ET DES NERFS
Avec le concours de M. Leplat, ancien interne des hôpitaux de Paris, professeur agrégé à l’École impériale de médecine militaire du Val-de-Gràce, les maladies de l'appareil respiratoire ont toutes été consciencieusement revues et mises au courant de la science. Nous avons eu plus à retrancher qu’à ajouter aux maladies des fosses nasales; mais rien n’a été négligé pour élargir le cadre des maladies du larynx ; nous avons mis grandement à contribution les données nouvelles fournies par le laryngoscope. Un chapitre presque nouveau a été consacré aux tumeurs du larynx. Le croup, par sa fréquence et sa gravité relatives, appelait particulièrement notre attention; les indications et les contre-indications de la trachéotomie ont été posées et discutées avec soin. Nous avons augmenté l’histoire de la pneumonie de toutes les questions qui ont trait à sa distribution géographique et à son traitement. La pleurésie a été reprise dans son ensemble, et un article important par son étendue et par le nombre des matériaux mis en œuvre, nous a permis de résumer les discussions récentes sur l’opportunité de la thoracocentèse. L’article Asthme que Valleix, fidèle aux doclrinesde l’école dont il était un des principaux soutiens, avait un peu laissé dans l’ombre, a reçu des développements proportionnés à son degré d’utilité pratique. A l’histoire delà phthisie pulmonaire, si parfaite à certains points de vue, ont été ajoutées les notions de géographie médicale, d’histologie pathologique et de thérapeutique que les travaux modernes ont acquises à la science. L 'emphysème pulmonaire et Y hydropneumothorax nous ont fourni l’occasion de rappeler certaines difficultés de diagnostic indiquées depuis longtemps et en partie résolues par l’école de Vienne et les médecins français de l’époque actuelle. Enfin nous avons consacré un chapitre tout nouveau aux maladies des ganglions bronchiques.
DE L’ÉDITEUR DE LA CINQUIÈME ÉDITION
Le chapitre (les maladies du coeur a été revu en totalité par M. Cli. Fernet.
On sait que Valleix avait adopté la théorie de Beau sur la physiologie du cœur. Déjà fortement ébranlée par les objections sérieuses qui lui avaient été faites, cette théorie paraît définitivement renversée par les expériences nouvelles de Chauveau et Marey, et la discussion académique à laquelle ces expériences ont donné lieu. L’interprétation des phénomènes morbides est par suite bien différente de celle que Beau avait proposée, et que Valleix avait adoptée. Nous avons eu soin d’établir dans nos notes les opinions actuelles et leurs rapports avec les données physiologiques. Nous avons, en outre, fait un grand nombre d’additions de détail : ainsi un chapitre nouveau est consacré à Y endocardite ulcéreuse ; les signes fournis par le sphvgmographe sont indiqués pour la plupart des maladies valvulaires. Enfin nous avons exposé les recherches nouvelles sur les dégénérescences du cœur, Yasystolie, la péricardite hémorrhagique , etc.
Les MALADIES des VAISSEAUX ont été revues avec le concours de M. J. Villemin, professeur agrégé à l’École impériale de médecine militaire du A al-de-Grâce; Yartérite a dû être remaniée selon les exigences de la science, mais avec les ménagements que comporte un sujet qui est loin d’être hors de discussion. Il en a été de même de [la phlébite et de la phlegmatia alba dolens. Les embolies ont reçu les additions consacrées par l'assentiment général. Un article a été réservé à la mélanémie qui ne figurait pas dans les éditions précédentes.
M. le docteur A. Corlieu a revu avec moi le livre des maladies des voies digestives. Sans m’arrêter à de courtes additions faites aux articles Angine herpétique , angine diphlhéritique, rétrécissement de 1‘ œsophage, je signalerai l’article nouveau consacré à la pharyngite érysipélateuse. Tous les travaux nouveaux sur les paralysies diphthéri tiques ont été mis à profit. Pour la dysenterie , nous avons utilisé les travaux des médecins delà marine. Il étranglement interne , Y invagination de l’intestin, enfin les vers intestinaux, ont été l’objet de nouveauxdéveloppements que nécessitaient les importants travaux récemment publiés sur ce sujet. L’article Dyspepsie a été revu et modifié.
A M. le docteur J. Pellagot, ancien interne des hôpitaux de Paris, auteur d’une excellente traduction du livre de Frericbs, sur les maladies du foie, je suis redevable de la révision complète et en grande partie de la rédaction du chapitre des maladies du foie.
M. Jules Arnould, professeur agrégé à l’École impériale de médecine militaire du Yal-de-Grâce, a bien voulu revoir, avec moi, les autres maladies des annexes des voies digestives et une notable partie des maladies des voies génitourinaires. Je signalerai les additions aux articles : Inflammation des voies biliaires, calculs biliaires, colique hépatique, ictère, splénite chronique, péritonite aiguë et chronique, néphrite rhumatismale, goutteuse, par poisons morbides, albuminurie, maladie de Bright, entozoaires des reins, mobilité des reins, hémorrhagie rénale, gravelle et calculs rénaux. Les articles Périnéphrite , maladies de la prostate et du testicule, ont été écrits ex professo par M. Arnould.
Les maladies vénériennes occupent dans cette édition une place considérable et proportionnée à l’importance que les besoins de la pratique et les progrès des travaux modernes leur ont acquise. Nous avons mis à contribution la science spéciale de notre ami le docteur Viennois (de Lyon), pour: 1° l’article Ecoulements bien-