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HYPERTROPHIE DU FOIE. — SYMPTÔMES

ment de celle qui, indépendante des affections précédemment décrites, est due à une simple augmentation dans le volume ou le nombre des cellules glandulaires.

Réduite à ces proportions modestes, mais conformes a la signification du nom qu’elle porte, l’hypertrophie ne nous paraît mériter, ni par sa signification pathologique, qui est obscure, ni par son importance thérapeutique, qui est nulle, de nous arrêter longtemps ici ; nous ne lui consacrerons donc qu’une description succincte.

§ I. — Anatomie pathologique.

Dans les cas où le foie est atteint d’hypertrophie pure, on observe un accroissement considérable ou une nouvelle formation rapide des éléments glandulaires. Les cellules atteignent le double ou le triple des dimensions normales, et contiennent de deux à trois noyaux volumineux. Ces cellules, de forme anguleuse et irrégulière, s’isolent facilement. Les lobules de la glande ont grossi proportionnellement à l’accroissement des cellules, et se dessinent nettement sur les coupes. Dans d’autres cas, ce n’est plus une dilatation, c’est une multiplication des cellules qu’on observe. La jeune génération cellulaire forme la plus grande partie du parenchyme hépatique et peut aussi coexister avec les anciennes cellules dont le volume est augmenté. Par suite de cette production de cellules nouvelles et de l’amplification de leur volume, le foie arrive souvent à atteindre le double et même le i triple de sa grosseur normale, sans que sa forme soit beaucoup modifiée; il en est i de même de sa consistance, qui est tantôt fiasque, tantôt ferme.

§ Il . — Causes.

Des congestions hépatiques répétées peuvent à la longue amener l’hypertrophie i de l’organe; on la voit aussi se produire comme compensation, pour ainsi dire, i d’une perle de substance ; c’est ainsi qu’on la trouve souvent à côté de cicatrices i dues à l’hépatite syphilitique, à l’oblitération de la veine porte ou à d’autres lésions i encore. On l’a de plus observée en même temps que le diabète sucré, et dans la I leucémie. Le séjour prolongé dans les pays chauds suffirait également pour augmenter le volume du foie, indépendamment de tout état pathologique. C’est du i moins ce qu’affirment Levacher, Haspel et Cambay. La même influence est attri— I buée aux contrées marécageuses de la zone tempérée; mais cette assertion ne doit ( être admise qu’avec réserve, car il est probable que l’on a affaire alors, plutôt à t des dégénérescences graisseuses et cérumineuses qu’à une hypertrophie proprement dite.]

§ III. — Symptômes.

Gêne, pesanteur , déterminées dans l’hypoehondre droit par l’augmentation de volume de l’organe, et un certain degré d’ essoufflement . Il n’est pas rare de trouver des sujets qui, avec une augmentation de volume de cet organe, éprouvent i quelques troubles digestifs, tels que perte d’appétit et digestions laborieuses , phénomènes qu’on ne peut rapporter qu’à l’état du foie, et qui se dissipent lorsque cet état a disparu; mais en pareil cas, existe-t-il véritablement une lésion à laquelle i 1 on puisse donner le nom d’hypertrophie? Chez un sujet, Aiulral a noté l’existence I ' de l 'ictère; mais c’est là un cas qui n’est pas ordinaire, et l’on se demande si ce symptôme était réellement en rapport avec la lésion.

M Ui\f)JI'„S DES ANNEXES DUS NOIES DIGESTIVES.

§ Diagnostic, pronostic.

Si, sans symptômes violents, un sujet s'offre à l'observation avec un foie déveoppé d une uidiiière permanente, sans alternatives d’augmentation et de diminuiion la forme de 1 organe étant conservée, on peut soupçonner l’existence d’une simpe ypeiuop ne. Mais on doit être très-réservé dans ce diagnostic; car les n.alad.es chroniques qui peuvent donner lieu à une semblable augmentation de volume du foie ne sont pas assez bien connues pour qu’on soit certain que ces signes ne leur appartiennent pas également.

§ V. — Traitement.

[En dehors du traitement de la congestion, du diabète et de la leucémie avec lesquels nous avons vu l’hypertrophie coïncider le plus souvent, celle-ci ne réclamera pour ainsi dire pas un traitement spécial. Cependant si la gène et la pesanteur éprouvées dans l’hypochondre droit atteignaient un certain degré, si les digestions devenaient pénibles, on remédierait utilement à ces accidents à l’aide d’un régime convenable, et/de l’administration répétée de purgatifs légers. En outre, l’usage de I hydrothérapie et des eaux minérales alcalines, telles que celles de Vais (1), rendrait certainement ici d’utiles services. ]

ARTICLE Vf.

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