‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 57 sur 494 · H. CANCER ULCÉRÉ · texte numérisé non relu

H. CANCER ULCÉRÉ

Profond; bords durs et élevés.

Suppuration sanieuseet fétide.

Les parties du col sur lesquelles repose l’ulcère cancéreux sont dures ; parfois, au contraire, ramollies.

Signes généraux du cancer.

b. CANCER ULCÉRÉ.

Commémoratifs : Pas de chancre à une époque antérieure.

Pas de traces de syphilis dans les autres parties du corps.

Signes généraux du cancer.

Dans les cas douteux, effets du traitement ; l’ulcère cancéreux est peu ou point modifié par le traitement antisyphilitique.

a. ULCÈRE SIMPLE.

Superficiel; bords souples et peu élevés.

Suppuration sans caractères particuliers .

Les parties du col sur lesquelles repose l’ul cère simple ont leur consistance normale, 6u à peu près normale.

Pas de signes généraux du cancer.

b. ULCÈRE SYPHILITIQUE.

Commémoratifs : Chancres à une époque antérieure ; surtout chancres indurés.

Parfois traces de syphilis dans une autre partie du corps.

Pas de signes généraux du cancer.

Dans les cas douteux, effets du traitement : l’ulcère vénérien ai promptement modifié par le traitement antisyphilitique.

Pronostic. — 11 n’est pas d’affection plus grave que le cancer de l’utérus. Tous les cas où l’on a mis en usage le traitement interne et un traitement local autre que l’extirpation de la partie malade ont été mortels ; car ceux qu’on a cités comme exemples de cancer guéri par ces moyens ne présentent pas les signes caractéristiques de celte affection. A l’époque où l’amputation du col était en grand honneur, on regardait les cancers bornés à cette partie de l’organe comme infiniment moins

MALADIES DES FEMMES

graves que ceu\ qui se sont étendus au corps de l’utérus. Les premiers, seuls, en effet, permettent une opération qu’on croyait alors presque innocente, et à laquelle on attribuait de très-nombreux succès. Aujourd’hui qu’une élude plus attentive des faits a prouvé que celle opération est beaucoup plus dangereuse qu’on ne le croyait, et qu’elle n’a pas les avantages qu’on lui attribuait, on ne peut plus partager complètement ces illusions. Il est certain néanmoins que. le mal, borné à une partie accessible a nos agents directs, nous offre plus de chance d’en empêcher les progrès et d adoucir les souffrances de la maladie; mais cela ne change rien au pronostic définitif. Le danger est seulement, toutes choses ‘égales d’ailleurs, moins imminent. Mais s’ensuit-il qu’on doive regarder le cancer comme à tout jamais incurable ! Non sans doute; mais il n’y aurait aucun avantage à se faire illusion, et il faut savoir que personne n’a encore cité un seul cas de cancer de l’utérus, même commençant (le diagnostic ne présentant aucun doute), qui ait été guéri par les nombreux traitements, spécifiques ou non, préconisés jusqu’à présent. Le traitement curatif, s’il est possible, est encore à trouver.

§ VII. — Traitement.

Le traitement du cancer ne peut être que palliatif. Celte affection si terrible détermine parfois de si atroces douleurs, qu’il est important de connaître les moyens qui peuvent apporter du soulagement et rendre l’existence supportable.

1° Traitement de la première période. — beaucoup d’auteurs ont regardé comme appartenant à la même maladie l’engorgement dû à l’inflammation chronique et celui qui résulte du cancer; aussi ont-ils donné d’une manière générale le traitement de ces affections diverses. Or, ce traitement est celui que nous avons exposé dans l’histoire de la métrite interne (saignée, émollients, narcotiques, iode, mercuriaux). S’il a des avantages lorsque l’engorgement est cancéreux, c’est comme palliatif; et quant à l’application de ces divers moyens, elle est réglée d’après les symptômes observés et l’état général.

Ainsi la saignée , les sangsues , les ventouses scarifiées, sont prescrites dans les cas où les signes d’engorgement sanguin, des troubles de la menstruation, un état pléthorique, viennent se joindre aux signes locaux du cancer.

Dans les mêmes circonstances, et lorsque l’utérus offre une sensibilité exaltée, on a recours aux émollients, aux bains, aux injections narcotiques, etc., comme dans la métrite chronique. Le régime, Xerepos, complètent ce traitement, qui doit être plus actif lorsqu’une inflammation des parties voisines du mal vient à se manifester.

Les vomitifs et les purgatifs ne sont utiles que pour combattre, dans quelques circonstances, les symptômes de l’embarras gastrique, ou pour entretenir la liberté du ventre, ce qui est souvent nécessaire.

Les narcotiques à l'intérieur sont opposés aux douleurs vives qui causent fréquemment l’insomnie ; mais c’est surtout dans le traitement de la deuxième période (pie ces moyens sont de la plus grande utilité.

La ciguë a joui d’une grande réputation contre le cancer de l’utérus: mais les cas de guérison sont trop douteux pour qu’on la regarde comme ayant plus d’efficacité que les palliatifs ordinaires. Il faut augmenter graduellement la dose de ce médicament. Ainsi on prescrira de 5 à 30, û0 centigrammes d’extrait, que les malades supportent très-bien, pourvu que la progression ne soit pas trop brusque.

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