FLATUOSITÉS INTESTINALES
pation opiniâtre. Ces accidents, qui peuvent se rencontrer dans tous les pays et à des degrés très-variables, sont suivis, dans beaucoup de cas, de phénomènes fort graves du côté du système nerveux (paralysie, épilepsie). Ne sont-ils, le plus ordinairement, que le résultat de l’intoxication saturnine, ou, lorsque l’introduction du plomb dans l’économie n’a pu être révélée, constituent-ils une maladie spéciale, propre à certains pays, à certaines professions et particulièrement fréquente dans les contrées tropicales? Telle est la question qui, il y a cent ans, à l’occasion de la colique du Poitou , comme, depuis vingt ans, à l’occasion des nombreux cas de coliques observés dans la marine française, a été le sujet de débats animés auxquels beaucoup de médecins ont pris part.
Depuis la dernière édition de cet ouvrage les nombreux travaux qui ont démontré la possibilité de l’intoxication saturnine dans une foule de circonstances où l’on ne l’avait pas soupçonnée, les investigations poursuivies dans ce sens, sur tous les points du globe, par les médecins de la marine française à la suite des belles recherches de A. Lefèvre, les résultats incontestables obtenus par l’application des mesures hygiéniques dues à l’initiative, aux persévérants efforts de ce savant, ont singulièrement avancé la solution de ce problème si vivement discuté.
Il est temps de le reconnaître, on ne peut réellement plus, aujourd’hui, maintenir i dans le cadre nosologique, à litre d’entité morbide spéciale, distincte d’une des mani- I festations les plus ordinaires de l’intoxication saturnine, une maladie qui, de l’aveu i même de scs défenseurs les plus convaincus, serait, excepté sous le rapport étiolo- . gique, absolument identique avec la colique de plomb. Dans un ouvrage essentiellci ment pratique comme celui-ci, il faut donc renoncer à consacrer un chapitre à une étude qui n’aurait de raison d’être qu’au point de vue historique et critique. Ce I parti semblera tout à fait légitime à ceux qui ne voient plus désormais, dans les cas i dits de colique sèche , que des cas d’entéralgie, ou des cas de colique de plomb dont on peut, le plus souvent, reconnaître l’origine. Pour ceux qui ne sont pas encore rralliés à celte opinion, il ne saurait y avoir de préjudice sous le rapport clinique. IEn effet, toutes les notions utiles au lit du malade, toutes les mesures prophylactiques qui s’adresseraient à la prétendue entité morbide qui ne compte plus que de rares partisans, sont évidemment contenues dans les chapitres qui traitent soit de I’Entéralgie (tome III), soit de I’Intoxication SATURNINE (tome V). A l’occasion de l’étiologie de cette dernière maladie, nous donnerons l’indication des nombreux écrits publiés sur la question de la colique sèche.]
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