CONSTIPATION. — TRAITEMENT
Purefoy (1) a vu, dans les cas où les drastiques avaient échoué, la •constipation céder au tartre stibié donne à doses nauséeuses pendant huit, dix ou douze heures de suite; il le donne habituellement à la dose de 1/8“ de grain à courts intervalles.
Dans le cas où l’accumulation se fait dans FS iliaque et le rectum, ces lavements deviennent inutiles. Dans le rectum, en effet, la canule pénétrant dans les matières fécales, le lavement ne peut pas être administré, et si c’est une partie un peu plus élevée qui est le siège du mal, le liquide est rejeté à mesure qu’il est injecté.
Fort Vidal (2) a vu un cas de constipation opiniâtre liée à un état veineux trèsprononcé résister à tous les moyens, et ne céder qu’à l’administration de la strychnine donnée à la dose de 1 /6e de grain toutes les quatre heures.
Teissier, de Lyon (3), a employé avec succès la noix vomique à la dose d’un centigramme par jour dans la constipation par inertie. Il conseille aussi les lavements astringents (avec le tan, la ratanhia, la historié, l’alun, le cachou, etc.), dans les mêmes circonstances. C’est surtout chez les vieillards que s’observe cette espèce de constipation.
Allcgrand ( h ) affirme qu’il a triomphé très-souvent de constipations opiniâtres à l’aide du nitrate d’argent (5 àlOcentigr.) dissous dans 32 grammes d’eau distillée.
Avant de donner ce lavement, il faut en administrer un d’eau simple pour laver l’intestin.
Piorry a prétendu que la pression exercée sur le trajet de l’intestin était le meilleur moyen de faire cesser l’engouement stercoral. Ce moyen grossier n’est pas applicable à la plupart des cas. On ne détruit pas par là la cause de la constipation ; et il est des déviations de l’intestin, signalées en particulier par Toulmouche, qui rendent assez souvent cette pratique non-seulement inutile, mais dangereuse.
L 'accumulation des matières dans le rectum exige une opération particulière. Il faut enlever mécaniquement les matières fécales.
Pour cela, on a proposé de se servir d’une curette ou du manche d’une cuiller. Mais le doigt est beaucoup plus convenable. On introduit l’index enduit de céral ou d’huile dans le rectum. On trouve bientôt la masse stercoralc, et l’on cherche, en grattant, à en enlever des fragments. Il ne faut faire des injections que quand le doigt ne peut plus atteindre le bol fécal. Ordinairement, en contituant l’extraction, on parvient à réduire la masse au point que les contractions de l’intestin se réveillent. Alors la défécation a lieu naturellement, les matières dures s’échappent les premières, puis viennent des matières plus molles, en quantité souvent très-considérable. Administrez ensuite des lavements laxatifs, pour empêcher la reproduction de l’accumulation.
(t) Purefoy, Dublin Journal, février, et Bulletin général ri? thérapeutique, 30 mars 1851.
(2) Fort Vidal, The Lancet, novembre 1850, et Bulletin cjénér. de thérapeutique, 15 novembre 1850.
(3) Teissier, Journal de médecine de Lyon , septembre 1845.
(h) Allegrand, Aheille médicale, octobre 1847.
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MALADIES DES YOLES DIGESTIVES