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CHORÉE

Rillict cl Bailliez (l), G. Séo (2), Botrel (3), Boutxlier (à), Clmvaiicc (5), Moynier (6), Géry (7), Bouhin (8), Quanliiv(d), Marcotte (10), Heslop(ll), Bonfils (12), Blaclie (13), Marcé (14), Dnchenne (15), [enfin Bouvier qui, par ses discours à l’Académie de médecine, a ajouté beaucoup a nos connaissances sur celte question (16), Cliild (17), Bond (18), Gellé (19), Long (20), Trousseau (21).]

Bouteille veut qu’on distingue une chorée essentielle {protopat hica), une chorée secondaire { deuteropathica ) et une chorée fausse {pseudopat hica). Cette dernière espèce n’a pas été admise, parce qu’elle ne se rapporte qu’à des états pathologiques qui n’ont autre chose que l’apparence de la chorée. Tout en accordant plus d’importance aux deux premières espèces, nous mentionnerons les particularités que présente la maladie suivant les cas.

Il y a vingt ans, Dubini (22) a décrit, sous le nom de chorée électrique , des convulsions irrégulières qui se manifestent particulièrement chez les jeunes filles robustes de cinq à vingt ans, mais qui peinent aussi se montrer chez des hommes

(1) Rilliet et Barthez, Traité (les maladies des enfants.

(2) G. Sée, De la chorée. Rapports du rhumatisme et dos maladies du cœur avec les affections nerveuses et convulsives ( Mémoires de T Académie impériale de médecine, Paris, 1850, t. XV, p. 373 à 525).

(3) J. P. Botrel, De la chorée considérée comme affection rhumatismale, thèse inaugurale. Paris, 25 mai 1850, m 79.

(h) C. J. Bourdier, De la chorée, thèse inaugurale. Paris, 13 août 1852, n° ?27.

(5) C. Chavance, De la chorée, thèse inaugurale. Paris, 9 .juillet 1853, n° 183.

(6) C. E. Moynier, De la chorée, thèse inaugurale. Paris, 1855, n° 48.

(7) J. E. Géry, Traitement de la chorée par le chloroforme, thèse inaugurale. Paris, 1855, n° 51.

(8) A. F. Bouhin, De la chorée, thèse inaugurale. Paris, 1856, n" 161.

(9) P. J. E. Quantin, De la chorée, thèse inaugurale. Paris 1857, n" 04.

(10) Alph. Adr. Marcotte, Du traitement < h • la chorée, emploi du tartre stibiè contre cette affection, thèse inaugurale. Paris, 1857, n" 86.

(11) T. P. Heslop, C/inical illustr. of Chôma in référencé to Us connexion with Rhcamatism {Dublin Quarterly Journal of medical science, 1858, t. XXVI, p. 302).

(12) A. E Bonfils, De l’emploi de l’émétique à haute dose dans une série de chorées observées h l’hôpital des Enfants malades en 1857, thèse inaugurale. Paris, 1858, n° 7.

(13) Blache, Rapport sur un travail de M. Briquet, intitulé : Quelques recherches thérapeutiques sur la chorée (électricité) {bulletin de T Académie de médecine, 1859-1860 t XXV p. 136).

(14) Marcé, De l’état, mental dans la chorée {Mém. de T Acad, de méd., 1858-1859,

t. XXIV, p. 1079). Rapport de Blache sur ce mémoire, rapport suivi d’une discussion il laquelle ont pris part: Trousseau {ibid., p. 1100, 1259), Piorry {ibid., p. 1124 1263)

Bouvier {ibid., p. 1213, 1272).

(15) Duchenne, De l’électrisation localisée, 2° édit. Paris, 1861.

(16) Bouvier, Bulletin de l’ Académie impériale de médecine, t. XX, p. 833, et t. XXIV.

(17) G. AV. Child, On the connexion beetwen Chorea and acute Rhcumatism {The Lancet septembre 1860, t. II, p. 260).

(18) Bond, On the patholoyy of Chorea {British and Foreign médico-chirurgical Review juillet 1860).

(19) M. E. Gellé, De la valeur de la médication arsenicale dans la. chorée thèse inaugurale. Paris, 1860, n'J 48.

(20) E. L. I-ong, Considérations sur lu eliorée, ses ‘muses, su nature et son traitement, thèse inaugurale. Paris, 1860, n° 149.

(21) Trousseau, Clinique médicale de T Hôtel-Dieu, 2° édit. Paris, 1865, l. II. p. 163.

(22) Dubini, Mémoire lu au septième congrès des savants italiens {Union médicale 19 février 1848, p. 85).

Valleix, 5e édit.

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et chez des femmes. Ce n’est pas là une véritable chorée ; ce sont des convulsions encore peu connues.

Nous ne parlons pas ici de la chorée inflammatoire , de la chorée rhumatismale, etc., que plusieurs auteurs ont particulièrement distinguées; ce sont des distinctions fondées sur la cause ou la nature présumée de la maladie dans les divers cas, et il suffit de s’en occuper à l’occasion de l’étiologie et du traitement.

La chorée est le type des convulsions cloniques. Elle est caractérisée par des contractions musculaires involontaires, irrégulières, générales et partielles.

[Dans la chorée, l’accord et l’équilibre cessent d’exister entre les muscles congénères et entre les muscles antagonistes. Il y a défaut de coordination des mouvements. Ce n’est point une convulsion seulement, ce n’est pas non plus une simple rupture d’équilibre par paralysie de quelques muscles; on ne saurait mieux exprimer ce .qui se passe que ne l’a fait Bouillaud, par l’expression de folie musculaire.

Il existe en outre une forme aiguë grave, véritablement convulsive de la chorée. ]

On adonné à cette affection beaucoup de noms se rapportant tous aux mouvements des membres inférieurs, qui imitent une danse irrégulière : ainsi danse de Saint- Witt ou de Saint-Guy , clonus chorea, choreomania , saltatio sancti Viti, epilepsia saltatoria, ballismus. Cette affection ne laisse pas d’être fréquente. Nous verrons plus loin qu’elle se montre plus particulièrement dans l’enfance.

Cette maladie étant rare chez les adultes, on n’a très-fréquemment à considérer que des cas isolés.

§ II. — Causes.

1° Causes prédisposantes. — Age. — L’Age a une influence très-marquée sur la production de la maladie ; mais ce n’est pas dans le plus jeune âge qu’elle se manifeste : ainsi on ne l’a pas observée chez les nouveau-nés; on a regardé comme desimples mouvements choréiformes certains mouvements désordonnés , observés chez des enfants naissants (Monod) ou Agés de quelques mois (Simon) (1). De un à six ans, d’après les relevés de Rufz, elle est très-rare, puisque, sur 1 89 malades, il ne s’en est trouvé que 10 de cet âge ; de six à dix ans, la fréquence de la maladie augmente considérablement ; car, sur le nombre indiqué plus haut, cette période a fourni 61 malades; enfin, de dix à quinze ans, la fréquence est portée au plus haut degré, puisqu’on a trouvé dans cette période 118 sujets affectés. Cette dernière augmentation de proportion porte principalement sur le sexe féminin; ce qui fait penser que la puberté chez les femmes a une grande influence sur le développement de cette maladie (Eisenmann) (2) ; mais cette opinion, qui était celle de Svdenham, Cullen, Stoll, Pinel, se trouve infirmée par les recherches de Germain Sée, qui s’est assuré que le début de la maladie remonte le plus souvent à l’âge de dix et de onze ans. La fréquence de la chorée va ensuite en décroissant à mesure que l’on avance en âge, et c’est alors surtout qu’on observe ces cas douteux admis par certains auteurs, et qui jettent de l’obscurité dans les descriptions.

(1) Simon Huges, Recherches statistiques sur la chorée ( Bulletin de thérapeutique, 1847, t XXXII, p. 76, et Guy’ s Hospital Reports).

(2) Eisenmann, Recherches sur quelques points de la chorée (Jahresbericht fur die Fortschritte der ges. Med., et Union médicale, 19 février 1848, p. 85).

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