LIBRAIRIE J. -B. BAILLIÈRE ET FILS
doctrine une sorte de physiologie pathologique, la seconde est essentiellement descriptive. Voilà pour le système d’Hippocrate ; voici pour un point considérable de sa médecine, la l'yrétologie. Les pays chauds sont affectés endémiquement de fièvres intermittentes, rémittentes et continues, marquées d’un caractère à peu près étranger aux régions tempérées non marécageuses. M. Littré a montré, dans un Argument, que les fièvres décrites par Hippocrate y devaient être rapportées. Cette remarque a jeté un jour tout nouveau sur la pyrétologie du vieux médecin grec, et donne un élément de plus à l’élude des maladies suivant leur distribution géographique.
Dans le tome III sont le troisième livre des Épidémies, le traité Des Plaies de tête, le livre De l'Officine du médecin et celui Des Fractures, un des traités les plus importants, le moins connu, qui par une révision des textes et une savante interprétation, en fait un livre que tous les chirurgiens doivent consulter. M. Littré, recherchant si Hippocrate avait connu la peste à bubons, a établi, à l’aide de textes irréfragables, que celte maladie, regardée jusqu’à présent comme récente, comparativement et comme datant du vi* siècle de l’ère chrétienne, devait être reportée plus haut et qu’elle avait sévi d’une manière épidémique dans le premier siècle au moins de cette ère et sans doute beaucoup plus tôt.
Le tome IV comprend le traité Des Articulations, le Mochlique, les Aphorismes, le Serment et la Loi. De nombreuses corrections dans le texte ont rendu très facile à lire le grand et important traité Des Articulations. M. Littré a terminé le volume par des Remarques rétrospectives ; là, il classe les livres qu’il regarde comme étant d’Hippocrate lui-même, suivant les objets qui y sont traités ; là, enfin, sont appréciées les connaissances physiologiques d’Hippocrate, sa doctrine de la crase et la tentative de physiologie pathologique qu’il a faite dans le Pronostic.
Dans le tome V se trouvent les n°, ive, vc, vtc et vne livres Des Epidémies , le traité Des Humeurs, le premier livre du Prorrhèlique et les Prénotions de Cos. Ces cinq livres Des Épidémies donnent lieu à des études sur la pratique, la clientèle et le mode de travailler des médecins hippocratiques : ils donnent lieu aussi à un essai sur le caractère de plusieurs des grandes épidémies qui ont affligé l’antiquité.
Le tome VI renferme un grand nombre de traités relatifs à des objets différents : le traité De l’Art, destiné à combattre ceux qui prétendent que la médecine n’existe pas; De la Nature de l'homme ; Du Régime salutaire, qui donne des préceptes hygiéniques; Des Vents, qui attribue toutes les maladies à une cause unique (le vent ou pneuma ); De l’Usage des liquides ; le livre premier Des Maladies, ouvrage dont le but est de donner au médecin des idées générales sur les nécessités pathologiques qui font qu’une maladie a telle ou telle issue, et sur les conditions que le médecin doit remplir pour exercer habilement : les livres Des Affections : Des Lieux dans l’homme, qui renferme une proposition dont l’homœopathie s’est emparée; De la Maladie sacrée, remarquable surtout par deux points de doctrine: le premier, c’est que toutes les maladies sont de cause naturelle; le second, c’est que toute fonction intellectuelle et morale appartient au cerveau ; Des Plaies ; Des Hèmorrhoïdes et des Fistules, traités où il est parlé du spéculum de l’anus et de la membrane tapissant les trajets Pistaleux; enfin le grand traité Du Régime et des Songes.
Envoi FRANCO, par la poste, contre un Mandat.