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rapidement et est exaspérée notablement par la pression. La colique hépatique, la colique néphrétique, et peut-être certaines douleurs nerveuses, ont aussi pour principal symptôme une douleur très-vive survenue très-promptement; mais cette douleur reste circonscrite ou n’a que des irradiations variables, et de plus, elle n’esi pas exaspérée par la pression, ou si elle l’est, l’intensité de l’exaspération n est nullement comparable à celle qu’on produit dans la péritonite. De plus on n observe pas, du moins ordinairement, l’état du pouls signalé plus liant.
Il n’y a (pie la péritonite simple, spontanée, dont le diagnostic ne soit pas établi complètement. Les affections avec lesquelles on pourrait la conlondre lorsqu elle est qénérale, sont le rhumatisme , la névralgie des parois de I abdomen et certaines formes de choléra.
Le rhumatisme est plus remarquable par la douleur que déterminent les mouvements du tronc que par la douleur spontanée et la douleur à la pression ; la lièvre ne s’allume pas ordinairement. Cependant nous avons vu des cas, et il n’est pas de médecin qui n’en ait observé de semblables, où des douleurs vives des muscles du ventre ont coïncidé avec la lièvre et même avec des troubles gastriques. On fera asseoir et recoucher le malade avec toutes les précautions nécessaires. Dans la péritonite, ces mouvements occasionnent des douleurs dans tout le ventre; dans le rhumatisme, la douleur est bornée aux muscles aflectés et parlois a un seul coté, ce ce qui est très-important à constater; la pression dans le rhumatisme intense (le seul qui puisse être pris pour une péritonite) détermine d’abord une douleur assez vive, mais si l’on continue de presser, cette douleur n’augmente pas; il n’en est pas de même dans la péritonite, où les douleurs deviennent de plus en plus violentes à mesure qu’on augmente la pression.
La névralgie lombo-abdominale peut occasionner des douleurs de ventre Iresvives, occuper une grande étendue et s’accompagner parfois d’un peu de météorisme, car on sait qu’un certain degré de tympanile n’est pas rare chez les personnes nerveuses. Dans la névralgie, à la douleur abdominale correspond une douleur plus ou moins vive aux côtés de la colonne vertébrale et dans le point d’ou partent les nerfs dont on trouve les extrémités douloureuses sur la paroi antérieure du ventre. Il y a un point douloureux d’une étendue variable vers la partie moyenne de la crête iliaque et au-dessus; et, quoique les intervalles qui séparent ces différents points puissent, surtout dans certains moments, participer à la douleur, il est toujours facile de distinguer ces foyers où les élancements viennent retentir, et qui sont beaucoup plus sensibles à la pression que les autres parties du trajet des nerfs. De plus, une pression prolongée, loin d’augmenter la douleur, soulage quelquefois, lorsqu’elle est faite largement avec la paume de la main. Dans la péritonite, on peut à peine insister sur la pression, qui, même lorsqu’elle est exercée légèrement et largement, est intolérable. C’est une particularité que fait naturellement ressortir l’exploration des malades, et en raison de laquelle Piorry conseille de ne point négliger les tentatives de percussion (1). Elles seront, d’ail leurs, encore utiles dans le diagnostic de la péritonite d’avec les abcès de la paroi abdominale
(voy. plus bas). , , . . . ,
La communauté des signes : vomissement, douleur abdominale, lace gnppee.
1 1 Piorry, Gazette clés hôpitaux, ISbo, n° 11 /.
1)1 XGNOSTIC.