HYDATIDES DES REINS. — TRAITEMENT
§ VII. — Traitement.
Le traitement est différent suivant que les kystes sont intacts , enflammés , ouverts dans le bassinet , près de s'ouvrir, ou bien ouverts à l'extérieur à travers les parois lombaires.
1° Lorsque la tumeur est intacte et qu'il n existe pas encore d' inflammation à la surface du rein et dans le tissu environnant, les auteurs sont d’avis de n’employer aucun moyen bien actif. D’ailleurs on n’est consulté par le malade qu’à l’époque où les hydatides sont expulsées par les urines ou ont occasionné l’inflammation des parties environnantes. On a proposé quelques moyens qui pourraient s’appliquer aux cas où l’on soupçonnerait la présence des acéphalocystes dans les reins.
Moreau (de Vitry-le-François) a rapporté un cas (1) cité ensuite par Rayer, et dans lequel on a cru pouvoir attribuer la guérison à la térébenthine. Mais il ne s’agil pas, dans cette observation, d’une tumeur restée intacte, puisque le malade avait rejeté des hydatides avec les ùrines. Toutefois on ferait facilement 1 application du remède aux tumeurs qui ne sont pas rompues, si l’on pouvait voir dans ce fait autre chose qu’une coïncidence.
[L’idée de recourir à la térébenthine a été inspirée par la connaissance de ses propriétés lénifuges : mais on a évidemment tiré une conclusion peu logique en l’adressant à des parasites situés hors du tube intestinal.] Indépendamment, d’ailleurs, de l’évacuation spontanée par les urines, il est avéré que des tumeurs hydatiques peuvent, sans se rompre , se. flétrir, s’incruster, se remplir de matière crétacée, s’atrophier, et finir par se cicatriser ou par ne plus former qu’un noyau inerte, dont l’innocuité est constatée par l’expérience. Moreau a donné Y huile essentielle de térébenthine à la dose de 80 centigrammes chaque jour, en quatre prises.
On appliquera ici les réflexions et les moyens de traitement indiqués à l’article Hydatides du foie. Ces moyens sont : les désobstruants , les fondants, les purgatifs, les vomitifs, le calomel , divers anthelminthiques. Veau de mer, les préparations d’iode. « Les vermifuges, dit Royer, et le mercure lui-même, que le professeur Baumes regarde comme doué de la propriété de détruire les vers vésiculaires, ou du moins de favoriser leur expulsion, sont des remèdes sur l’efficacité desquels on doit peu compter; cependant on peut y avoir recours lorsque rien n’en contre-indique l’usage. »
Aulagnier (2) paraît attribuer au traitement mercuriel l’expulsion des hydatides. [A-t-il été illusionné par une simple coïncidence? Babington, dans le cas cité, a cru avoir favorisé ce résultat par Yiodure de potassium. Béraud a appris d’un de ses malades qu’il rendait plus de vésicules quand il faisait usage de vin blanc ou de boissons nitrées. On a essayé l’électro-puncture sur la tumeur.]
On n’a jamais, comme dans les hydatides du foie, pratiqué Y ouverture de la tumeur, dans des cas où elle n’avait pas encore occasionné une inflammation suppurative de la surface du rein et des parties adjacentes. [Roberts, qui admet la
(1) Moreau, Bibliothèque médicale, septembre 1820.
(2) Aulagnier, Journal général de médecine, t. LVI, 1816.
possibilité (le cette opération, ne dit pas qu’elle ait été faite.] On conçoit que si le diagnostic présentait, dans un cas donné, une assez grande certitude, on pourrait recourir à cette opération, afin de soustraire le malade aux chances de quelques accidents, comme ceux de la colique néphrétique causée par le passage de grosses hydatides dans les conduits urinaires, ou comme la rupture du kyste dans le péritoine, ce qui heureusement est fort rare. Les réflexions présentées à ce sujet par Rayer sont très-importantes. « Si, dit-il, la tumeur enkystée est intacte, et que l’on soit parvenu à bien constater qu’elle est formée par un kyste acéphalocystique, on pourrait Y ouvrir à l'aide d'une incision et des caustiques, comme il a été indiqué à l’occasion des tumeurs formées à la suite de la pyélite; mais il est généralement préférable d’attendre que la tumeur s’ouvre spontanément dans le bassinet et les calices. Nous n’avons jamais, il est vrai, eu l’occasion d’ouvrir ainsi un semblable kyste développé dans les reins; cette pratique a été appliquée avec un succès incontestable aux kystes acéphalocystiques du foie, et certaines objections faites contre la néphrotomie pratiquée dans le but d’extraire un calcul ne sont pas applicables aux kystes acéphalocystiques des reins. Ainsi le kyste est presque toujours, sinon toujours, unique; il est voisin de la surface du rein; l’inflammation en est plutôt salutaire que fâcheuse, etc. , et l’opération offrirait par elle-même peu de danger, à moins que le malade n'eût un très-grand embonpoint. »
Ces raisons semblent militer en faveur de l’opération ; mais Rayer termine en répétant qu’il vaut mieux, en général, attendre l’ouverture dans le bassinet, en sorte que la question est encore en litige et ne pourra être résolue que par l’expérience. Quant au procédé opératoire, nous en parlerons au sujet de la pyélite calculeuse.
Dons le cas ou la tumeur, quoique n’ayant encore subi aucune rupture, a déterminé l’inflammation du tissu qui environne le rein, on peut plus hardiment tenter l’opération; on ne doit pas hésiter à y avoir recours lorsqu’il s’est formé un véritable abcès reconnaissable à la fluctuation profonde , ou du moins à l’empâtement œdémateux de la surface lombaire correspondant à la tumeur. C’est à Yincision qu’il faut recourir comme dans les abcès ordinaires ; mais comme il s’agit d’un foyer situé souvent très-profondément, on ne doit, pas faire tout d’un coup une incision qui pénétrerait jusqu’à la poche hydatique; il vaut mieux, après avoir divisé les couches superficielles, explorer avec le doigt les couches profondes, de manière à rechercher toujours la fluctuation avant de les diviser successivement. Le fait rapporté par le docteur Jannin est un exemple de l’innocuité de cette opération en pareille circonstance.
Lorsqu’il y a perforation du bassinet , et expulsion des hydatides par les voies urinaires, on conseille de favoriser cette expulsion à l’aide dos diurétiques, et cette pratique est trop simple pour qu’il soit nécessaire d’y insister. Mais nous avons vu plus haut que la difficulté du passage des acéphalocvstes par un canal étroit peut donner lieu à certains accidents. Lorsque les hydatides sont arrêtées dans l’uretère, on observe la colique néphrétique; il faut alors insister sur les diurétiques et prescrire les narcotiques, Yopium en particulier, pour calmer les douleurs qui ne cessent complètement qu 'après la sortie des vers vésiculaires du conduit trop étroit qu’ils doivent traverser. <■ Si, dit Rayer, une acéphalocystc, engagée dans
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l'urèthre, obstruait complètement le canal, on en faciliterait l’expulsion en la déchirant ou en la perçant, comme Brachet l’a fait dans un cas. »
[Un malade de Lettsom (1) aidait à la sortie des vésicules en les poussant vers l’orifice de l’urèthre par des pressions faites de la base de la verge, à son extrémité. Une femme les amenait hors de son urèthre en les attirant avec les doigts (Roberts).]
Enfin, si l’ouverture du kyste se faisait dans le péritoine , on opposerait à la péritonite suraiguë qui en serait la conséquence, les moyens énergiques qui ont été indiqués à l’occasion de cette maladie (2).
2° STRONGLE GÉANT, DISTOME, PENTASTOME, SPIROPTÈRE, DACTYLIUS
ACULÉATUS.
strongle géant. — Cette espèce de ver, qui se rencontre très-rarement, puisque Rayer a examiné trois mille reins d’homme et plus de cinq cents reins de chien sans le découvrir, se trouve néanmoins bien plus souvent chez ce dernier animal que chez l’homme. Il a une certaine ressemblance avec l 'ascaride lombricoïde, avec lequel il a été fréquemment confondu. Voici ses caractères : Corps cylindrique, élastique, atténué aux deux. extrémités; queue du mâle terminée par une bourse, du milieu de laquelle sort une verge unique (Rayer).
[ Le strongle géant [Strongylvs gigas, Rudolf!) appartient au genre des vers némaloïdes. Il habite surtout le rein et les voies urinaires; on le trouve assez sou-
I* IG. 08. Strongle géant mâle, provenant d'un chien, doini-nalure. — a. Tète. — a a. Œsophage. — a b. Intestin. il il d. ’lube génital commençant près de l’anus où il est fixé. — e e. Téguments. —
/• Bourse caudale. — g. Pénis. (Davaine, p. 271.)
vent dans 1 Amérique du Nord, chez le chien (fig. 68), le loup, le cheval, le bœuf et d’autres animaux.
Chez I homme, sur les dix-sept cas qu’il a rassemblés, Davaine n’en accepte que sept comme à peu près légitimes. Le fait est que l’on n’en possède pas d’obseivation récente, ce qui fait craindre que les observations anciennes n’aient eu pour objet de véritables lombrics passés de l’intestin dans les voies urinaires.]
On ne sait rien sur les causes de cette production morbide vivante. Les symptômes sont ceux de 1 inflammation du rein et surtout de l’inflammation du bassinet.
(1) Lettsom, Évacuations répétées de vésicules hydatiques par l’urine j tumeur dans la reÿio/i lombaire gauche. Guérison {Mémoire of the medical Society of Umdon, vol. II, p. 32).
(2) Voy. tome IV, Péritonite par perforation, p. 351.
D;ms les cas cités par les ailleurs, les vers étaient ordinairement expulsés avec les urines. Parfois néanmoins ils donnent lieu à l’inflammation de l’organe, qui se communique au tissu environnant, et de là un abcès lombaire, par l’ouverture duquel les vers sont expulsés. Dans quelques cas, et la première observation de Rayer (1) empruntée à Moublet (2) en est un exemple bien remarquable, il y a a la fois issue de ces vers par les urines et par un abcès ouvert aux lombes.
Les symptômes, dans les cas de tumeur inflammatoire, ne paraissent différer de ceux que nous avons trouvés dans les cas analogues d’acéphalocystes que par la plus grande violence de la douleur.
Aubinais (3) a rapporté un cas de strongle géant observé chez un homme de cinquante-sept ans. Les symptômes furent une douleur rénale brûlante s’irradiant vers la vessie, des vomissements, de la fièvre. Les seuls moyens qui procurèrent du soulagement furent l’opium à haute dose, l’eau distillée de laurier-cerise, l’éther sulfurique et l’essence de térébenthine. Le malade mourut après trois ans de souffrances atroces. A l’autopsie, on trouva le rein flasque, irrégulier, bosselé, et contenant un entozoaire encore vivant, rouge, du volume du petit doigt d’un enfant de trois ans, et d’un peu moins de seize pouces de long.
Un autre cas bien remarquable a été observé par Arlaud (ô) sur une fille de vingt-six ans. Dans l’espace de deux ans la malade rendit un nombre considérable de ces animaux au milieu d’accidents très-variés et de douleurs vives. Plusieurs fois les vers s’arrêtèrent dans le canal de l’urèthre, et il fallut les extraire avec la pince de limiter ou la pince à trois branches. Une fois la pince amena un tube membraneux à parois résistantes que Ségalas, rapporteur du mémoire d’Arlaud, reconnut pour l’enveloppe membraneuse d’un strongle très-volumineux; enfin, d’autres corps de texture fibreuse et charnue, dont l’un représentait le segment transversal d’un conduit de k centimètres de diamètre, et que le rapporteur croit être un débris d’un organe voisin du rein ou du rein lui-même, mais sur lequel il ne se prononce pas définitivement.
Des hématuries fréquentes, des douleurs vives dans la région du rein droit, dans le trajet des uretères, dans la vessie, dans le membre abdominal droit, un état général de souffrance et de dépérissement, avec des alternatives de mieux et de plus mal, des phénomènes nerveux variés, sont les principaux symptômes que présentait la malade.
Quant aux cas où les strongles sont rejetés par les urines, leur entrée dans l’uretère peut occasionner les accidents de la colique néphrétique.
Le traitement du strongle qui ne donne pas lieu à la formation des abcès doit être cherché dans les moyens anthelminthiques que nous avons déjà indiqués (5). Les abcès causés par ces vers doivent être ouverts comme ceux qui résultent des acéphalocystes. Enfin, quand les entozouires s'arrêtent dans le canal de /'urèthre.
(t) Rayer, Traité des maladies des reins , t. lit, p. 732.
(2} Moublet, Journal de médecine et de chirurgie pratiques, juillet 1758.
(3) Aubinais, Journal de la Société de médecine delà Loire-Inférieure , 106e livraison,
(4) Arlaud, Observation de strongles géants sortis des voies urinaires d’une femme (Bull, de l’Acad. de médecine. Paris, 1846, t. XI, p. 446).
(5) Yoy. Vf, us intestinaux, tome IV, p. 129.
STitONGLE GÉANT.
il faut les extraire avec la pince de I-I un ter ou la pince à trois branches, comme l’a fait Arlaud.
[Il n’est pas inutile <juc les médecins soient prévenus contre les supercheries et autres causes d’erreurs qui peuvent se produire au sujet de raretés pathologiques du genre du slrongle géant. Ainsi, ce qu’on va lire a précisément rapport à la malade d’Arlaud, six ans après le rapport de l’Académie. Un ver qu’une femme avait rendu par l’urèthre ou par le vagin, et qui avait été envoyé à Charles Robin, a été examiné par cet observateur; ce ver prétendu n’était autre chose qu’un intestin de pigeon (1). De semblables mystifications doivent éveiller la juste susceptibilité des médecins.
Di.stomc liématobie. — Nous avons déjà (tome IV, p. 276) mentionné celte variété de distome comme pouvant être rencontrée dans les voies biliaires aussi bien que le dis- Lome hépatique.
Le distome liématobie (Distoma hœmatobium,
Bilharz, Bilharzia hœmatobia, Cobbold, ainsi nommé en l’honneur du savant qui l’a découvert) est un entozoaire du genre des Trématodes, mâle et femelle, allongé (lig. 69), de consistance molle, que l’on rencontre dans les branches de la veine porte et dans les veines des voies urinaires et de la vessie (2).
Il est très-commun chez les Égyptiens, chez qui Griesinger (3) l’a trouvé 117 fois dans 363 autopsies, et au cap de Bonne-Espérance, où il déterminerait, d’après John Harley(A), V hématurie'endémique de ces parages. L’hématurie de l’île Maurice pourrait, par conséquent, ' reconnaître la même cause.
On a pensé que le distonie liématobie accomplit la phase intermédiaire de son développement dans le corps de mollusques et de poissons d’eau douce, d’où résulterait l’indication préventive de filtrer l’eau destinée à la boisson, dans les pays affectés de ce parasite, ainsi que de s’abstenir de l’usage de salades, de mollusques ou de poissons crus.
D’après Griesinger, les accidents par lesquels l’ liématobie signale sa présence sont des plus graves : c’est une détérioration progressive de la constitution, préparant l’invasion d’une pneu-
(1) Charles Robin, clans Davaine, Truité des entozouires. Paris, 1860, p. 285, en note.
(2) Bilharz, Ein Beilrag zur Helminihographiu humanu, nebst Berner kungen, von C. Th. von Siebold (Zeitschrift fur wissensch. Zoologie, Band IV, 1853).
(3) Griesinger, Beobachttingen über die Krankheiten von Eoi/pten (Archiv der phwsiotog. Heilkunde, 1854, p. 561).
(4) John Harlcy, Endémie Hcvmaturiu of t/w cape of Good Hupe (Med.-chir. Transactions ,
vol. XLVI1, p. 55).
Fig. 69. — Distoma Inemalobium ; mâle et femelle fortement grossis. — a, b. La femelle en partie contenue dans le canal gynécophore. — a. L’extrémité antérieure. — c. L’extrémité postérieure.
— d. Le corps vu par transparence dans le canal. • — e, f, g, k, i. Le mâle. — c, f. Canal gynécophore entr’ouvert en avant et en arrière de la femelle, qui a été, en partie extraite, de ce canal pour en bien faire voir la disposition. — g, h. Limite vers le dos de ia dépression de la face ventrale constituant le canal. — i. Ventouse buccale.
k. Ventouse ventrale. — Entre i et h.
Le tronc. — En arrière de h. La queue.
(D’après Bilharz) (2).
monic ou d une dysenterie fatales, ou bien des symptômes typhiques à marche rapide, soit que les cadavres des parasites, en se décomposant dans l’organisme causent directement la septicémie, soit que ces animaux ou leurs œufs pénètrent avec le sang dans des organes essentiels, ainsi qu’on en a retrouvé dans le ventricule gauche. Ou bien encore, on assiste aux phénomènes de l’urinémie. Localement se manifestent des signes de pyélite, ou plus souvent ceux d’une affection égere de la vessie, le tout avec des hématuries répétées et inexplicables dans I étal de santé des sujets. On retrouve dans l’urine les œufs du distome.
Le parasite affecte le bassinet du rein, les uretères, mais surtout la vessie. Il détermine, sous la muqueuse urinaire, des taches ecchymotiques, grandes comme une lentille, recouvertes de mucus ou d’un exsudât gris jaunâtre sous lequel on trouve un amas d’œufs. Plus tard, les taches deviennent des élevures d’abord fongueuses, saignantes, puis incrustées de sels urinaires, de graviers mélangés à des œufs et à des concrétions sanguines. Cet état peut atteindre à celui de tumeurs condylomateuses à la surface desquelles la muqueuse est rarement intacte, plus souvent injectée, adhérente, ou au contraire entièrement détruite. Dans l’uretère, ces modifications anatomiques peuvent amener l’oblitération du canal, la dilatation au-dessus de l’obstacle, et l’hydronéphrose ou l’inflammation et la pyélite. Dans un cas, Griesinger a constaté la dilatation du rein converti en une vaste poche purulente et la destruction du tissu propre de l’organe. Les amas d’œufs sont quelquefois le point de départ de calculs; on sait que cette affection est fréquente en Égypte.
Pemnsioine dentlculé ( Peut astoma denticulatum, Rudolphi). —C’est un petit ver cystique, oblong, portant une double paire de crochets semblables à ceux des échinocoques, dépourvu d’organes sexuels. Il est regardé par Davaine comme la larve du pentastome ténioïde qui atteint les sinus frontaux du chien et du cheval.
Il a été trouvé une seule fois dans les organes urinaires; en faisant l’autopsie d’un peintre âgé de soixante-deux ans, mort d’une maladie de Bright, Wagner trouva sur le bord convexe du rein droit une petite plaque blanchâtre, légèrement soulevée, ovale, d’apparence fibreuse et d’environ k millimètres de long, Llle était sous la capsule; c’était un kyste contenant une masse jaunâtre dans laquelle on trouva un ver qui fut reconnu pour être le Pentastoma denticulatum de Rudolphi.
Ce parasite est commun à la surface du foie, chez les animaux domestiques où Zenker, HeschI, Virchow, Wagner et Frerichs l’ont maintes fois constaté.
Parasite» divers. — Quand on aura lu les lignes suivantes extraites de l’ouvrage de Roberts (1), on comprendra que nous n’ayons pu faire autre chose qu’indiquer ici une place ouverte aux cas possibles d’entozoaircs suspects, découverts ou à découvrir. « Le Spiroptera hominis de Rudolphi (2), le Diplosoma crenata de Farre (3), et le Dactylius aculeatus de Curling (4), ont été clairement démontrés par Schneider (5) et par Cobbold n’être que des exemples d’imposture
(1) Roberts, toc. cit., p. 500.
(2) Lawrence, Cas d'un femme (jui a rendu un grand nombre de vers par l’urèthre ( Medico chirur. Transactions. London, 1817, t. II, 3e édit., p. 385).
(3) A. Farre, Reale’s Archiv. of medicine. London, vol. I, p. 290.
(4) Curling, Case of a girl, etc. Medico-chir. Trans., t. XXII, 1839).
(5) A. Schneider, Reichert und du Bois Reymomi’s Archiv fur patholog. Anatomie ,
CAUSES