PARALYSIE DE LA SIXIÈME PAIRE
La paralysie du nerf moteur oculaire externe a été quelquefois observée seule ; nous en avons vu un cas très-remarquable. Après une chute sur la face et le front, un gonflement considérable lint les yeux fermés pendant quelques jours, et, dès qu’ils purent s’ouvrir, on put voir les deux yeux entièrement tournés vers l 'angle interne ( strabisme convergent) . Le globe oculaire pouvait se mouvoir de bas en haut et de haut en bas, mais tout mouvement en dehors était impossible. Après un traitement dirigé par Roux , un des deux yeux reprit tous ses mouvements; mais l’autre est resté exactement dans le même état, et l’accident est arrivé il y a plus de dix ans.
Quelquefois cette paralysie survient spontanément. Jobert (S) en cite un exemple remarquable. Des maux de tête de longue durée, la coarctation des paupières, le larmoiement et même la surdité, ce qui prouve que la maladie était compliquée, avaient précédé la paralysie du nerf moteur oculaire externe. [La fixité prolongée du regard à travers une lorgnette, un retard menstruel, une suppression hémorrhoïdale, l’action d’un courant d’air, une affection vénérienne, ont aussi donné lieu a cette paralysie (U). On l’a vue survenir à la suite de coups de poings, de chute. ] 1 ont porte
(1) Wharton-Jones, Maladies des yeux , trad. par Foucher. Paris, 1862, p. 595.
(2) Saint-Martin, Bulletin général de thérapeutique, 1849.
(3) Jobert, loc. cit., p. 697.
(4) Badin (d’Urtebise), De la paralysie du nerf moteur oculaire externe (sixième paire], thèse inaugurale. Paris, 9 février 1849.