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PY ÉLITE. — DIAGNOSTIC

fausses membranes ( pyélite diphthéritique ) qui, en se détachant, obstruent l’uretère. Les mêmes lésions caractérisent la pyélite chronique, sauf que la rougeur est ordinairement obscure et que la matière purulente est plus abondante. Les calices et le bassinet sont dilatés, et le rein participe plus ou moins à la dilatation. Il n’est pas rare de trouver un ou plusieurs calculs dans la vessie en même temps que dans les reins, et il est arrivé fréquemment que les malades qui étaient dans ces conditions ont succombé après l’opération de la taille. [Les pyélites dues à des corps étrangers d’élimination difficile déterminent sur le rein de graves désordres : cet organe se dilate, se creuse de cavités remplies de pus et de débris divers [sacculated Kidney), et le parenchyme se détruit par compression. Le volume de l’organe paraît considérablement augmenté : d’autres fois, la poche s’étant vidée dans une certaine direction, le rein est revenu sur lui-même et ne pèse plus que quelques grammes. Il arrive aussi que le contenu se soit solidifié, le pus concret enfermant des matières minérales, et ces masses remplissent les loges du rein multiloculaire. Les cloisons subissent alors des changements notables, deviennent épaisses et même s’ossifient, comme dans le cas rapporté par Roberts, d’après John Medd (de Manchester).

Il n’est pas rare que les reins soient affectés d’un des degrés de la maladie de Bright. L’uretère est plus ou moins dilaté, quelquefois, au contraire, oblitéré; sa muqueuse est enflammée, épaissie. On a même vu l’inflammation de la vessie prendre part au trouble des organes que nous venons de passer en revue. Nous mentionnerons la présence des graviers et des calculs. ]

§ VI. — Diagnostic, pronostic.

Le diagnostic direct repose sur l’étude des signes généraux ou locaux et sur l’examen des urines.

[Nous insisterons particulièrement sur l’examen microscopique. L’urine est généralement rendue acide; plus tard, en se décomposant, elle devient alcaline. Aux premiers degrés, on trouve dans le dépôt des globules sanguins, du mucus et

Fig. 7 3. — Epithélium du bassinet et du rein.

(Bcale, fig. 43, Pl. IX.)

Eig. H. — Épithélium de l'urèthre.

(Beale, fig. -i i, pl. IX.)

© : : : JP

ds de pus.

(Beale, pl. XIX, fig. 91.)

Fig. 75. — Globules de pus.

de 1 épithélium des calices et du bassinet. Les cellules de cet épithélium sont irrégulières, fusiformes, à un ou plusieurs prolongements, ou grossièrement circulaires (lig- 73 et fig. 7 A). A un degré plus avancé, l’épithélium est remplacé par du pus (lig. 75). Si le pus disparaît subitement de l’urine, on peut en conclure à

oUh MALADIES DES VOIES ÜÉNITO-L1UN AIRES.

I obstruction de 1 uretère du côté malade, et réciproquement reconnaître (pie I obstacle est forcé quand le pus y reparaît en abondance.

On trouve encore dans l’urine des débris divers qui peuvent renseigner sur la nature de la cause : eu particulier, des cristaux ou de fins graviers d’acide urique et d urates, quand l’urine est acide, de phosphate ammoniaco-magnésien quand elle est alcaline. (Voy. , plus loin, article Ghavelle, les figures représentant la forme de ces cristaux. )]

Les seuls signes auxquels ou peut distinguer une pyélite simple aiguë d’une néphrite simple sont la sécrétion du mucus et du pus , et la présence de ces matières dans l’urine. On la distingue de la pyélite causée par un calcul, à l’absence de 1 hématurie, des symptômes de la colique néphrétique et des graviers dans l’urine.

Les points de ressemblance de la pyélite avec le lumbago, les névralgies lombaires , la cane des vertèbres , le psoïtis , etc., nous paraissent trop peu nombreux et trop faibles pour qu’on doive établir entre ces maladies un diagnostic détaillé.

Lorsqu’il existe une poche purulente formée par la rétention du pus, on peut confondre la maladie avec quelques autres qui ont leur siège dans le même point ; ce sont les divers abcès qui se forment aux environs des lombes par suite de Y inflammation du tissu cellulaire postpéritonéal, de la carie des vertèbres, etc. On a même pensé qu’un anévrysme de l’aorte descendante pourrait donner lieu à l’erreur. Les coliques néphrétiques, l’expulsion des graviers, l’hématurie, la présence du pus dans l’urine, sont les principaux signes à l’aide desquels on distingue la pyélite calculeuse, dans laquelle se produit le plus souvent la rétention du pus.

Le diagnostic est plus difficile entre cette rétention purulente et la rétention de l'urine dans le rein, ou hydronéphrose. Dans les deux cas, la tumeur formée par le rein dilaté est ordinairement bosselée, fluctuante, mate à la percussion, et accompagnée d’un élargissement de la région lombaire. Mais les tumeurs formées par l’accumulation du pus dans la cavité du bassinet et des calices sont le siège de douleurs plus ou moins vives, au moins de temps à autre; elles sont souvent accompagnées d’un mouvement fébrile, et si elles sont indolentes, elles deviennent ordinairement douloureuses par une légère pression ou dans certains mouvements du tronc. Dans l’hydronéphrosc, au contraire, la tumeur est indolente, et n’apporte d’autre incommodité que celle qui résulte de son volume. Enfin, lorsque la communication entre la poche formée par le rein distendu et l’uretère n’est pas complètement interrompue, l’urine, dans la pyélite avec tumeur, est purulente et opaque, tandis que, dans l’hydronéphrose, elle est ordinairement transparente ou seulement obscurcie par du mucus.

On distinguera la pyélite avec tumeur de la périnéphrite, aux signes généraux qui accompagnent cette dernière, à la coloration érysipélateuse des téguments, et à eur empâtement œdémateux qui annoncent l’abcès périnéphrétique : en général, aussi, l’examen des urines ne révèle rien dans la périnéphrite, mais il peut être également muet dans la pyélite sans évacuation purulente, ou pyonéphrose. Il faudra donc se reporter aux commémoratifs et aux signes locaux. Si la pyélite a

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