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RÉTENTION DU PUS

Fluctuation plus profonde, moins marquée.

Pas d'œdème sous-cutané de la région lom- . bairc.

Pus dans l’urine, dans les cas où la communication n’est pas complètement interrom- ! pue.

Souvent précédée de colique néphrétique .

ABCÈS AUTOUR du REIN ( périnéphrite ).

Fluctuation moins profonde , souvent tout à fait superficielle.

Œdème sous-cutané de la région lombaire (empâtement œdémateux).

Pas de pus dans l'urine.

Non précédés de colique néphrétique.

Pronostic. La pyélite simple aiguë étant ordinairement secondaire, c’est dd’après le danger de la maladie principale qu’on doit porter le pronostic, auquel 1 allection rénale n ajoute pas par elle-même un grand degré de gravité. Si néannmoins cette maladie locale se terminait par gangrène, comme on l’observe dans -iqueiques cas, on conçoit facilement qu’une lésion aussi funeste hâterait nécessairement la mort. La pyélite résultant de l’extension de l’inilammation dans la blennnorrhagie est, non pas dangereuse, mais rebelle. (Rayer.)

La pyélite causée par la présence des calculs dans le bassinet a, d’une manière générale, beaucoup plus de gravité. Cette gravité dépend beaucoup néanmoins de la manière dont se comportent les calculs rénaux, qui en sont la cause déterminante. Si leur séjour dans la cavité rénale est peu prolongé, l'inflammation qu’ils ont piovoquée ne tarde pas a se dissiper; mais s’ils séjournent longtemps, ils occa- ^ALLE1X, 5e édit. JY 25

sionnent la désorganisation du rein, les abcès, les perforations, la rétention du pus quand ils obstruent l’uretère, et dans tous ces cas on doit porter un pronostic trèsfâcheux ; car, en supposant même qu’on puisse, pour un temps, soustraire les malades aux accidents qu’ils éprouvent, il est toujours à craindre qu’ils n’en soient tôt ou tard attaqués de nouveau et mortellement.

§ VII. — Traitement.

Relativement à l’inflammation simple, quelques émissions sanguines, les révullifs locaux, ventouses, sinapismes, vésicatoires, les boissons adoucissantes, les bains, la diète ou un régime sévère, suffisent pour les dissiper. Dans un cas rapporté par Aran (1), la teinture canthuridée donnée dans un julep, de 10 gouttes à 50 progressivement, et continuée pendant dix jours à cette dose, amena la guérison d’une pyélite. Les antiphlogistiques avaient été employés dès le début. Le traitement de la pyélite causée par les calculs est le même, sauf que le repos doit être plus absolu, pour éviter les déplacements douloureux des corps étrangers. L’opium et les antispasmodiques sont indiqués dans tous les cas aigus et rendent de grands services.

Les moyens dirigés contre la colique néphrétique et contre les calculs euxmêmes seront exposés plus loin.

Reste donc ['accumulation du pus dans le bassinet et dans les calices, pour laquelle on a proposé et pratiqué maintes fois la néphrotomie. Dans les cas où la collection purulente communique avec le tissu cellulaire qui entoure le rein, et où il y a par conséquent abcès lombaires , ceux-ci doivent être ouverts tout simplement, comme il a été dit plus haut à propos des abcès de celte région. Quand il y a simplement une tumeur pyonéphrétique, on peut attendre ou recourir à la néphrotomie.

Les anciens, à qui l’on avait attribué l’idée d’aller ouvrir les collections purulentes dans l’intérieur même du rein, ce qui constitue la véritable néphrotomie, n’avaient pas pratiqué réellement cette opération, mais seulement l’ouverture des abcès lombaires. Ce n’est guère qu’à l’époque où Riolan (2) a exprimé nettement son opinion sur la possibilité d’ouvrir les tumeurs formées par le rein lui même, que celte pratique fut discutée avec connaissance de cause, ce n’est que vers la lin du xvnc siècle qu’on a publié un cas bien constaté d’incision du rein faite pour donner issue aux collections purulentes et aux calculs contenus dans cet organe. Depuis Hévin (3), les chirurgiens s’accordent à ne regarder l’opération comme praticable que quand on peut percevoir une tumeur fluctuante à la région lombaire; dans le cas d’absence de toute tumeur rénale, Leroy, d’Etiolles (4), pense qu’aucun chirurgien ne se hasarderait à tenter l’opération. Rayer incline à ne pas toujours attendre la tumeur lombaire, en raison de la possibilité d’une rupture dans le péritoine ou l’intestin : il faudrait néphrotomiser, quand même, le côté le plus anciennement affecté, si les deux reins venaient à être pris, et surtout si

(1) Aran, Bulletin général de thérapeutique, 15 décembre 1852.

(2) Riolan, Anthropog raphia. Parisiis, 1626, in-é.

(3) Hévin, Mémoires de l'Académie de chirurgie, t. III, p. 263.

(à) Leroy (d’Étiolles), Traité pratique de la gravellc et des calculs urinaires. Paris, 186é,

PYÉLITE. — TRAITEMENT.

I anurie menaçait d’amener la mort; quant au procédé opératoire, cet auteur est d av.s que l’mcision est généralement préférable à la cautérisation et à la ponction , . Si l’opération a été décidée, on peut employer l’un des trois procédés suivants •

mcmon simple, V incision et la ponction réunies , et la cautérisation suivie \d incision.

Incision. — On fait coucher le malade sur le côté sain, le tronc légèrement a arqué, pour faire saillir la région lombaire ; un aide augmente cette saillie en comprimant la tumeur par sa face antérieure : alors une incision parallèle à la colonne v vertébrale est pratiquée à 7 ou 8 millimètres du bord externe de la masse sacro lombaire. Cette incision, qui n’intéresse que la peau et le tissu cellulaire souscutané, doit s étendre du bord inférieur de la dernière côte à la crête de l’os des des; puis, en ayant toujours soin de chercher la fluctuation à l’aide du doigt introduit dans le fond de la plaie, on pénètre de plus en plus profondément par des "incisions successives. Lorsqu’on a reconnu le point fluctuant, on y plonge le bistouri, auquel on substitue rapidement, avant que le pus s’écoule, un bistouri boui.onné, pour pratiquer le débridement; ensuite on introduit avec beaucoup de ménagement un stylet mousse, pour s’assurer si l’on pénètre dans l’intérieur du mssinet. Si Ion opérait sans ménagement, on pourrait, en détruisant seulement une bude, voir survenir une hémorrhagie, car les brides formées autour

du Rayer bCGS PeUVent conten,r des vaisseaux assez considérables, comme l’a

Si le doigt indicateur d’une des mains, porté au fond de la plaie, tandis que autre mam est appliquée sur la face antérieure de la tumeur, sent de la flucli.a- ,iuon dans une véritable tumeur interposée entre les deux mains, il est évident j [u on n a pénétre que dans un abcès extra- rénal,. et non dans la cavité de la poche cnale e le-meme. Alors après avoir abstergé soigneusement le fond de la phlie il Ai it porter de nouveau le bistouri sur la tumeur et pénétrer dans l'intérieur des

calices ou du bassinet, pour pouvoir procéder à la recherche du calcul et pour donner une libre issue au pus. * 1

Si l’on ne trouvait pas facilement le calcul, ou si l’on avait quelque difficulté à ■ extraire, on ne fatiguera pas le malade par de longues tentatives, mais on le laissera ipposeï pendant trois ou quatre jours, et revenir ensuite à la recherche du corps li angei . On lui ouvrira une issue aussi large que possible ; car souvent après quel Ues jouis d attente, ce corps étranger s’échappe de lui-même, ou du moins se ésente a 1 ouverture, de manière qu’il ne faut qu’une faible traction pour l’cx-

a e Lorsque 1 ouverture paraît trop étroite, on pratique le débridement ou la Halation par les moyens connus. 011 la

I.a longueur de l'opération et les douleurs causées mr h «ai,-,., • , • .

"T rejeter ce moyen, à moins de cas tout particuliers, commeceux, pwram'ple' a. lu nuctuat.o.1 se ferait sent,,- dans unpoint très-voisin de l'i, destin ’

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aie, pioposc avant tout une expectation rationnelle pendant laquelle les

MALADIES DES VOIES GÉN ITO-UB1N Al UES.

préparations clc fer, le quinquina, l’huile de foie de morue, le régime, le changement d’air, soutiennent le malade et l’aident à arriver à la guérison par rétraction rénale ou concrétion caséiforme. 11 cite à l’appui de ses conseils une observation remarquable de llenninger (1), relative à un malade chez qui, après les signes de pyélile calculeuse, s’était établie une tumeur volumineuse dans l’bypochondre gauche; le professeur Scbützenbergcr songeait à établir une fistule à la région rénale : Sédillot fut d’avis d’attendre, pensant que si le rein était réduit à une poche membraneuse, la sécrétion urinaire devait nécessairement s’arrêter et qu’il y avait espoir de rétraction graduelle de la tumeur. La suite lui donna raison. Le malade fut soumis à un traitement palliatif et guérit au bout de six mois. Il n’y eut pas de rechutes. ]

ARTICLE III

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