‹ Guide du médecin praticien (volume 3)Chapitre 260 sur 369 · NÉVROSES DE LA MOTILITÉ · texte numérisé non relu

NÉVROSES DE LA MOTILITÉ

compression devenant plus forte et l’inflammation ayant, déposé ses produits dans l'épaisseur du nerf, au point d’en rendre les parties composantes incapables d’accomplir leurs fonctions, la peau et la muqueuse de la bouche devinssent tout à lait insensibles et perdissent la faculté de distinguer les variations de température et d’apprécier la forme des corps. C’est à cette époque que la face a perdu de son expression, que les membranes présentent des phénomènes de ramollissement, que la cornée devient opaque , et que Y œil finit par se vider ; que le muscle buccinateur a perdu de son énergie ; que les muscles élévateurs de la mile hoir e sont paralysés, et qu’il y a ouverture involontaire de la bouche. .. »

Jobert ajoute : « Chez un homme qui avait succombé à une affection cérébrale, Serres trouva un ramollissement de l'origine de la cinquième paire , qui était devenue jaunâtre et gélatineuse. Chez ce malade, qui était épileptique, il y avait eu ophtkalinie , insensibilité de la conjonctive , de la narine et de la partie correspondante de la langue. »

Parmi ces phénomènes, il en est, comme l’affaiblissement du buccinatéur, qui sont dus à une complication.

Le traitement indiqué par les auteurs est le même que celui qu’on oppose à la paralysie de la septième paire. Nous renvoyons par conséquent à l’article consacré à cette dernière maladie, tout en faisant remarquer combien il serait utile qu’on ne s’en tînt pas a une semblable manière de voir ; car les deux paires de nerfs ayant des fonctions différentes, il est permis de supposer que, pour rétablir ces fonctions lorsqu’elles sont altérées, des moyens différents pourraient bien être exigés dans J es divers cas.

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