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EMPOISONNEMENT PAU LE SULEURE DE CARBONE. — DIAGNOSTIC

les améliorations rapides qui surviennent quand la cause a été éloignée quelque temps.

§ III. — Pronostic.

Il est très-fâcheux si l’on considère l’ensemble des perturbations des fonctions physiologiques ; il est moins grave si l’on envisage la lenteur habituelle des accidents, la possibilité de la guérison par la seule action de l’hygiène; il s’aggrave avec le nombre des rechutes.

§ IV. — Etiologie.

Ce n’est pas le carbonate de plomb mélangé quelquefois au caoutchouc dans certains procédés de vulcanisation qu’il faut accuser, c’est l’évaporation du sulfure de carbone, son influence toxique mise en jeu par le défaut d’aération chez les ouvriers en chambre. En effet, dans les grands ateliers, les accidents sont rares, de même dans les fabriques à l’air libre.

La démonstration de l’influence des vapeurs de sulfure de carbone résulte de ses effets mortels sur les oiseaux ou les mammifères exposés artificiellement ou dans les expériences à la volatilisation de ce liquide.

Les ouvriers sont presque tous des adultes. Les enfants accidentellement exposés sont rapidement malades ; de même pour les vieillards.

L’ivrognerie prédispose beaucoup à l’empoisonnement. Le défaut d’aération des ateliers, l’habitation jour et nuit dans la chambre où se fait le travail, toutes les opérations qui nécessitent dans les ateliers une coopération considérable de sulfure de carbone, telles sont les principales causes des accidents.

§ V. — Diagnostic.

L’analogie dans les symptômes engage à rapprocher et à différencier des accidents dus au sulfure de carbone : l’intoxication alcoolique chronique, les empoisonnements par le plomb, par le mercure, par les gaz résultant de la combustion du charbon, par le gaz de l’éclairage, par le chloroforme, par certaines essences, et encore la paralysie générale commençante et l’atrophie musculaire progressive. L’intoxication alcoolique chronique peut se rencontrer chez les ouvriers exposés au sulfure de carbone.

Mais, en comparant ces affections avec celles dont il s’agit ici, on trouve que les troubles profonds de la digestion manquent dans la paralysie générale et l 'atrophie musculaire; que les convulsions épileptiformes et la constipation de V intoxication saturnine manquent à l’empoisonnement par le sulfure, aussi bien le délire, si constamment observé dans Y intoxication alcoolique.

Les vapeurs de charbon produisent des paralysies, c’est un point de contact avec la paralysie due au sulfure de carbone; les complications respiratoires et la perle de connaissance font des différences tranchées ; on ne connaît pas l’effet de l’action prolongée du chloroforme, l’anesthésie due au sulfure n’a jamais été bien constatée.

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