RÉTENTION D’URINE
Tumeur plus molle, plus facile à déprimer. Par le toucher vaginal on constate Y état normal de l’utérus.
Par le toucher rectal, on constate le volume normal de l’utérus.
HYDROMÉTRIE.
Tumeur plus ferme , plus résistante.
Par le toucher vaginal on constate Y ascension du col et la pesanteur ducorpsdcYutérus.
Par le toucher rectal on constate Y augmentation considérable de volume du corps de l’utérus.
Il faut répéter ici que, dans tous les si concluants, doit être pratiqué.
cas, le cathétérisme, dont les résultats sont
h' Signes distinctifs de la rétention d’urine par paralysie de la vessie et de la rétention causée par le gonflement de la prostate.
RÉTENTION D’üRINE PAR PARALYSIE.
Cathétérisme facile avec les sondes de toutes les courbures.
Après l’introduction de la sonde, les premières colonnes du liquide sont seules projetées ; le reste s’écoule en bavant.
La contraction des muscles abdominaux ou la pression sur le ventre produisent un jet qui s arrête lorsque ces actions cessent.
(1) On n’oublie pas qu’il ne s’agit que de l’ascite confondue avec la maladie décrite dans cet article.
Valleix, 5e édil.
RÉTENTION D’üRINE PAR SUITE DE TUMEUR DE LA PROSTATE.
Cathétérisme exigeant une sonde d’une assez forte courbure, et présentant une certaine difficulté.
Après l’introduction de la sonde, le liquide est projeté jusqu’à la fin; les dernières colonnes seulement sont projetées moins loin.
La contraction des muscles abdominaux et la pression sur le ventre sont inutiles.
un peu considérable, qui seule peut cire
Pronostic. ■ — Le pronostic esl généralement favorable dans les cas où la paralysie de la vessie est la suite de la distension forcée de ses libres; le développement d'une inflammation un peu intense offre seul quelque danger. Dans les autres cas, le pronostic est d’autant plus fâcheux que la maladie est plus avancée. A une époque rapprochée du début, on peut, en effet, espérer d’obtenir la guérison de la maladie, tandis que, plus tard, on a tout lieu de craindre qu’elle 11e se prolonge aussi longtemps que la vie du malade.
[§ VII. — Traitement.
On peut prévenir cette espèce de paralysie et même la guérir lorsqu’elle esl commençante, ou que la vessie n’est encore qu’affaiblie. Il suffit souvent, pour relever l’action de ce viscère, d 'appliquer un corps froid , soit sur la région hypogastrique, soit sur les cuisses. J. L. Petit a quelquefois réussi, en jetant de l'eau sur le visage , en faisant mettre les mains dans un seau d’eau de puits, h faire uriner des personnes qui en avaient envie et qui ne pouvaient y satisfaire. Fondé sur ce que le besoin cl’uriner prend en passant d’un lieu chaud dans un lieu frais, il a conseillé à des malades qui avaient une rétention incomplète par paresse de la vessie, de pisser dans un lieu frais, d'approcher le pot de chambre cle leurs cuisses et du scrotum. Ces malades, dont la vessie ne jouissait pas d’une contractilité suffisante pour expulser la totalité de l’urine, croyant avoir tout uriné, ont rendu encore plus ou moins d’urine qui, sans précautions, serait restée dans ce viscère.
« Les malades doivent observer avec soin Id ene point uriner étant couchés, de pisser debout ou à genoux, et surtout de ne point résister à la première envie d’uriner . Ceux qui ont le sommeil très-profond doivent se faire éveiller de trois heures en trois heures pour uriner. » (Boyer.)
Cathétérisme. — Mais tous ces moyens sont insuffisants lorsque la rétention est
complète, et l’on n’a de ressource pour donner issue à l’urine que dans {'introduction de la sonde (fig. 121 et 122). Les boissons diurétiques ne servent qu’à aggraver la maladie, en augmentant l’afflux d’une grande quantité d’urine dans la vessie. Les saignées locales et générales, les bains, les cataplasmes, les fomentations, les lavements, n’ont pas seulement l’inconvénient de prolonger les souffrances des malades; ils contribuent encoreh rendre la maladie incurable, en exposant les parois delà vessie à une distension excessive, cette distension étant capable à elle seule de produire la paralysie de cet organe.
()n ne saurait donc avoir recours trop tôt à la sonde dans la rétention d’urine, causée par la paralysie de la vessie. Cet instrument pénètre facilement, pour 1 ordinaire; mais, chez les vieillards, une grosse sonde entre plus facilement et cause moins de douleur qu’une sonde d’un petit diamètre. On peut se servir d’une algalie d’argent ou d’une sonde de gomme élastique, F, g. t22. — Sonde cctte dernière est préférable, parce qu il tant la laissa dans la vessie, pour empêcher que l’urine ne s y amasse
Fig. 121.
Somlc Je femme.
d’homme.