la matrice, | sont toutes des causes qui agissent plus ou moins directement et matériellement, | et ce sont ces causes dont l’existence est le moins contestable.

Indiquons encore les injections froides souvent répétées, les injections irri- | tantes et la suppression des règles.

§ III. — Symptômes.

Les symptômes de la métrite aiguë simple ne diffèrent de la congestion sanguine, lorsque la maladie est étendue à tout l’organe, que par une intensité plus grande, par le mouvement fébrile qui vient se joindre à eux, et qui est plus marqué que dans les cas peu fréquents où il existe un peu de fièvre avec la simple congestion, et enfin par un écoulement qui n’a pas suffisamment fixé 1 attention des auteurs.

Si l’inflammation n’occupe que la surface interne de l’utérus, et a plus forte raison, si elle reste fixée à la cavité du col, la douleur est peu vive, et elle est bornée à l’organe malade. 11 n’en est pas de même dans les conditions opposées. La douleur est alors profonde, gravative, continue, avec des redoublements plus ou moins fréquents, pendant lesquels elle peut s’étendre aux lombes, à l’anus, aux aines et aux cuisses. Il est bien rare que, dans la métrite aiguë simple, celle dou-

(l) J. H. Bennet, Traité pratique de l'inflammation de l'utérus, etc., traduit par Michel Peter. Paris, 1864.

MÉTR1TE AIGUË SIMPLE. — SYMPTÔMES. lôl

nir soit assez vive pour forcer les malades à se tenir les cuisses fléchies sur le bas- ! in comme l’indique Duparcque; c’est dans le cas de métrite puerpérale que ce

ymptôme a été vu avec ce degré d’intensité.

Un des symptômes les plus constants est une pesanteur incommode au périnée, vec un sentiment de tension dans le bassin. Si la maladie a un certain degré d’inensité, c’est celui dont se plaignent le plus les femmes.

La douleur est augmentée notablement par la pression, qui doit être, lorsque a chose est possible, exercée de trois manières. Par le palper hypogastrique , on ■xaspère la douleur qui siège dans le corps de l’utérus; mais parfois le gonflement >st peu considérable, et ce n’est qu’en pressant fortement qu’on arrive sur l’organe naïade. Alors on doit pratiquer le toucher par le rectum, qui fait reconnaître plus exactement l’état du corps de la matrice. Le toucher vaginal détermine quelquefois une douleur très-vive, qui a pour caractère, lorsqu’il s’agit d’une métrite ii<më, d’occuper toute l’étendue du col de l’utérus. Enfin il est toujours bon de mibiner le palper hypogastrique avec le toucher vaginal, parce que de celte madère on acquiert une notion exacte du volume, de la consistance et de la sensibilité de l’organe,

C’est par les mêmes moyens d’exploration qu’on reconnaît l cxistence d’une tuméfaction plus ou moins considérable, et si, en même temps qu’on pratique le noucher par le vagin, on presse sur l’hypogastre, on sent l’utérus pris entre les eux mains, ce qui permet d’en mesurer approximativement le volume, en même emps que l’on apprécie plus exactement encore le degré de douleur qu’il prépente.

Par le toucher vaginal, on constate encore la dureté ou bien la mollesse du col, aractères qui, suivant les auteurs, appartiennent à l’inflammation de cette partie ,■ e l’organe, sans que personne ait cherché à déterminer dans quelles circonstances diverses on trouve des états si opposés.

Par le toucher rectal, aussi bien que par le toucher vaginal, on s’assure que le norps de l’utérus est devenu plus dur et plus lourd qu’à l'étal normal, et l’on sent il développement de chaleur souvent considérable.

Il existe, en même temps que les symptômes précédents, un écoulement plus m| moins considérable. Si les auteurs n’en font pas mention, c’est que la métrite iiimple, telle que nous l’avons définie plus haut, est une maladie rare, et, de plus, ■écoulement, comme dans toutes les autres affections des organes revêtus d’une imuqucuse, manque, ou est très-peu considérable au début de la maladie, c’est-àitire à l’époque où les divers symptômes sont recherchés avec le plus de soin ; souent aussi, la métrite survient chez des femmes qui avaient des [lueurs blanches, et liez lesquelles une légère augmentation de l’écoulement peut très-bien passer îaperçuc. Enfin, on a décrit ensemble la métrite simple aiguë et la métrite qui uit plus ou moins immédiatement l’accouchement, et dans celle-ci l’écoulement es lochies étant un fait naturel, on ne peut pas convenablement distinguer ce qui ppartient à l’état normal et ce qui est causé par l’inflammation.

Nous avons vu plusieurs fois une métrite survenir hors du temps des couches, l, dans tous les cas, nous avons observé un écoulement muco-purulent qui proenait de la cavité du col de l’utérus, et qui a cessé lorsque l’inflammation s’est issipée.

MALADIES DES FEMMES

L écoulement peut donc être nul dans les premiers jours de la maladie. Un pe plus tard, on observe un écoulement peu épais et présentant, à un degré variable le caractère séreux. Chomel (1) a vu quelquefois, alors, un écoulement roussâtré le seul* dont il fasse mention. Au bout de peu de jours, l’écoulement prend un plus grande consistance; il devient muco-purulent, et reste tel si l’affection passe l’état chronique. Lorsque l’inflammation se dissipe, la matière sécrétée perd pe à peu l’aspect purulent, et finit par prendre l’aspect du blanc d’œuf cru ; elle e> complètement albumineuse.

Un autre symptôme a été signalé par flérard : c’est une métrorrhagie plus o moins abondante, ce qui rapproche encore l’inflammation de la congestio utérine.

Il résulte de I inflammation de l utérus portée a un haut degré, des symptôme i particuliers. [« Par suite des vives douleurs que tout mouvement direct ou indicée provoque dans l’utérus enflammé, les malades sont hors d’état de marcher or même de se tenir debout; et lorsqu’elles sont assises dans leur lit, ce qui es toujours très-pénible, elles inclinent généralement le corps de manière à mettre 1 région abdominale dans le relâchement le plus complet. Couchées, elles resten sur le dos, position dans laquelle l’utérus pèse le moins sur les organes environ liants. Le passage des matières fécales dans le rectum détermine souvent de très vives douleurs, en raison des rapports de cet organe avec l’utérus. Cela a surtou lieu quand il y a de la constipation. Les matières soûl parfois alors tapissées d mucus. » (Bennet. ) ] Ce dernier symptôme se manifeste principalement lorsqu l’inflammation s’est propagée au tissu cellulaire rétro-utérin.

A ces symptômes il s’en joint de généraux , ordinairement peu intenses, quelquefois même si légers, que, si les femmes ne se fatiguent pas, il est difficile d’ei reconnaître l’existence. On a dit que cette absence des symptômes généraux si remarque principalement dans les cas où la cavité utérine est superiiciellemen envahie, où il existe, comme on l’a dit, un simple catarrhe utérin. Le fait esi vrai; mais il ne faut pas croire qu’un mouvement fébrile notable accompagne nécessairement la métrite simple aiguë. Comme dans beaucoup d’autres phlegmasies, la réaction fébrile est subordonnée à la manière plus ou moins rapide dont la maladie s’est déclarée.

Si, contrairement aux autres auteurs, nous donnons si peu d’importance à la lièvre dans la métrite, c’est que la description donnée par eux , de la métritel avec violent mouvement fébrile, s’applique presque toujours à l'inflammation quijj survient après l’accouchement, et dans laquelle la maladie n’est pas à l’état de simplicité.

De toutes les variétés de métrite admises d’après le siège précis de la maladie, il j n’en est qu’une qui soit importante : c’est la métrite du col, dans laquelle les ’j symptômes indiqués sont bornés à cette partie apparente de l’organe.

§ IV. — Marche, durée, terminaison.

La marche de la métrite simple est continue ; elle offre des moments d’exacerbalion, mais pas de véritable intermittence. Sa durée n’a pas été convenablement ?

(1) Chomel, Dictionnaire de médecine, t. XXX, art. Utérus ( Inflammation de /’).

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