ATROPHIE CHRONIQUE DU FOU
§ I. — Causes.
[Ses causes sont diverses; elle peut résulter de la compression de l'organe, soit que cette compression vienne de l’extérieur, soit qu’elle s’exerce & l’intérieur du corps. L’oblitération des capillaires hépatiques consécutive à l’inflammation de la capsule de Glisson, celle qui a pour cause des dépôts de pigment faits à l’intérieur de ces mômes vaisseaux; l’oblitération delà veine porte elle-même et les affections ulcéreuses chroniques de l’intestin, telles sont les causes ordinaires cl principales, d après Frerichs, de l’atrophie chronique du foie.
S H. — Symptômes.
On conçoit que la disparition d’une grande partie du parenchyme hépatique doive, en limitant I action de l’organe, réagir sur l’ensemble de l’organisme. Les symptômes se développent lentement et sourdement D’abord apparaissent les Doubles digestifs : diminution de l’appétit, ballonnement et pesanteur épigastrique, etc. Des gaz s accumulent dans l’intestin; les selles deviennent d’un jaune gris pale, parfois aussi brunâtres. II y a des alternatives de constipation et de diarrhée; Souvent pu observe un dévoiement abondant, permanent, qui ne tarde pas a amener la débilité. L’exploration de la région hépatique révèle une diminution du volume du foie. La rate conserve ordinairement son volume normal. Plus tard, aux perturbation? des fonctions digestives, viennent se joindre des phénomènes annonçant que la sanguification et; la nutrition sont altérées. Les malades prennent un aspect blafard et cachectique sans teinte iclérique; ils dépérissent; des collec-
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