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NÉVRALGIE DE LA VESSIE

La névralgie de la vessie, ou cystalgie, est une affection qui n’a été décrite que dans ces dernières années, et encore ne l’a-t— elle été qu’à l’occasion de la névralgie de l’anus, dont elle a été regardée par quelques-uns comme la conséquence, et par Velpeau (6) comme le point de départ. Les observations que possède la science silice sujet, et surtout celles de Champaignac (7), offrent de l’intérêt.

§ I. — Définition, synonymie, fréquence.

La névralgie de la vessie est une affection caractérisée par des douleurs vésicales

(1) Voy. Incontinence d’urine, p. 630.

(2) Lécluyse, Annales de la Société médicale d’émulation, et Journal des connaissances médico-chirurgicales, 15 avril 1850.

(3) Foucher, Traitement de la rétention d’urine par inertie de la vessie et du catarrhe vésical ( Revue de thérapeutique méd.-chirurg., 1865).

(Al Voy. Paralysie de la vessie, p. 642.

(5) Voy. l’article consacré à cette affection (p. 605).

(6) Velpeau, Dictionnaire de médecine en 30 volumes, ou Répertoire général des sciences médicales, t. III, p. 282, art. Anus (névralgie de F). — Voyez aussi Gosselin, Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques. Paris, 1865, p. 683, t. II, article Anus (névralgie de 1’).

(7) Campaignac, Journal hebdomadaire de médecine, t. II, p. 396.

MALADIES DES VOIES GÉMTO-URINAIUES.

sans lésion anatomique appréciable. Sans être très-rare, elle n’est pas fréquente. Nous pensons, avec Velpeau, que la maladie a son siège primitif au col de la vessie, ou plutôt que la douleur, qui en est le principal et presque l’unique caractère, occupe le plexus nerveux qui se rend au col de la vessie et à la partie inférieure du tectum, et que par conséquent c’est une affection dontle siège est presque nécessanemcnt multiple ou le devient tôt ou tard. Aussi voyons-nous les auteurs décrire en même temps la névralgie de la vessie et la névralgie de l'anus, et peut-être devrait- on lui donner le nom de néora Ig ie auo-vésical e .

[triviale insiste sur ce fait qui résume la physiologie de la vessie: l’antagonisme entre les puissances musculaires dont la fonction est d’expulser l’urine (tunique musculaii e) , et celles qui agissent pour retenir ce liquide pendant un certain temps. Ces dernières sont constamment enjeu : eiles sont accumulées au col vésical, et la sensibilité de cette partie est en connexion étroite avec sa contractilité. De là, la pu dominance des affections nerveuses au col de la vessie, et l’importance cousiduable qu elles acquièrent vis-à-vis des fonctions de cet appareil. Aussi est— ce surtout la névralgie du col qu’il faut considérer dans la névralgie de la vessie. ]

§ II- — Causes.

[ Les causes des affections nerveuses de la vessie, principalement du col delà vessie, sont très-nombreuses et variées. Signalons, entre autres, les lésions traumatiques, chutes sur le périnée, excès de coït, compression pendant l'accouchement; la résistance aux premiers besoins d’uriner ; l’abus des boissons alcooliques; les affections des reins, du rectum, de l’utérus; les névroses ou les névralgies constitutionnelles, un corps étranger dans la vessie (calcul); la constipation, cause sur laquelle insiste Civiale (1) ; et en général tous les états morbides du rectum.

Age,, sexe. — Cette affection ou ce symptôme se rencontre le plus souvent dans l’àge adulte. Chez les femmes, la névralgie de la vessie n’est pas rare, et elle procède le plus souvent de maladies de l’utérus avec lesquelles on la confond.]

§ III. — Symptômes.

Dans quelques cas (2), les premiers symptômes se sont manifestés du côté de l’anus.

Le fondement devient le siège de douleurs lancinantes, en apparence trèssuperficielles, et qui fout redouter au malade la moindre pression. Assez souvent ces douleurs reviennent par accès, tantôt brusquement, d’autres fois avec quelque lenteur, en laissant le sujet tout à fait libre dans l’intervalle ; il arrive aussi cependant quelles restent continues, avec quelques exacerbations.

Chez certaines personnes, l’anus semble se contracter avec force par moments, et se relâcher bientôt après. Dans d’autres cas, il s'entrouvre , an contraire, d’une manière évidente, au point d’amener des garderobes involontaires. Le col de la vessie ne tarde pas à participer à ces manifestations; d’autres fois, c’est cette région qui les présente la première. Alors, dit Velpeau, la plupart des signes

(1) Civiale, Traité pratique sur les maladies des organes génito-urinaires. Paris, 1SG0, t. H, p. 45.

(2) l’ilmann, Encyclop. Worterbuch der-med. Wisscnsch., t. I, et Campaignac, loc. cit.

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