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PERFORATION, RUPTURE DE L’JNTESTIN

La perforation intestinale a surtout de l’intérêt, à cause de la péritonite suraiguë qui en est la suite. (Voy. Péritonite.)

Il est bien rare de voir la perforation succéder à un ulcère simple de l’intestin, et même il n’est nullement prouvé que, dans les cas cités pour démontrer la possibilité du fait, il ne fût pas question d 'ulcérations typhoïques, ou tuberculeuses , ou cancéreuses. Dans tous les cas, du reste, la perforation ne donne lieu à aucun symptôme par elle-même; elle n’est remarquable que par ses suites.

Les causes de perforation admises sont, outre les plaies pénétrantes et la présence des corps étrangers, la gangrène, les ulcères dysentériques, typhoïques, tuberculeux, cancéreux , et la destruction des parois de l’intestin de dehors en dedans par diverses causes organiques, comme les abcès des organes abdominaux, les anévrysmes, les entozoaires, etc.

Bizot, de Baume (1), a vu, chez une dame de quarante-cinq ans, des vers lombrics sortir par une plaie abdominale résultant de la chute d’une eschare. Au moment où ces vers perforèrent l’intestin, il y eut des douleurs atroces. La malade guérit parfaitement. (Voy. Péritonite suraiguë.)

La rupture des intestins est encore moins intéressante à étudier pour le pathologiste. Une énorme dilatation de cet organe peut donner lieu à cet accident ; mais les cas de ce genre sont bien rares. Presque toujours ce sont des violences extérieures qui le produisent, et alors, comme pour la perforation, tout l’intérêt se porte sur la péritonite, qui en est la conséquence.

ARTICLE IX

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