D’UNE TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES
Par É. LITTRÉ
Membre de l’Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres), de l'Académie impériale de médecine, de la Société de biologie de Paris, et de la Société d'histoire naturelle de Halle.
OUVRAGE COMPLET 10 forts volumes in-8°. — 100 fr.
En publiant cet ouvrage, M. Littré a eu pour but de mettre les œuvres hippocratiques complètement à la portée des médecins de notre temps; il a voulu qu’elles pussent être lues et comprises comme un livre contemporain. Deux difficultés principales s’y opposaient : la première gisait dans des théories antiques qui, depuis longtemps, ont cessé d’être familières aux esprits, et dont l’intelligence est nécessaire pour l’interprétation d’une foule de passages; la seconde était dans l’emploi d’une ancienne langue médicale où les mots ont quelquefois une acception mal déterminée, et quelquefois aussi une acception trompeuse, attendu qu’ils ont changé de signification en passant dans le langage moderne. Pour remédier à ces difficultés, en tête de chaque traité, M. Littré a exposé dans un Argument, ce qui est nécessaire à l’intelligence de ce traité ; puis il a précisé, autant que la nature des choses le permettait, le langage antique, et, à cet effet, il a souvent essayé un diagnostic rétrospectif qui n’est pas entouré de moindres obscurités que le diagnostic au lit du malade. Ceci dit, nous croyons que la meilleure et la plus simple manière de faire connaître un ouvrage est d’exposer ce qu’il contient.
Le tome 7cr est consacré presque entièrement à une Introduction (pages 1 - Zi78). Là sont traitées les questions préliminaires dont la solation importe à l’intelligencedes livres hippocratiques. Le volume est terminé par le traité De V Ancienne médecine, ouvrage important de philosophie scientifique, et où la collation des manuscrits a permis de combler une lacune considérable et de rétablir une mention d’Empédocle.
Le tome II renferme le traité Des Airs, des Eaux et des Lieux, le Pronostic, le livre Du Régime des maladies aigues, et le premier livre Des Epidémies. La polémique d’Hippocrate contre les médecins de Cnide est trop importante pour n’ètre pas appréciée : l’école de Cos note surtout les symptômes généraux, l’école de Cnide surtout les symptômes particuliers; la première a pour