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111 t egle tl inleusité- En général, la période d’incubation est plus marquée; suivant Trousseau, elle peut même se prolonger pendant quelques semaines. L’évoution est également plus lente, mais les hémorrhagies gastriques et cutanées paraissent se montrer plus fréquemment et avoir ici plus d’importance. Enfin, un symptôme caractéristique de l’atrophie, la diminution de volume du foie, faisant ( •■faut, et même, dans beaucoup de cas, étant remplacé par un symptôme conlune, 1 îypci liophic, il s ensuivra que les signes donnés parla percussion seront loul autres ici que dans l’atrophie.
§ III. — Anatomie pathologique.
Les désordres pathologiques observés paraissent établir qu’on a affaire ici aux piemiers stades d un travail de désorganisation dont l’atrophie serait le dernier mot. La glande est le plus souvent hypertrophiée et hypérémiée, le contenu des cellu'es est troublé par des dépôts granuleux, ou bien, lorsque la lésion est plus avancée, les cellules sont en partie détruites et envahies par de la graisse. Enfin le tissu fibreux interstitiel est hypertrophié, ce qui établit une transition entre l’hépatite diffuse et la cirrhose, et ce qui peut expliquer aussi, dans une certaine mesure, la persistance du volume du foie.
§ IV. — Traitement.
Le traitement de l’atrophie aiguë, ainsi que celui de l’hépatite diffuse, demeure malheureusement presque toujours inefficace. On en est réduit presque absolument a la médecine symptomatique; cest ainsi qu’on peut recourir aux acides minéraux et végétaux pour combattre les hémorrhagies, et aux boissons glacées ou gazeuses afin d’arrêter les vomissements. Dans quelques cas, les préparations de quinquina ont paru soutenir les forces des malades et retarder la terminaison funeste de la maladie. Il en a été de même du vin et des toniques, dont l’emploi aurait été suivi de succès, d’après Carville, lors de l’épidémie de Gaillon. L’ipécacuanha, à dose vomitive, a aussi été recommandé par Hérard; enfin Trousseau pense que le mieux serait peut-être de prescrire des purgatifs salins ; ceux-ci auraient l’avantage d’imiter les procédés suivis par la nature pour guérir les maladies infectieuses, déplus, en agissant ainsi, on suivrait la pratique des médecins, qui ont traité avec succès la fièvre jaune d’Amérique.
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