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PARALYSIE DE LA VESSIE ET RÉTENTION D’URINE. — TRAITEMENT. 6Ù

de nouveau, ce qui ne manqueraitpas d’arriver sil’on discontinuait l’usage de la sonde.

[Civiale conseille de ne point vider la vessie tout d’un coup et de ne pas laisser d’abord la sonde à demeure , pratique qui peut avoir de graves inconvénients : on essaye la susceptibilité du col et, après avoir plusieurs fois vidé la vessie en retirant la sonde après l’opération, on finit par la laisser à demeure si l’organe ne recouvre point sa contractilité et si l’instrument est toléré par les voies urinaires. ]

Lorsque la sonde est placée dans la vessie et fixée, si la région de ce viscère est don I oui eu se , s il y a de la fiè\re, on fait une soignée dw bras ,' dans tous les cas, on prescrit des boissons délayantes, rafraîchissantes et légèrement-diurétiques. On débarrasse le gros intestin an moyen de lavements, et l’on règle le régime du malade d’une manière relative à la situation où il se trouve.

On donne issue aux urines en débouchant la sonde toutes les deux ou trois heures, suivant qu’elles sont plus ou moins abondantes et que le besoin de les rendre est plus ou moins pressant. Il ne laut pas cependant attendre toujours cet avertissement, parce que la vessie est en général moins sensible alorsque dans l’état naturel. On retire la sonde tous les dix, douze ou quinze jours pour la nettoyer et pour prévenir son incrustation. Lorsqu’on s aperçoit que la surface commence à perdre son poli et à devenir raboteuse, on lui en substitue une autre. (Boyer.)

Si I introduction de la sonde est impossible, on ne doit pas hésitera pratiquer la ponction de la vessie, ce que Boyer a fait lui-même une fois : mais il faut se l'appeler que ce chirurgien ne faisait pas bien la distinction entre la rétention d’urine par paralysie et la rétention due à un obstacle à la sortie de l’urine, condition qui rend, seule, le cathétérisme impossible.

Ine a proposé de pomper le liquide au moyen d’une seringue, quand la vessie ne se vide pas suffisamment par la sonde.

Civiale repousse ce procédé. Si l’on pensait, néanmoins, devoir y recourir, on pourrait se servir, pour vider la vessie et y faire des irrigations, de la sonde évacuatrice à double courant de Voülemier

(fig. 123). Rehquet a proposé récemment un irriuateur de l' urèthre m i / vessie qui a le mérite d’avoir une sonde de netit r dih.-P • I V • 1 1 de 1(1

vessie, poussé par le malade, le I„„g de la d oi etm L'd! ,dc>

pavillon placé au méat, d’ou il est versé au dehors (1) ^ *' ^ Jl,Sq" 5r’Dn

(1) Rehquet, Buté de l'Académie de médecine, t. XXXI, décembre 1365.

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F'°;v12?- — Sonde évacuatrice à double courarl de Voülemier.— c b. Arrivée de l’eau.- c. Sortie

gouttière.1106 “ C°UliSSe articulde qui couvre 1*

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Électricité. — Miclion (1) a cité des cas dans lesquels la paralysie de la vessie, se compliquant d’un certain degré de paralysie du rectum, a cédé promptement à l’emploi de Y électricité.

Monod (2) a cité un cas de paralysie de la vessie survenue après une tentative d’asphyxie par le charbon, et dans laquelle la galvanisation uréthro-vaginale a eu un plein succès. J. Bonnin (3) guérit également, en employant le procédé de Miclion, un malade atteint de paralysie de la vessie, avec engorgement prostatique. Duchenne (de Boulogne) a tracé les règles de la faradisation vésicale : elle se fait en introduisant un rhéophore dans le rectum et l’autre dans la vessie, ou bien à l’aide du rhéophore vésical double de cet auteur.

[J. Arnould a observé, au Val-de-Grâce, un cas dans lequel l’application de ce moyen de traitement fut suivie d’une prostatite suppurée fort alarmante : peutêtre avait-on méconnu une prostatite commençante qui causait la rétention d’urine; mais le cathétérisme était très-facile, et si l’on a commis, dans ce cas, une erreur, il semble qu’elle puisse facilement se renouveler. ]

Applications froides. — J. J. Cazenave, de Bordeaux (U), a réussi à rétablir le cours des urines dans six cas de rétention sur dix ayant des causes diverses, en vidant d’abord l’intestin par un lavement laxatif ou purgatif, puis en excitant la vessie par des lavements froids, l’introduction de glace dans le rectum, des applications froides sur le périnée, l’hypogastre, la verge et le haut des cuisses. Ces tentatives sont suffisantes dans les cas simples et reviennent à celles qu’indiquent tous les auteurs, en pareille occurrence.

Grandes ventouses. —Van der Broeck (5) a rapporté douze cas dans lesquels il est parvenu neuf fois à provoquer l’émission des urines sans le secours de la sonde, bien que la rétention eût lieu sous l’influence d’affections cérébrales simples ou compliquées, en appliquant de grandes ventouses à la partie supérieure ou interne des cuisses. On peut essayer ce moyen dans tous les cas de rétention par simple

distension.

Seigle ergoté. — Allier, de Marcigny (6), a cité des faits en faveur de 1 utilité de Y ergot de seigle , même dans le cas où la rétention d’urine est due à une hémorrhagie cérébrale, et lorsque cette médication n’avait aucune influence sur la paralysie des membres concomitante. Il a donné le seigle ergoté à doses fractionnées et rapprochées, et en a porté la quantité jusqu’à U et 5 grammes par jour.

Duhamel (7) a réussi, dans un cas de rétention par inertie de la vessie, à rétablir le cours de Burine, en administrant cette substance à la dose de k grammes par jour. Sainmont, de Rocroy (8), a rapporté un cas qui vient aussi à l’appui des

observations d’ Allier. .

En vue de l’incontinence d’urine par regorgement, nous retrouvons ici les can-

(1) Michon, Bulletin delà Société de chirurgie , 11 avril 1849.

(2) Monod, Gazette des hôpitaux, 1849, p. 80.

f3 Bonnin Bulletin général de thérapeutique , lo décembre 18o0.

4) Cazenave, Union médicale 1 9 juillet 1 849 .

>*( vnr, Hpr Broeck, Revue médicale de Pans, janvier 1848.

Ü illier fde Marcigny), Bulletin de l’Acadèmiede médecine , juin 1848 t. XIII, p. 1132. f, ^ Duhamel, The New-York Journal, et Journal des connaissances médico-chirurgicales ,

^^S^Sahnnônt, Gazette des hôpitaux, 15 juillet 1848,

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