NÉVROSES DE LA MOTILITÉ
[Üe même que pour les névroses de la sensibilité, nous retrouverons encore des troubles avec exaltation ( hypercinèses , ùirèp xwjai?, mouvement), avec abolition ou perversion (acinèses, a priv.). Ces désordres constituent deux classes distinctes : dans la première nous rangerons les convulsions , les contractures , les spasmes ; dans la seconde, les paralysies partielles ou générales.
A. Première classe. ■ — Les caractères principaux de ce groupe sont : 1° l’état de trouble, de contraction morbide des muscles de la vie de relation, la convulsion proprement dite; 2° le spasme, convulsion des muscles de la vie végétative. Cette distinction qui repose sur une base physiologique serait insuffisante, si nous n’ajoutions pas d’autres caractères tirés de la durée même de la convulsion, des influences étiologiques sous lesquelles elle s’est produite.
Les convulsions sont dites toniques, quand la raideur musculaire dure un temps assez long; c’est, en d’autres termes, la contracture, le tonisine : le tétanos en est le type. Les convulsions sont dites cloniques, quand se succèdent de rapides alternatives de contraction et de relâchement, comme dans la chorée.
Leur étendue permet de les distinguer en partielles ou générales; elles sont dites encore externes ou internes. Le nom de spasmes est plus spécialement réservé aux.
NÉVROSES
convulsions internes; la forme tonique y est beaucoup plus commune que la forme clonique; ces dernières, quand elles envahissent des organes dont le jeu est essentiel à la vie, tels que le larynx, le diaphragme, ou le cœur, peuvent entraîner rapidement la mort (1). ,
Nous n’avons pas, dans ce chapitre, à nous occuper des convulsions symptomatiques, leur description se rattache à l’étude des affections auxquelles elles sont liées; les convulsions dites idiopathiques seront seules décrites; nous passerons successivement en revue : les contractures idiopathiques , les crampes ordinaires et la crampe des écrivains, les convulsions idiopathiques de la face, le tremblement nerveux, le tétanos, V hydrophobie non rabique. Nous avons réservé un chapitre spécial aux névroses complexes, où l’intelligence, la sensibilité, la motilité sont troublées à la fois; celui-ci est exclusivement consacré à des désordres qui, pour être rarement isolés, n’ont pas cependant le caractère de généralisation des précédents, et n’en offrent ni la mobilité, ni les aspects divers. A ce titre, ces névroses partielles du mouvement méritent une place à part.
II. Deuxième classe. — De même que pour les convulsions, nous n’aurons à faire connaître dans ce chapitre que les paralysies idiopathiques cl sympathiques, les autres ayant trouvé leur place dans la description générale des lésions de l’encéphale. Elles peuvent être partielles ou générales; toutefois, nous devons dire que la distinction n’est pas toujours aussi nette, aussi tranchée, que semblerait le faire croire la division que nous adoptons. La paralysie générale proprement dite, avec ou sans aliénation mentale, relève jusqu’à un certain point de la classe des paralysies symptomatiques. Mais elle forme une espèce morbide si distincte (2) avec des troubles si constants et si nets de l’intelligence, du mouvement volontaire et de la sensibilité, que nous ne pouvions la placer ailleurs que parmi les névroses. Celle seconde partie du chapitre sera consacrée à la paralysie de la troisième, de la sixième paire ; la paralysie de la pçiupière, celle du muscle dentelé, la paralysie de la septième paire, la paralysie essentielle chez les enfants, et la paralysie générale. Enfin \' apoplexie nerveuse et la paralysie nerveuse compléteront cet ensemble.
ARTICLE PREMIER