‹ Guide du médecin praticien (volume 3)Chapitre 198 sur 369 · LIVRE TROISIEME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME

NÉVKOSE3.

[Les maladies désignées sous ce nom sont entièrement inconnues dans leur essence, et cependant il est difficile de se les représenter autrement que comme des maladies générales ou de toute la constitution. On ne peut, en aucune façon, les regarder comme le résultat d’une viciation des humeurs, d’une altération quelconque de la trame des tissus ; mais il faut, en dernière analyse, les considérer comme le résultat d’une perturbation de l’état statique et dynamique des fonctions nerveuses, et c’est à ce litre quelles prennent naturellement place dans le cadre nosologique, à côté des maladies générales.

Ces considérations nous ont déterminé à placer la grande classe des névroses, à la suite des maladies constitutionnelles et comme introduction à l’étude des maladies locales ; les névroses seront donc la transition naturelle entre les premières et les secondes, et ce lien paraîtra d’autant plus simple, que le livre suivant sera consacré aux maladies des centres nerveux.

Nous ne présenterons aucune considération générale sur les névroses, puisque Valleix lui-même n’a pas jugé à propos de le faire, mais nous nous séparerons de lui dans IA classification qu’il avait adoptée, et qui, pour être légitime au point de vue de la nosologie, ne l’est pas au point de vue de la pratique ; en effet, elle ne sert ni au diagnostic, ni à la thérapeutique : à notre sens, le diagnostic s’établit surtout par la considération des symptômes dominants, et dès lors, il est bien plus utile de classer les névroses à l’aide de ce point de départ que d’après toute autre considération. Cette manière de voir nous est d’ailleurs commune avec plusieurs auteurs. Nous suivrons à peu près l’ordre qu’Andral avait adopté dans ses cours, qu’Axenfeld a introduit dans son livre (1).

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