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ABCÈS DU FOIE

Accroissement lent de la tuméfaction.

Tumeur mal circonscrite.

Fluctuation tardive, difficile à juger, d’abord apparente dans le centre seulement.

Téguments empâtés, œdémateux.

Dureté et gonflement à la circonférence.

HYDROPISIE DE LA. VÉSICULE DU El EL. — CAUSES. 2/5

Pronostic. — [Le pronostic est grave clans les cas d’obstacle permanent, eu égard à l’imminence de rupture établie par l’exagération de la distension vésiculaire. Dans les autres cas, il est en rapport avec la nature de l’obstacle et est soumis aux chances de mobilité, de reproduction ou d’évacuation des corps étrangers qui obstruent momentanément les conduits. Toutefois, même avec des obstacles, le danger peut disparaître par une dilatation générale des voies biliaires ou par la création de voies artificielles d’écoulement de la bile.]

§ VII. — Traitement.

On a proposé, en pareil cas, de déterminer l'écoulement de la bile dans V intestin à l'aide de pressions exercées lentement et djune manière continue sur la r région de la vésicule. Dans quelques cas, ce moyen peut réussir, non à guérir le 1 malade, mais à le soulager, lorsque la dislçnsion cause une gêne considérable dans I l’hypochondre droit. Nous avons déjà vu que, dans un cas rapporté par J. L. Petit, le malade avait trouvé lui-même ce moyen défaire cesser la tension delà vésicule ; niais il faudrait se garder de l’employer lorsqu’il est survenu de la douleur et une ' distension rapide de la poche biliaire ; car la rupture de la vésicule peut avoir lieu par le fait de ces manœuvres.

Nous avons parlé de la ponction de la vésicule , de son ouverture avec le bistouri , en un mot des opérations propres à évacuer la bile. Dans les cas où la distension est énorme, et où les accidents sont très-graves, on pourra mettre en usage la I ponction avec un trocart très-fin (c’est-à-dire dont la canule n’aurait qu’un milli- 1 mètre de diamètre), puisqu’on a remarqué qu’avec cette précaution on n’avait pas » cause d accident. On devrait alors laisser la canule en place, de manière qu’elle i déterminât la formation d’adhérences entre le péritoine de la vésicule et celui des I parois abdominales. On devrait également éviter de vider complètement la poche (distendue, et même il serait prudent de n’enlever que très-peu de liquide (seulement en suffisante quantité pour faire cesser la distension excessive), parce que si 1 on changeait brusquement les rapports delà vésicule et de la paroi abdominale,'

ion courrait grand risque d’occasionner un épanchement de bile et une péritonite i mortelle.

L ouverture de la vésicule peut encore être tentée par les procédés mis en usaqe ■ .pour ouverture des abcès du foie et des hydatides (procédés de Récamier, Bégin

Restent maintenant les moyens propres à favoriser l'écoulement de la bile L est principalement aux purgatifs peu violents (f huile de ricin, les sels neutres, etc. ) qu on a recours en pareille circonstance. Les narcotiques et les antispasmodiques ne isont que des palliatifs qui servent à calmer l’irritation plus ou i moins violente déterminée par la distension des voies biliaires.

ARTICLE IV

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