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RACHITISME

TRAITEMENT

Richter, dans laquelle entrent quelques-unes des substances que nous indiquerons plus loin :

Limaille de fer , . 8Sr, 00 ' Poudre de cannelle isr,25

Poudre de gentiane 2sr, 50 Extrait d’absinthe q- s.

Rhubarbe 'isr,3ôl

Faites des pilules de 10 centigrammes. Dose : de trois à quatre par jour.

On éprouve souvent de la difficulté à faire prendre les pilules aux enfants. Le simple mélange suivant, proposé par Sachs (1), est préférable sous oc rapport :

Fer pulvérisé Rhubarbe . . .

aa 25 centigram.

Sucre blanc

AO gram.

Divisez en huit paquets. Dose: d’abord un par jour, puis deux, et plus graduellement.

Nous n’indiquons pas les autres préparations ferrugineuses qu’on peut donner ■aux enfants, elles sont trop connues, et nous renvoyons pour ce sujet à ce qui a été dit à la Chlorose.

Most (2) a avancé que la rhubarbe seule, donnée avec persévérance, peut procurer la guérison du rachitisme; mais cette proposition a besoin d’être appuyée sur des faits.

Alcalins. — On u emploie guère aujourd’hui les médicaments alcalins contre le rachitisme. Cependant on cite (3) plusieurs auteurs, et entre autres Pujol (5) et Nicolas, qui attribuaient une grande efficacité à ces médicaments. Mais on voit bientôt que leur confiance dans ces moyens venait des idées théoriques qu’ils se faisaient de la maladie, et que les faits à l’appui sont encore à désirer. Veau de Viduj, le bicarbonate de soude , Veau de chaux, etc., forment la base de ce traitement. Nicolas recommandait particulièrement le phosphate d' ammoniaque , qu’il administrait aussi contre les scrofules.

[ Le phosphate de chaux a été conseillé à la dose de 5 à 20 centigrammes», trois ou quatre fois par jour, au moment des repas, alin de rendre au tissu osseux les sels calcaires qui lui manquent. Vraie en théorie, cette question ne l’est pas toujours en pratique. Le meilleur moyen de faire prendre le phosphate de chaux est de l’administrer dans la décoction blanche. Le phosphate de chaux est mieux absorbé quand on l'unit à un carbonate (Kuchenmeister).

Carbonate de chaux 8 gram . j Sucre de lait . 12 gram .

Phosphate de chaux., A gram.|

Mêlez et divisez eu douze paquets ; à prendre uu par jour.

On peut encore se servir de La poudre phosphatée reconstituante de Reveii (5).

X. Phosphate de chaux précipité . . 20 gram ., Fer réduit par l’hydrogène 5 gram.

Sucre en poudre 20 gram . j

Mêlez et divisez en vingt paquets; à prendre un par jour.]

(1) Handworterbuch der praciischen Arzneimittcllehre. Konigsberg, 1835.

(2) Ewyklopatd. Handwbrtcrbuck der practisc/ien ArzueimU/eltehre, t. II.

(3) Dictionnaire des sciences médicales. Paris, 1820, t. XLVI, p. 6T8

(A) Pujol, Œuvres de médecine pratique . Paris, 1823.

(5) Reveil, Formulaire des médic. nouveaux, 2e édition. Paris, 1865, p. 82.

MALADIFS CONSTITLTIONNELLIS.

Mains. — Les bains d'eau salée. les bains de mer (1), [les bains de Salins, de balaruc, d’Uriage, de Krouznach], sont aussi conseillés aux rachitiques. Ces bains sont ordinairement donnés à une température peu élevée, et c’est peut-être autant à leur tonicité comme bains froids qu’à leur action comme bains médicamenteux, qu’on doit attribuer les effets avantageux qu’ils produisent citez un certain nombre de rachitiques. Nous renvoyons à ce que nous avons dit à la ChloiîOSE.

D’autres bains médicamenteux jouissent aussi d’une grande réputation; nous voulons parler des bains sulfureux et des bains indés. C’est principalement parce qu’on a regardé le rachitisme comme une affection de la même nature que les scrofules, que ces moyens ont été prescrits. Que le est leur efficacité réelle? Personne ne pourrait le dire, car les recherches manquent sur ce p int. Quant à l'administration de ces bains, elle se fait comme chez les enfants scrofuleux.

[ Bain iodurè.

T l°fle 8 à 15 grain. | Eau 6 décilitres à 1 litre.

Iodure de potassium .... 15 à 30 gram. |

Faites dissoudre par trituration et mêlez à l’eau du bain.]

Les bains , les douches aromatiques , sont fréquemment conseillés, mais on doit les regarder comme des moyens adjuvants. Suivant Ilapou, les bains de vapeur seraient avantageux. Il est permis de révoquer en doute l’exactitude de cette assertion, jusqu’à ce que des faits très-concluat.ts soient venus la démontrer.

L 'inde à l’intérieur a dû nécessairement être administré dans une affection qu’on a rapprochée des scrofules. Déjà lird nann (2) avait recommandé l 'éponge brûlée ; aujourd’hui on administre l’iode aux rachitiques comme aux scrofuleux (3).

Les mêmes réllcxions s’appliquent à l’emploi de V huile de foie de morue , trèsrépandu en Allemagne. [C’est le médicament par excellence à employer contre le rachitisme, à la dose de 20 à 50 grammes par jour, pure ou bien mêlée avec double quantité de sirop simple, de sirop de quinquina, de sirop antiscorbuliquc ] Fehrla prescrit ainsi qu’il suit :

Huile de foie de morue 30 grnm.

Sulut. aqueuse de cari . île pot. h gram

Huile de calamus aromaticus. . . 3 gouttes.

Sirop d’écorce d'orange 30 gram.

Mêlez. Dose : de une à deux cuillerées à Louche, le matin, à midi et le soir.

Jlœsch (4) donne une formule un peu différente :

Huile de foie de morue.... I 30 gram |^i,u d’a.iis 30 gram.

Sirop d orange (a ® ’ | Huile de calamus aromaticus. . 3 gouttes.

Mêlez. Dose : une cuillerée à bouche le matin à midi et le soir.

Comme on le voit, cette dernière dose est plus cons:dérable. Quant au mode d’administration, ce qu’il importe surtout, c’est de masquer le goût très-désagréa-

(1) Brochard, Des bains de mer chez les enfants. Paris, 1864.

(2) Erdinann, Aufs. und Beob. aus allen Thci/cn der Arzneiwjssenschaf't nnd der îsaturkunde, etc. Dre>de, 1802, in-8n.

(3) Voy. Scrofule ( traitement ).

(h) Medizinische Correspondcnz-Blatt , n° 3!).

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