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ANOMALIES DES TESTICULES

On ne connaît, d’après Curling (1), qu’un seul cas à peu près authentique de testicule surnuméraire ; le troisième testicule de la plupart des observations de ce genre n’était autre chose qu’une tumeur fibreuse.

Les cas d’absence complète d’un testicule ou des deux, monorchidie ou anorchidie vraie, sans être aucunement impossibles, sont également très-peu nombreux. Nous ne nous arrêterons pas à ces curiosités scientifiques que tel observateur isolé pourra ne rencontrer jamais.

La migration incomplète du testicule est d’observation plus commune, et constitue ce que l’on a appelé monorchidie, quand il n’y a qu’un seul testicule dans le scrotum, et cryptorchidie quand les deux glandes sont absentes. Le testicule qui n’est point descendu à sa place normale dans les bourses, reste dans l’abdomen ou s’engage dans une voie qui l’en éloigne, mais qui n’est pas le trajet accoutumé de sa migration; O. Lecomte (2) a très- bien décrit ces diverses situations ou ectopxes du testicule sous le nom dé inclusions, terme proposé par II. Larrey; il y a une inclusion pelvienne, une inclusion inguinale, une inclusion périnéale et une inclusion crurale.

Les causes d’arrêt dans la descente du testicule, suivant Curling, sont variées: ce vice de conformation dépend soit de la faiblesse ou de la paralysie du crémaster, soit d’adhérences qui retiennent cet organe dans l’abdomen (péritonite fœtale), soit enfin de l’étroitesse de l’anneau inguinal externe. On voit encore le testicule, d’abord descendu, rentrer dans l’abdomen par le fait d’un bandage ou d’un traumatisme, et ne plus en sortir.

Curling cite un certain nombre de cas dans lesquels des individus cryptorchides paraissaient ne point souffrir dans l’exercice de leurs facultés viriles ; un sujet observé par Poland (3) aurait même pu se marier dans ces conditions, et avoir des enfants. Les individus de cette catégorie auraient conservé le volume normal de leurs testicules, malgré l’inclusion. Mais, d’autres fois, les sujets cryptorchides présentaient à peine les attributs de la virilité, n’avaient pas de désirs vénériens ou tout au moins étaient inféconds. Line atrophie plus ou moins considérable des organes séminifères coïncidait avec ces apparences symptomatiques. En France,

(1) Curling, Traité pratique des maladies du testicule, trad. par Gosselin. Paris, 1857.

(2) 0. Lecomte, Des ectopics congénitales du testicule et des maladies de ces organes engagés dans l’aine, thèse de Paris, 1851, n° 159.

(3) Poland, Gui/? Hospital Reports, 2e série, t. II.

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