PÉRITONITE AIGUË. — DIAGNOSTIC
exister dans l’estomac. Les perforations qui sont un résultat de l’ulcération sont arrondies, et la déperdition de substance est plus considérable à l’intérieur de l’organe creux qu’à la surface péritonéale. Les détails relatifs à la forme appartiennent à l’histoire des maladies de chaque organe.
§ VI. — Diagnostic, pronostic.
[Le diagnostic de la péritonite est, en général, facile; ce qui peut lui donner, en I pratique, quelque incertitude, c’est l’état encore indécis de la science relativement . à 1 existence de la péritonite primitive. C’est donc principalement sur la détermination de la forme que doit porter l’élude diagnostique.]
, MeUons d’abord de côté ces péritonites partielles qui sont sous la dépendance (d’affections viscérales aiguës ou chroniques, et n’ont d’autre effet que de rendre I l’affection momentanément fort douloureuse. U suffit, en effet, de dire à ce sujet • que, dans les cas de maladies abdominales, si l’on voit la partie des parois corres- I pondante à l’organe affecté devenir extrêmement sensible à une légère pression, si Ile malade éprouve dans cette partie une douleur vive augmentant beaucoup par le i moindre mouvement, et si le siège de ce symptôme reste pendant plus de vineli quatre heures circonscrit dans le point qu’il a d’abord occupé, on doit admettre I existence d une péritonite partielle. Les douleurs locales, et principalement celles (des parois de l'abdomen, ont déjà été distinguées de cette douleur inflammatoire [Pour toute la région épigastrique.
Venons aux péritonites générales. Nous commencerons par la péritonite nuerf pérale et la péritonite par perforation. F
La péritonite puerpérale a, au bout de très-peu de temps, pour caractères ; une ddouleui generale du ventre tres-vive à la pression et un gonflement marqué de cette cavité, avec sonorité dans la plupart des points. Or, une métrite, une ovarite inné néphrite, une hépatite, ont des douleurs bornées au niveau de l’organe enflamme, ce faiL seul suffit pour faire éviter l’erreur. La métrite seule se produit ddans les memes circonstances, et il faudrait une coïncidence bien extraordinaire l-poui que les autres affections abdominales vinssent se montrer au moment même "0Ù P®ut survenir la péritonite puerpérale. Cela n’a lieu que dans les cas d’infection purulente; mais alors la péritonite, les abcès du foie, etc., ne sont plus que des parties Constituantes de l’affection générale. 1 4
On voit parfois peu de temps après l’accouchement, la femme éprouver des crissons, puis des douleurs hypogastriques désignées sousle nom de coliques et l’on «eut craindie alors 1 apparition d’une péritonite. Pour éviter l’erreur/ il faut se appelei que le frisson de cette dernière affection est, en général, violent ou remarquable par sa durée qu’il s’accompagne d’une prostration souvent marquée et que la douleur vive, plus persistante que les coliques, beaucoup exaspérée par’ la pression, s étend rapidement, de telle sorte que, peu après son apparition elle
lomen ^ prilrtitUi et com"le»<* à s’irradier dans l’ab-
Le diagnostic est plus difficile encore quand il s’agit de distinguer une métrite tlense du début de la péritonite puerpérale (voy. tome V).
La péritonite par perforation ou par rupture a, il faut le répéter ici, pour prin- Waux caractères, de débuter tout à coup par une douleur excessive, qui s’étend
MALADIES DES ANNEXES DES VOIES DIGESTIVES