HYDROPISIE DE LA VÉSICULE DU FIEL
§ Causes et anatomie pathologique.
[Quand il existe un obstacle insurmontable à l'issue de la bile hors de la vési-
c cule, par exemple dans les cas d'oblitération du canal cyslique ou du col do la Uli.eix, 5e édit. 1V J
lésicule, la bile renfermée dans ce réservoir se décompose, n’est pas remplacée et se résorbe en partie; mais les parois de l’organe continuent à sécréter et il s’accumule dans sa cavité un liquide qui ne conserve que très-peu ou môme point des caractères de la bile : c’est l’hydropisic de la vésicule du fiel, qu’il ne faut pas confondre avec l’œdème des parois de la vésicule, observé à deux fois par Louis (1).
Cette sécrétion est tantôt muqueuse et ressemble à de la synovie, tantôt elle est séreuse, selon (pi 'elle provient des glandes muqueuses des parois distendues de la poche, ou qu’elle est fournie par la membrane interne devenue en partie séreuse par suite de cette distension (2). Le liquide est tantôt limpide et incolore, selon Louis, tantôt semblable à du blanc d’œuf ou à de l’urine : il n’est plus amer et coagule par la chaleur et les acides. Bernard (3), Glisson (h), de Graaf (5), XV pepper (fi), Frerichs (7),' ont constaté les mêmes propriétés et quelques autres
détails.
g U. — Symptômes.
La distension de la résicule, grâce à la lenteur avec laquelle elle se produit, a pour conséquence le développement d’une tumeur souvent très-considérable. Walthcr, cité par Littré, dit avoir vu la tumeur descendre jusqu’à l’hypogastre. Son augmentation graduelle fait aussi qu’elle n’est point douloureuse : à un moment donné, la pression intérieure arrive au point d’empêcher la sécrétion et la tumeur reste stationnaire. Elle peut même diminuer plus tard. Frerichs rapporte l’observation d’une malade qui était à peine gênée, dans l’état habituel, par une tumeur vésiculaire dépassant de plus de fi centimètres le bord inférieur du foie.
§ EŒ. — Diagnostic, pronostic.
Diagnostic. — Il est évident que, le mode de formation de l’hjdropisie de la vésicule étant le même que celui de la rétention biliaire, il est impossible de diagnostiquer l’une plutôt que l’autre, à moins que l’on n’ait égard aux dimensions de |a tumeur vésiculaire quand elles sont devenues considérables.
Pronostic. — Il peut devenir grave par les complications d’inflammation ou de rupture auxquelles cette affection expose, moins cependant que la rétention de la
bile.
g IV. — Traitement.
11 est le même que celui des accidents de rétention biliaire.]
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