LEIPZIG, E. JUNG-TREUTTEL, QUERSTRASSE
Les éditeurs se réservent le droit de reproduction et de traduction
•OVAL QOLL--% #? Pli «MOAAHt l . * f
OLAS!» I
AOC*» 51^ iCO
«oywofc :
»ATfe
DE L’ÊDITEUP. DE LA CINQUIÈME ÉDITION
Le Guide du médecin praticien a joui dès sa première édition d’un grand et légitime succès qui ne s’csl pas démenti depuis la publication des trois éditions ; suivantes. On trouve, en effet, dans ce livre devenu classique, beaucoup d’érudition, une analyse faite avec un soin extrême des travaux contemporains les plus importants, une description étendue et complète des symptômes des maladies, du diagnostic et du pronostic; l’anatomie pathologique y occupe une place suffisante, et le traitement y est tracé avec tous les développements qu’exige cette partie importante de la médecine pratique. Ajoutons que Vexposition méthodique employée dans tous les articles, et l’addition de tableaux synoptiques du diagnostic contribuent à donner à l’ouvrage un caractère exceptionnel de clarté et d’utilité.
En entreprenant celte cinquième édition, nous avons compris tout d’abord qu’il fallait conserver à cette œuvre tous les avantages si justement appréciés par les médecins et par les élèves.
Mais une réimpression pure et simple ne pouvait convenir; il fallait de plus I faire aux principaux articles de nombreuses additions pour les mettre au niveau de la science, et aussi introduire dans l’ensemble de l’œuvre de sérieuses modi- I (icalions nécessitées impérieusement par les progrès modernes. Sous ce dernier i rapport, nous avons cru devoir accomplir notre tâche avec indépendance, et ; nous n’avons pas craint de formuler nettement notre opinion là où Valleix n’osait i encore que timidement s’affranchir du joug pesant et absolu de l’anatomie pathologique. (
Voici l’indication des changements qui ont été opérés et des motifs qui les ont i rendus nécessaires.
Valleix avait adopté dans sa classification l’ordre anatomique, sur la valeur duquel nous n’avons pas à nous prononcer ; mais, forcé par l’évidence, il avait dû 1 établir des classes fondées sur d’autres bases : c’est ainsi que, dans des livres distincts, il a traité des fièvres, des névroses, des intoxications. Il était impossible,
1 en effet, de méconnaître la réalité et l’importance de ces classes de maladies, mais ' elles étaient dispersées : les névroses faisaient partie du deuxième volume et suivaient les maladies des centres nerveux; les intoxications venaient à la fin de l’ou-
vrage; les fièvres formaient un des derniers livres du cinquième et dernier volume, et là même, rejetées comme incertœ sedis , elles étaient incomplètement traitées, puisque les fièvres éruptives rentraient dans un autre volume et parmi les maladies de la peau. Quant aux maladies générales et constitutionnelles, il fallait les chercher : la goutte et le rhumatisme, dans les maladies du système locomoteur ; la syphilis, dans les maladies des organes génito-urinaires et dans les maladies de la peau; V anémie, la chlorose et la leucocythémie, dans les affections du système circulatoire; les scrofules, dans les maladies du système lymphatique; la dipht hérite n’était étudiée qu’à l’occasion des angines et des laryngites. D’un