SYPHILIS DOUBLE
dite et une endocardite syphilitiques , une myocardite simple et une myocardite gommeuse interstitielle , et la nature de l’affection syphilitique du cœur serait en tout point identique avec celle des testicules et du foie.
/l5° SYPHILIS J)ES REINS.
llayer a, le premier, noté l’albuminurie survenant sous l'influence de la syphilis, avec les altérations propres à la maladie de Bright (dégénérescence cireuse ou amyloïde, atrophie consécutive du rein). Virchow décrit la néphrite syphilitique interstitielle locale ou généralisée, la dégénérescence graisseuse avec desquamation des tubuli et l’atrophie partielle du rein. Lancereaux (1) a cité plusieurs cas de néphrite interstitielle, de néphrite amyloïde et d’atrophie syphilitique du rein.
Ïl6“ SYPHILIS DE LA RATE.
On a considéré la rate lardacée comme atteinte d’altération syphilitique. Virchow admet que la dégénérescence amyloïde de la rate se rencontre dans la syphilis. Il distingue deux variétés, une variété dure et une molle. Le dernier terme de ces altérations est une augmentation du tissu conjonctif avec rétraction et dépression cicatricielle.
k 7° CACHEXIE SYPHILITIQUE.
Quelques auteurs ont consacré un chapitre spécial à la cachexie syphilitique, comme à une forme particulière de la diathèse syphilitique. O11 ne saurait admettre que ce soit là une forme de la maladie; la cachexie est un fait banal qui peut se produire sous l’influence de toutes les maladies qui agissent fortement sur l’organisme et qui est occasionné par des circonstances tenant, soit au milieu dans lequel vivent les malades, soit à leur constitution propre, soit à leur régime. Les excès, la misère, la fatigue, doivent contribuer à cet état morbide. On 11e peut cependant se dissimuler que la cachexie syphilitique soit une manifestation digne d’intérêt. Elle 11e s’explique pas toujourspar la gravité des lésions, ni par l’épuisement de l’organisme. La peau devient sèche et terreuse, il y a perte d’appétit et dépérissement, la pâleur et l’anémie sont très-prononcées. La peau se couvre d’éruptions spéciales, telles que l’ecthyma,lc rupia ou lepemphigus à tendance ulcéreuse. Il survient une lientérie, avec fièvre hectique, inanition, gangrène, et la mort est le terme presque fatal de ces accidents. La cachexie syphilitique se montre le plus souvent h la période tertiaire de la syphilis et chez les su jets avancés en âge.
£l8° SYPHILIS DOURLE.
On admet généralement qu’011 11e peut avoir la syphilis qu’une seule fois. Cette règle est presque absolue et elle doit inspirer au médecin une confiance suffisante pour qu’il n’admette pas sans preuve l’existence d’une récidive de syphilis. Néanmoins on possède plusieurs cas authentiques de syphilis récidivée. Rodet en a cité quatre exemples, Follin et Delestre deux autres cas. Quoi qu’il en soit, ces excep-
(1) Lancereaux, Gazette des hôpitaux, 17 mars 186A, et Traité de la syphilis, Paris. -1 866.
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tiens sonl extrêmement rares, et en les citant nous ne pensons porter aucune atteinte à celte loi générale d’après laquelle on n’a la syphilis qu’une fois.