‹ Guide du médecin praticien (volume 3)Chapitre 249 sur 369 · NÉVRALGIE SCIATIQUE. — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

NÉVRALGIE SCIATIQUE. — TRAITEMENT

jp Térébenthine de Bordeaux. 5 gram.

Essence de térébenthine .. . 100 grain.

Ammoniaque liquide 15 gram.

Mêlez.]

Essence de thym | aa ogr 50

Essence de lavande j ’

Narcotiques à V intérieur. — Ce que nous avons dit de ces médicaments, a propos des autres névralgies, s’applique parfaitement à celle dont il s’agit ici, soit qu’on mette en usage l’opium, l’aconit, la belladone, soit qu’on emploie toute autre substance ayant des propriétés analogues.

Mercuriaux à l’intérieur. — Les mercurîaux à l’intérieur ont été administrés, tantôt en même temps que les frictions mercurielles, et tantôt seuls. Or, on a cité des cas de guérison par cette administration exclusive des mercuriaux à l’intérieur. Most propose la poudre Suivante :

Gomme arabique 5 gram.

Faites une poudre. Divisez en seize paquets. Dose : un matin et soir.

'Jf Deutoxyde de mercure . . 5 centigram.

Sucre blanc 15 gram.

D’autres recommandent le calomel , le deutochlorure de mercure, etc., Yiodure de potassium a réussi dans quelques névralgies sciatiques dont la nature était inconnue ; mais il a déterminé de belles guérisons chez des sujets syphilitiques à la dose de 50 centigrammes à 1, 2, 3, h grammes par jour (1).

Antispasmodiques. — O11 a encore prescrit le camphre , Yasa fœtida ,

P éther, etc. ; mais aucun fait ne démontre que ces substances «oient autre chose (pie de simples adjuvants, dans certains cas.

Sulfate de quinine. — La névralgie sciatique se montre rarement avec le type intermittent périodique, et, dans les cas dont nous avons connaissance, où elle a présenté quelque chose de semblable, le sulfate de quinine a échoué. Nous n’avons rien à ajouter ici à cette indication. Peut-être d’autres faits viendronl-ife plus tard modifier les conclusions que nous en devons tirer quant à présent.

Moyens divers. — Knod recommande Y hydrochlorate de potasse , qu’il admi- 1 nistre ainsi :

If Hydrochlorate de potasse ... . 6 gram. | Eau distillée 120 gram.

Mêlez. Dose : une cuillerée à bouche toutes les deux heures.

La formule suivante appartient à Jahn :

Tf Crème de tartre 15 gram. Sucre blanc R gram.

Soufre précipité 8 gram. Herbe d’aconit 4 centigram.

Mêlez. Faites une poudre. Dose : une petite cuillerée à thé toutes les deux heures.

Employée principalement dans les cas où il y aune constipation. Suivant quelques médecins, il suffit de procurer la liberté du ventre pour guérir un bon nombre de névralgies sciatiques, et de là l’usage des purgatifs. La liberté du ventre doit être soigneusement entretenue chez les malades qui gardent constamment le lit, et auxquels on donne très-fréquemment des préparations opiacées ; mais nous n’axons jamais vu que les purgatifs aient amélioré la maladie au point de faire espérer

(1) Devoisin, Journal des conn. méd.-chir 1er juin 1842. — Gérard (de Lvoa), Union méd., mai 1852. — Zambaco, ouvr. cité, p. 113. — Gros et Lancereaux, kl.

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mie guérison solide ; nous avons toujours éliminé les cas où la guérison devait se produire spontanément, ce que n’ont généralement pas fait les auteurs

Mentionnons encore le gaïac, le vin antimoniê d’Huxham, le rhododendron chryscmthemum, Y extrait de narcisse , la compression , etc.

Précautions générales. — Pendant le traitement par les vésicatoires , les malades doivent garder un repos absolu au lit.

Ils doivent êtie chaudement couverts, et dans un appartement bien ser.

La liberté du ventre doit être entretenue par de légers laxatifs.

hnfin il faut leu 1 permettre un régime varié et assez abondant, à moins qu’il n’y ait quelque complication. Les condiments trop excitants et les liqueurs fortes, ainsi que le vin pur, doivent être seul proscrits.

Dans le traitement par la cautérisation transcur rente, presque toutes ces précautions peuvent être négligées.

Les seuls médicaments qu’on puisse regarder comme ayant une efficacité générale, sont : 1° ceux que nous avons indiqués en parlant des névralgies en général ( vésicatoires , cautérisation ), et 2° V huile essentielle de térébenthine. Il y a néanmoins des restrictions à apporter à l’approbation de ce dernier moyen. Il est désagréable, difficilement supporté par beaucoup de malades, quelques précautions qu’on prenne, et, ce qui est bien plus grave encore, il a une efficacité moindre que les moyens précédents.

Résumé. — 1° Médication externe. — Emissions sanguines; vésicatoires à demeure, volants; cautère actuel, cautérisation transcurrente ; moxa; sinapismes; applications irritantes diverses; chaleur; froid; hydrothérapie; bains de mer; électricité; acupuncture; narcotiques à l’intérieur; mercuriaux à l’extérieur; section transversale des filets nerveux sur les orteils.

2° Médication interne. — Huile essentielle de térébenthine; narcotiques à l’intérieur; mercuriaux à l’intérieur; iodure de potassium; antispasmodiques; sulfate de quinine; moyens divers.

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