RAMOLLISSEMENT, INDURATION DU FOIE
1° Ramollissement. — Dans les observations d’Andral (2), on trouve des ramollissements que l’on peut appeler aigus, et d’autres que l’on peut regarder comme chroniques. Les premiers ne sont autre chose que des lésions secondaires survenues dans le cours d’une maladie grave. Les autres, dont on ne trouve que de rares exemples, ont eu pour signes, pendant la vie, des symptôme de gastralgie ou de gastrite chronique, avec des troubles intestinaux notables, et a 1 autopsie on n a trouvé d’autres lésions que le ramollissement du foie, pour expliquer ces phénomènes. Le défaut de sécrétion de la bile serait la cause première de tous les accidents (Andral). Quant à la nature de l’affection, on ne peut se prononcer sur ce point. 11 est impossible d’avoir des données vraiment utiles sur cette lésion, et l’on ne saurait en présenter une histoire intéressante pour le praticien.
2" induration. — On peut la regarder comme une cause d’ascite, et elle a toujours paru au-dessus des ressources de l’art. Les veines de l’abdomen, en particulier, ayant été rarement examinées, on est souvent dans l’incertitude sur la cause réelle de l’hydropisie.
!l° KYSTES DU FOIE.
11 se forme dans le foie, dans les reins et. dans d’autres organes, des kystes aqueux, entièrement distincts des hyclatid.es proprement dites ; c’est un fait qui a été principalement mis hors clc doute par Hawkins. Mais malgré cette distinction, nous ne devons attacher que peu d’importance aux différences qui existent entre les deux maladies, parce que, sous le point de vue des symptômes, de la marche de la maladie, de ses terminaisons, et surtout du traitement, il n’y a rien qui appartienne particulièrement à l’une d’elles. On a dit, que l’absence du frémissement et du bruit hydatiques servait à faire diagnostiquer les kystes aqueux, et à les différencier, pendant la vie, des tumeurs hydatiques; mais nous verrons dans l’article
(1) Dictionnaire général des eaux minérales . Paris, 1860.
(2) Andral, Clinique médicale , 3° édit., t. II, p. 387 et 407.
MALADIES DES ANNEXES DES VOIES DIGESTIVES
suivant que l'existence de ce signe est bien loin d’être constante dans les hydatides en sorte que, dans la plupart des faits, la distinction est impossible
La lésion anatomique est constituée par un kyste h parois plus ou moins épaisses et foimees par une membrane, où l’on distingue souvent plusieurs feuillets, dont 1 externe est fibreux, et dont l’interne, tomentcux, se couvre parfois, suivant Hawkins (1), de végétations fongueuses.
Quant au liquide , il est presque complètement composé de sérosité pure, et il ne se coagule pas par la chaleur. Le kyste est parfois très-considérable, et peut contenir jusqu à 10 kilogrammes de liquide, et plus encore. On en trouve souvent un nombre assez grand, et alors ils ont des dimensions médiocres et variables.
Les autres conditions pathologiques étant les mêmes dans le kyste aqueux et les hydatides, nous nous hâtons d’arriver à la description de ces dernières, et nous nous contentons d’ajouter que l’on a trouvé dans le foie d ' autres kystes, contenant des matières diverses , mais qui ne peuvent nous intéresser ici.
5° HYDATIDES, ÈCHINOCOQUES DU FOIE.
Cette allection n’a été connue d’une manière positive qu’à l’époque où les progrès de l’anatomie pathologique ont permis d’établir clairement quel est l’état de loigane malade. Laennec a publié des recherches sur les hydatides, cl c’est surtout depuis lors que cette affection, considérée dans le foie, a été étudiée avec succès.
Cependant Lassus (2) avait déjà fourni à la science un travail dont il sera question dans cet article. Plus récemment Barricr (3), Lebert (4), Livois (5), Kuchcnmeister, Van Bencden, Davainc (6), Moquin-Tandon, Frcrichs, Trousseau, ont publié sur ce sujet des travaux très-intéressants.
§ I. — Définition, synonymie, fréquence.
Les kystes hydatiques contiennent un plus ou moins grand nombre de ces poches ou vésicules que Laennec a appelées acéphalocystcs, et qui, d’après les recherches de Livois, ne sont autre chose elles-mêmes que de simples poches renfermant toujours dans leur intérieur un certain nombre d 'èchinocoques.
On a tncoie désigné les hydatides sous le nom de vésicules ou vessies aqueuses, d hydropisie enkystée du foie, de tumeurs aqueuses, etc. , etc.
La fréquence de cette affection n’est heureusement pas très-grande, si on la considère d’une manière générale ; mais, relativement aux affections de la même espèce, ayant leut siège dans d autres organes, on peut dire que les hydatides du foie sont celles qui se rencontrent le plus fréquemment.
[En effet, sur un relevé de 378 cas d’hydatides de tous les organes, Davainc en a trouvé 1 6(5 pour le foie seul.]
(1) Hawkins, Archives générales de médecine, 2e série, t. V.
(2) Lassus, Hcc h. et observ. sur l hydropisie enkystée du foie (Journ. de méd. de Corvisart, t. I).
(3) Barrier, Delà tumeur hydatique du foie, thèse. Paris, 1840.
(4) Lebert, ’lraitéd anatomie pathologique générale et spéciale. Paris, 1860, t. II, p. 269.
(5) Livois, Recherches sur les èchinocoques chez l'homme et les animaux, thèse. Paris,
loti O#
(G) Davainc, Traité des entozoaires et des maladies vermineuses. Paris, I8G0, livre il 2e partie. *
HYDATIDES, ÊUHINÜCOOÜES DU FOIE.
CAUSES
§ II. — Causes.
1° Causes prédisposantes. — [Les hydatides existent principalement à l’àge i moyen de la vie; c’est de vingt à quarante ans que les cas en sont le plus communs.
! Elles sont presque inconnues chez les petits enfants. J. Cruveilhier croit avoir vu iuii kyste de cette nature, mais qui s’était vidé dans l’intestin, chez un enfant mort , âgé de douze jours. Bodson a trouvé des hydatides dans le foie chez une tille de ( quatre ans. Les vieillards en sont aussi fort rarement atteints : Monod en a vu un i cas chez un homme âgé de soixante-dix-sept ans ; Charcot dans une phalange du doigt indicateur, chez un homme âgé de quatre-vingt-un ans.
Les hydatides ne paraissent pas avoir de préférence pour l’un ou l’autre sexe.
On ignore si les professions ont une influence sur la fréquence des vers vésii culaires ; toutefois ils paraissent très-rares chez les marins. Il est possible, dit IBudd, que le régime des marins, qui consiste pour la plus grande partie en s salaisons, soit contraire au développement de cette maladie. Suivant le même observateur, les pauvres en Angleterre paraîtraient être plus fréquemment atteints ( de ces vers que les riches, circonstance qu’il croit pouvoir expliquer par ce fait, ( que les pauvres habitent des maisons basses et humides et se nourrissent en plus ; grande partie de végétaux.
On sait que les hydatides sont très-communes chez les moutons et les bœufs qui paissent dans des prairies marécageuses, et surtout pendant les années pluvieuses. L’influence du régime sur la production de ces vers vésiculaires est donc assez manifeste ; toutefois son mode d’action est encore couvert d’une profonde obscurité.
L’animalité des bvdatides n’étant plus aujourd’hui contestée, leur origine dans unie génération spontanée n’étant pas admissible, la cause de leur existence ne peut (être attribuée à quelque violence extérieure ni à l’état particulier d’un organe ou de l’économie; il existe cependant beaucoup de faits dans lesquels l’apparition des 1 hydatides a été précédée d’une contusion, d’une commotion, d’un effort. Dans i quelques-uns de ces cas, la violence extérieure , ayant déterminé quelque lésion (dans la tumeur hydatique ou dans l’organe qui la renfermait, n’a fait que révéler "son existence auparavant inaperçue; ou bien encore un effort musculaire a pu ' chasser le kyste de la place où il s’était développé, et l’a rendu apparent par le fait t de son déplacement.
On ne possède qu’un petit nombre de documents sur la fréquence ou sur la t rareté des hydatides, suivant les contrées ou suivant les localités. Au rapport de IBudd, leur existence est à peine mentionnée par les médecins qui ont écrit sur les maladies de l’Inde. Bilharz a vu trois cas d’hydatides du foie en Egypte,
I Elles sont très-rares aux Etats-Unis : ce fait a été confirmé par le docteur ïShaltuck. Leidy (1) ne fait mention que de deux cas d’hydatides : 1° l’un coni cerne un kyste trouvé dans les muscles du côté droit de l’abdomen, chez le fils 'd’un marin anglais ; T l’autre, deux kystes trouvés dans le foie chez un Français; (il ajoute qu’il n’a jamais vu d’hydatides chez un Anglo-Américain. Il n’y en a I point de mentionnées dans le catalogue du musée de Boston. Les hydatides, d’a- I près les recherches de Leudet, sont plus communes à Rouen qu’à Paris. D’après
(1) Leidy, Synopsis of Eutozou and soute of their ccto-cohgeners obseroed h y (lie .1 athée.
I Philadelphia, 18ÔG.
MALADIES DES ANNEXES DES VOIES DIGESTIVES
les recherches nécroscopiques de R. Virchow, les échinocoques sont très-communs à Wurtzbourg, aussi bien qu’à Berlin.
En Islande, 1 affection hydatique règne d’une manière endémique. Le docteur Schleisner, qui a publié une topographie médicale de cette contrée, a, l’un despremieis, fait connaître ce fait. D’après des informations données à de siebold par le professeur Eschrichl (de Copenhague), le sixième delà population islandaise est atteint de celte maladie. Schleisner dit qu’elle est plus commune à l’intérieur de l'ile que sur le littoral.
En chiiuigien de maiine, Guerault, adonné une relation de celte endémie; les statistiques dressées par ordre du gouvernement danois, dit ce chirurgien, etque le médecin général de 1 Islande transmet chaque année à Copenhague, établissent que cette maladie attaque actuellement le cinquième de la population islandaise...
E affection hydatique islandaise ( livrarveiki ) occupe presque toujours le foie, comme le témoigne le nom qu’elle a reçue dans la langue du pays ; toutefois on y a trouvé des hydalides dans les poumons et dans les reins, au-dessus comme audessous du diaplnagme ; on en a trouve aussi sur la peau et meme dans la tunique vaginale. (Davaine.)
2° Causes occasionnelles. — - Il est désormais impossible d’admettre la génération spontanée des hvdatides, aussi bien que de rechercher leur origine dans une disposition particulière du corps ( helminthiase ), dont ces vers ne seraient que le produit et l’expression. « Nos entozoaires, dit Davaine (1), viennent tous primitivement du dehors ; bien plus, ils sont, pour la plupart, incapables de se propager en nous-mêmes, et chacun des individus qui nous atteint nous est véritablement étranger. On a des vers lorsqu’on est exposé à leur invasion par des boissons, par des aliments qui nous apportent leurs larves, par des conditions extérieures (pii permettent l’introduction de ces larves à travers nos téguments, fait aujourd’hui reconnu pour le ténia, l’ascaride loinbricoïde, le triçhocéphale, la filiairc de l’homme. »
L’analogie qui existe entre la tête d’un ténia et celle de l’échinocoque des hydatides a fait supposer que les hvdatides ne seraient que des embryons de ténia égarés et n’ayant éprouvé qu’un développement incomplet : telle est l’opinion de Sieboldetde Kuchenmcister. Davaine ne se range pas entièrement à celle hypothèse, bien qu’il dise que « l’analogie et l’induction permettent de présumer que, dans certaines circonstances, 1 échinocoque se développe en ténia, et que l’hydatidc primordiale provient d’un embryon de ce ténia ».
Voici, en effet, les objections qui se présentent :
« Quant à savoir si les échinocoques chez l’homme peuvent se développer dans son intestin et former l’un des vers cestoïdcs (ténia) dont il est affecté, la négative est certaine; car le nombre et la dimension des crochets de l’échinocoque ne se retrouvent point dans les vers cesloïdes de l’homme; en outre, une expérience directe et décisive s’est faite souvent sons les yeux des médecins ; on possède un assez grand nombre d’observations de tumeurs hydatiques ouvertes dans l’estomac ou l'intestin; les échinocoques introduits par myriades dans ces organes auraient pris de l’accroissement, s’ils y avaient trouvé les conditions propres à leur développement, et l’existence d’un grand nombre de ténias consécutive à l’ouverture d’une
(I) Davaine, Truité des entozoaires cl des maladies vermineuses de l'homme et des animaux domestiques , Paris, 1 360.
HYDATIDES ÉCHINOCOQUES DU FOIE. — SYMPTÔMES.
tumeur hydatique clans le tube digestif n’aurait pu passer inaperçue des malades et des médecins (1). «
Ainsi, bien que la question de transformation des hydatides en ténias, et réciproquement, ne soit pas encore résolue, il est certain que les hydatides proviennent du dehors, et ne sont pas le résultat cl’une génération spontanée.
§ III. — Symptômes.
Le début est presque toujours complètement latent, et ce n’est qu’à une époque assez avancée que la maladie du foie se révèle. On constate, il est vrai, l’existence, i chez un bon nombre de sujets, de symptômes divers qui ont [principalement leur ■siège dans les voies digestives; mais il est ordinairement impossible encore de : savoir quel est l’organe malade.
Symptômes. — Dans le plus grand nombre des cas, il existe une douleur , ou au i moins une gêne et une pesanteur incommodes dans l’hypochondre ou dans l’épi- ! gastre, ou dans ces deux points à la fois. Lorsque l’affection a fait des progrès considérables et est parvenue à ce que l’on a désigné sous le nom de seconde période ide la maladie, une douleur vive peut se manifester dans un certain nombre de cas; 1 mais c’est peut-être autant aux changements qui surviennent dans la substance du Ifoie environnante qu’aux progrès des hydatides, qu’il faut la rapporter. Il est fort 1 rare que la douleur vive devienne permanente; son caractère, au contraire, est de s se produire par intervalles, pour faire place, au bout d’un temps plus ou moins long, à la gêne et à la pesanteur qui existent d’une manière continue. Il est une ( circonstance dans laquelle la douleur aiguë devient permanente, c’est lorsque la s suppuration s’empare du kyste; mais alors l’affection prend les caractères d’un véi ritable abcès, et rentre presque complètement dans l’hépatite aiguë. Les péritoi nites partielles, dont on trouve les traces, après la mort, dans les fausses inem- Ibranes qui unissent le foie à la paroi abdominale, peuvent rendre l’affection t très-douloureuse.
Les grands mouvements respiratoires, les efforts de toux, l’éternument, les [grands mouvements du tronc, augmentent ordinairement la douleur, quand elle a nm certain degré d’acuité. Quelquefois il existe des irradiations douloureuses -spontanées, qui vont retentir dans l’abdomen, la poitrine et parfois l’épaule. Ce -sont encore les diverses altérations produites dans le foie et dans les environs qui î'sont la cause de ces irradiations.
La simple position peut augmenter beaucoup la douleur. Lorsque les hydatides i occupent le lobe choit du foie, le décubitus a lieu plutôt sur le côté droit que sur lie côté gauche, et le contraire existe lorsque l’affection occupe le petit lobe. Eu [général, le décubitus dorsal est choisi par les malades.
Dans quelques cas, la douleur et la gêne sont plus prononcées la nuit que le rjour, et cela paraît dépendre de la position horizontale du corps, qui rend l’action du diaphragme, dans la respiration, plus pénible que dans la station' verticale.
L augmentation de volume du foie et la forme particulière que cet organe aacquiert sont des signes extrêmement importants à noter. [Cette augmentation se ifait aux dépens de la poitrine ou de 1 abdomen, parfois même dans les deux direc-
(1) Davaine, Comptes rendus des séances et Mémoires de ta Société de biologie. Paris, 1850, 22e série, t. II, p. 169. . *
Yaukjx, 5 édit.
MALADIES DES ANNEXES DES VOIES DIGESTIVES
lions; et en meme temps la glande perd sa forme normale. Ses limites, appréciables au toucher et à la percussion, peuvent s’étendre, en haut jusqu’à la seconde côte, en bas jusqu’à la crête iliaque ; de sorte que la tumeur occupe la plus grande partie du côté droit du thorax, ou même de la cavité abdominale, refoule au dehors la paroi du ventre ainsi que les côtes, et remplit les espaces intercostaux de
manière à devenir apparente à l’œil.
C’est une déformation de ce genre que l'rerichs a observée et dont nous donnons ici le dessin (fig. ‘28).]
Dans les cas où il existe plusieurs tumeurs hydatiques, la surface accessible, à la palpation est bosselée et présente une rénitence élastique dans les diverses parties saillantes ; dans quelques cas, au contraire, on trouve une tumeur unique, parfois appréciable à la vue.
Tumeurs. — Elles occupent l’épigastre ou l’hypochondre droit, ou les diverses parties de ces deux régions sont arrondies, quelquefois aplaties, ordinairement lisses et régulières, quelquefois bosselées et inégales. Quand une tumeur occupe l’épigastre, la ligne blanche, en déprimant sa partie moyenne, la fait paraître quelquefois bilobée. Ces tumeurs , ordinairement bien cireon- , scriles, et quelquefois sans limites pré-
Fig. 28. — Déplacements des organes thoraciques par , , .
suite d'uchinocoques du foie. — b. Diaphragme remon- C1SCS, SOIlt i Gllldl CJUdblCS |)dl’ IGUF TC-
tant jusqu’à la deuxième côte droite.- c. Kyste liyda- nitcnCC Ct leur élasticité. La fluctuation tique. — cl. Rate. — e. Cœur. — f • Estomac. t , , , . ,
(Frericiis, fig. ioo.) Y est toujours obscure, a cause de leur grande tension. Une circonstance qu’il faut avoir soin de noter, c’est la manière dont la tumeur est en rapport avec les fausses côtes. Comme, en effet, les collections hydatiques s’élèvent plus ou moins haut dans le corps de l’organe, il en résulte qu’en palpant attentivement, on reconnaît qu’elles s’insinuent sous les fausses côtes.
A l’aide de la percussion , on constatera le développement du foie du côté de la poitrine, et, en second lieu, dans quelques cas, un bruit particulier, auquel on a donné le nom de bruit hydatique,. Ce bruit est rarement produit, et il est certain que, dans des cas d’hydatides bien caractérisés, la percussion, pratiquée aussi méthodiquement que possible, n’a pu le produire, le faire naître, il n’en est pas moins vrai que, quand il existe, il doit être soigneusement noté. Chez un sujet qui présentait une énorme tumeur remontant, d’une part, jusqu’à la deuxième Côte droite, Ct descendant, d’autre part, jusqu’à la crête iliaque, nous avons perçu le frémissement hydatique de la manière suivante : La main étant fortement appliquée à plat sur la partie la plus saillante de la tumeur, notis percutions fortement
IIYDATlDES ÊCH1N0C0QUES DU FOIE. — SYMPTÔMES. 211
uir le doigt médius, et le frémissement se faisait sentir dans la paume de la main; eî toule autre manière on ne pouvait pas l’obtenir. Ce fait ne doit pas être perdu D°ur l’observateur. Le frémissement hydatique peut être perçu lorsque l’on imrrime des mouvements à la tumeur pour apprécier la fluctuation.
Guillemain, de Rombas (1), a, dans un cas, entendu un bruit particulier pro- 11 ''l Par (l(iS resserrements douloureux, qui avaient lieu environ toutes les vingt inutes clans la tumeur. Ce bruit, entendu à l’oreille nue, même à la distance 11111 pied, était un véritable tintement semblable au cliquetis produit par de mbreux grains de sable fin tombant dans une coupe de verre : c’était le tinteent métallique des excavations de la poitrine, mais répété à l’infini; dans l’inter- 11e de ces resserrements, ce n’était qu’un tremblement, qu’une vibration Le iiademain ce bruit avait disparu.
IL ictere est beaucoup plus rare dans cette affection que ne l’avaient pensé quelmes auteurs. Sur trente-trois observations rassemblées par Barrier, il n’a été u te que sept fois ; et ce qui prouve que ce n’est pas un symptôme essentiel de la iituadie, c est que, le plus souvent, il ne s’est montré que d’une manière passagère itt au début, soit dans le cours, soit seulement vers la fin de la maladie1 . rousseau (2) indique encore pour l’ictère deux autres causes : l’une serait là '"“Pression des canaux biliaires par le kyste; l’autre, plus rare, mais dont le même
iiteur cite deux exemples, serait la pénétration dans ces mêmes conduits des hydalees elles-mêmes.] J
LL ascite et Y œdème des membres inférieurs ne sont pas des symptômes plus iquents que 1 ictere : ils sont même plus rares, puisque, sur quarante cas, il n’y ctu hydropisie que dans sept (Barrier), et elle ne s’est produite que dans les
r 0,1 "e ,r0UVC ,ie,“ daus qui puisse nous faire cou
H'œdème* C"C°"Sla"ce r“,tlc"l,m; 0,1 do‘t rapporter l'existence de l'ascite et
Wu côté des cotes digestives, il survient, à une époque très-variable, des déran- ' qui consistent d’abord principalement dans la lenteur et la difficulté des «imiis, et quelquefois dans des nausées, des vomissements, de Udiafhfe nomencs qui ne sont jamais constants, et qui se montrent à des époques irré- Me es. Plus tard appétit est presque toujours diminue ou môme perdu et la rrliee devient fréquente ou continuelle. Les matières rendues „ e t,n airement nen de particulier ; mais quelquefois on trouve au milieu S u nbic pai fois Ues-considérable d'hydatides, tantôt entières, tantôt rompues ou
u °U "'“l"8 altéréf l,ar le pblegtnasique qui a eu lieu dans la tumeur
atique. 1 y a eu alors rupture de cette tumeur dans l'intestin, et presque tou "s dans le colon. Dans les cas où la tumeur s'ouvre dans l’est Jnac comnïe ™ a .*!“ ,|'1'cl<lucs exemples, les vomissements deviennent fréquents quotidiens “ "“lleu dcs tuattères rendues on trouve également des entozoaires narfaite’
»t reconnaissables, accompagnés parfois d'une plus ou moins grande quantité nie. L état des urines n a généralement pas été noté.
1,11 coté de la respiration, une gêne plus ou moins eivmdo • rlvc«»/
' le développement du volume du foie et la plus ou tnoins’grandelnTenSTè
i ; srsiïœsî <fc ^
MALADIES DES ANNEXES DES VOIES DIGESTIVES
la douleur. Lorsque la maladie a déjà fait des progrès considérables la respiration commence à devenir pénible. Parfois on voit survenir une oppression marquée, bientôt suivie de quintes de toux et de l'expectoration d’une certaine quantité d'hydatides nageant dans le pus et quelquefois dans la bile. C’est le résultat de la rupture du kyste hydatique dans le poumon , à travers le diaphragme. Si la rupture se fait du côté de la cavité pleurale , on observe les signes d’une pleurésie suraiguë, qui ordinairement emporte promptement le malade.
Pendant un temps fort long, la circulation ne présente rien de remarquable ; vers la fin de la maladie, lorsque la tumeur hydatique s’enflamme, ou lorsqu’il survient une complication, le pouls devient accéléré et ordinairement petit et faible. La chaleur est plutôt diminuée qu’augmentée, à moins qu’il n’y ait une complication inflammatoire. Quant au dépérissement , peu notable dans le commencement, il peut l’être assez, vers la fin, pour (pie les malades tombent dans le marasme, surtout lorsque la diarrhée s’établit d’une manière permanente.
ir
§ IV. — Marche, durée, terminaison.
Les hydatides du foie présentent des alternatives d’exacerbation et d’amélioration marquées. Cependant les progrès sont continuels, quoique lents et quoique paraissant parfois s’arrêter. Mais la marche de l’affection est très-différente, suivant qu’on l’examine à diverses époques. Dans la première , qui n’est ordinairement caractérisée que par un peu de gêne dans l’hypochondre, par des troubles variés de la digestion et par un gonflement du foie, dont le malade peut pendant longtemps n’avoir pas connaissance, les progrès de la maladie sont fort lents et se font presque toujours d’une manière régulière. Dans la seconde , au contraire, oà l’on observe la douleur plus ou moins vive, la diarrhée, l’amaigrissement, et quelquefois l’ictère et l’ascite, la marche de la maladie devient rapide, et c’est alors que surviennent les diverses ruptures mentionnées plus haut, l’inflammation du kyste, l’hépatite environnante, en un mot les divers accidents que nous avons indiqués. Celte période offre, bien plus que la précédente, des alternatives d’amélioration et (l’exacerbation, quelquefois telles, que tantôt on peut croire le malade voisin de la mort, et tantôt le regarder comme en voie de guérison.
La durée est très-variable et peut être fort longue (Barrier). Sur vingt-quatre cas réunis par ce médecin, il n’eu est que trois qui aient eu une durée de moins de deux ans; celle des autres a été de deux à trente ans; et, en ayant égard nonseulement à ces faits, mais encore à d’autres où la durée est indiquée d’une manière assez exacte, quoique approximative, on voit qu’elle a varié de deux à huit ans dans la grande majorité des cas. Les divers accidents indiqués plus haut, et les opérations entreprises dans un but curatif, abrègent nécessaitemcnt beaucoup cette durée, soit en faisant périr les malades, soit en procurant une guéiison plus ou moins rapide.
On a divisé en cinq catégories les causes de mort dans cette affection.
1° Dans la première se trouvent les cas où la compression seule, exercée par la tumeur hydatique sur les organes voisins, aurait gêné suffisamment les fonctions pour déterminer la mort (1) ; mais on manque de. faits probants.
(!) Cruveilhier, Anatomie pathologique du corps humain, in-folio avec planches, XIIe et \XH° livraisons.
HYDATIDES ÉCHINOCOQUES DU FOIE. — - LÉSIONS ANATOMIQUES. 213
2° Dans d’autres cas, l’iuflammation s’emparant du kyste, les malades succombent comme dans l’hépatite chronique.
3° D’autres fois il y a rupture du kyste dans le péritoine ou la plèvre, soit d’une manière toute spontanée, soit pendant un effort, ou à la suite d’une chute, ou sous iiufluence d’un coup, etc., et alors se développent les symptômes d’une péritonite iiu d’une pleurésie suraiguë qui emporte rapidement les malades.
4° Dans d’autres circonstances , la rupture n’a pas des conséquences auss1 rromptement funestes, parce qu’elle se fait dans un organe creux qui rejette au ehors la matière contenue dans le kyste ; mais des symptômes chroniques se manifestent. Lorsque la rupture se fait dans l’intestin, c’est une diarrhée que rien ne veut arrêter, et qui épuise le malade. Lorsqu’elle se fait dans l’estomac, on note es symptômes de gastrite chronique et des troubles digestifs tels, que le malade ne larde pas à tomber dans le marasme. A-t-elle lieu dans les poumons, il y a oppresiaon, dyspnée, expectoration purulente. Dans chacun de ces organes il se produit nue inflammation chronique très-étendue, entretenue par le passage continuel des matières du kyste.
Quelquefois il y a rupture de la tumeur au dehors, ce qui n’empêche pas la mort de survenir par suite de la suppuration permanente et de l’inflammation du \yste.
5° Dans d’autres circonstances, des hydatides ayant leur siège dans d’autres rrganes, en gênent l’action et hâtent la mort (Barrier). Dans un cas rapporté aar Aran (1), une poche hydatique éliminée par la suppuration du kyste vint se '•jger dans le canal cholédoque, et détermina l 'oblitération des voies biliaires.
La terminaison est quelquefois heureuse sans qu’on ait recours à une opération. Inn a cité quelques cas fort rares dans lesquels une tumeur, que l’on a regardée «mine hydatique, a fini par s’affaisser et par disparaître avec tous les accidents uu’elle occasionnait. Mais on se demande d’abord s’il s’agissait véritablement d’un vvste hydatique, et en second lieu si une rupture dans un organe creux n’aurait ms été méconnue.
La guérison par rejet au dehors de la matière contenue dans le kyste est au conaire un fait parfaitement démontré. Il résulte des observations que la meilleure mie d’élimination est l’ouverture du kyste à travers la paroi abdominale ; vient nnsuite la rupture dans les voies digestives, et surcoût dans le côlon. Après des ccidents variés, suivant le point où cette rupture a eu lieu, le rejet des hydatides iiminue, le foie reprend ses dimensions normales, et les sujets peuvent vivre fort Longtemps ensuite sans voir reparaître la maladie.
§ V. — Lésions anatomiques.
Le plus souvent on trouve un nombre plus ou moins considérable d’hydatides mntenues dans une seule et même cavité; elles ont un volume variable : les unes 'Ou vaut n’égaler que la grosseur d’un grain de chènevis, les autres pouvant atteinte celle d’une grosse orange et même de la tête d’un fœtus à terme. Dans quelques cas rares, on n’a trouvé qu’une seule hvdatide, que l’on a désignée sous le n om d 'hydatide solitaire.
(1) Aran, Union médicale , 16 décembre 1851.
nu
MALADIES DES ANNEXES DES VOIES DIGESTIVES
[Loi squ on étudié la structure des hydatides et la manière dont elles se comportent par rapport au foie, on voit qu’elles se composent d’abord d’une enveloppe, circonscrivant le kyste, kyste auquel on a donné le nom de kyste hydatique , et qui est composée d un feuillet externe souvent très-épais, consistant, cellulo-fibreux ou môme fibreux, fibro-cartilagineux, osseux. Cette poche renferme, de manière a la remplir complètement, une vésicule d’apparence gélatineuse, grisâtre , formée de nombreuses couches hyalines; c’est la vésicule mère de l’échinocoquè arrivée à un degré de développement considérable. A l’intérieur on trouve un liquide, clair comme de l'eau, dans lequel nagent un grand nombre de vési-
Fig. 29. — Échinocoqtie. — A. Paroi homogène blanche, opaline, épaisse, tremblante, enveloppant la membrane mère des écbinocoques. — d. Membrane mère à la face de laquelle sont appcndns les écbinocoques. — b.
Ecbinocoques adhérents à la membrane mère. (Uouchul.)
Fig. 30.
Crochets libres.
(Bouchut.)
Fig. 31. — Echinocoque libre, grossi.
(Bouchut.)
Fig. 32. — A. Echinoeoque libre, corps sphéroïdal, long de 0"",2 à 0">”,25 quand la tète est rentrée ; 0”",3 si elle est sortie. — a. Couronne de crochets autour de la tète. — b. La même, vue à part. — B. Tête vue de face en dessus avec les quatre ventouses. (Bouchut.)
cules d’un volume variable (fig. 29) ; quelques-unes de ces vésicules, surtout les plus petites, sont fixées à la vésicule mère. Leur grosseur varie depuis celle d’un grain de millet jusqu’à celle d’un œuf d’oie, et leur nombre est souvent très-considérable. Quelques-unes de ces vésicules en contiennent parfois de plus petites appartenant à une troisième génération. A la face interne de ces vésicules, un examen attentif fait découvrir de petites granulations blanches, reconnaissables à l’extérieur, par transparence, et qui ne sont autre que le ténia échinocoque luimême. Ce parasite a une longueur de 2 à 3 dixièmes de millimètre, sa tète est munie de quatre ventouses et d’un rostre entouré d’une couronne de crochets (fig. 30 et 32). La tète de l’animal est séparée du corps par un sillon, et présente à son extrémité postérieure une dépression ombilicale dans laquelle s’insère un funicule, qui fixe l’animal à la face interne de la vésicule (lig. 31).
HYOATIDES ÊGHTNOCOQUES DU FOIE. — DIAGNOSTIC. ‘215
Cetle forme n’est pas la seule sous laquelle les échinocoqucs se présentent.
Ainsi, Frcrichs cite des cas ou la vésicule mère ne contient pas de vésicules de secconde génération, et où les écliinocoques se développent à sa face interne; enfin, lies écliinocoques eux-mêmes font défaut, et cette espèce qui constitue, à proprennent dire, les acéphalocvstes de Laennec, a été regardée par Kuchenmeister comme .des hydatides stériles, et par Davaine et Lasègue comme un degré peu avancé de lleur développement.]
L’adhérence du kyste au tissu du foie est tantôt lâche et filamenteuse, tantôt t tellement serrée, surtout quand le kyste est ancien, que l’on ne peut pas le séparer ddu parenchyme. Il n’est qu’un seul cas connu dans la science dans lequel on ait i pu croire à l’absence du kyste : c’est un fait rapporté par Andral. Les parois ddu foie formant la cavité hydatique étaient tapissées seulement par une couche de ipus concret : y avait-il eu destruction du kyste par la suppuration? C’est ce qu’il æst difficile de croire; cardans ce cas on en aurait sans doute trouvé quelques vvestiges. Toujours est-il que l’absence du kyste est un fait extrêmement rare.
De cet ensemble formé par le kyste commun, le liquide qu’il renferme, et les 1 hydatides qui nagent dans son intérieur, résulte ce que l’on a appelé la tumeur ! hydatique. Celle-ci est le plus ordinairement unique; toutefois on peut en trouver [plusieurs dans l’intérieur du foie.
Quant au volume des tumeurs, il est très-variable. Quelquefois de la grosseur (d’un œuf ou plus petites encore, elles peuvent être assez considérables pour que le ( diaphragme soit refoulé très-haut vers le sommet de la poitrine et que le foie descende jusque auprès de la fosse iliaque.
La tumeur est ordinairement arrondie; elle siège plus ou moins profondément ddans l’intérieur de l’organe, et tend à se porter plus tard vers la surface; le lobe ddroit est bien plus souvent que le gauche occupé par les hydatides.
Aux environs, le foie est plus dense, plus, fauve qu’à l’état normal. Ordinairement son tissu est atrophié par suite de la compression. Presque toujours les voies lbiliaires sont sans altérations.
§ VI. — Diagnostic, pronostic.
Le diagnostic positif doit être cherché dans la nature des douleurs, qui ordinnairement sont pendant longtemps sourdes, obscures, profondes; dans l’ictère et ll’ascite qui se développent rarement, surtout en l’absence de complications, et dans i l’apparition dans la région du foie, quelque temps après l’invasion des douleurs, dd’une tumeur dure, élastique, rénitente, arrondie ou aplatie, rarement bosselée, (circonscrite, indolente ou peu sensible à la pression, avec fluctuation plus ou imoins difficile à apprécier. (Barrier.)
Maintenant avec quelle affection pourrait-on confondre les tumeurs hydatiques?
Nous trouvons d’abord les abcès ; mais la marche de la maladie dans Y hépatite «ligué, la douleur dès l’abord notablement plus vive que dans les hydatides, l’ictère, Me mouvement fébrile, mettent sur la voie du diagnostic. Dans les cas d 'hépatite (, chronique , ce diagnostic est moins certain, et l’on ne peut douter qu’il n’y ait eu ffréquemment des erreurs.
Le frémissement et le bruit hydatiques sont-ils des signes très-importants? On mi a pu les constater que dans un petit nombre d’observations, et, d’un autre côté,
MALADIES DES ANNEXES DES VOIES DIGESTIVES
on a cite des cas ou, dans des abcès présentant une conformation particulière, un bruit et un frémissement analogues ont été produits. On ne doit donc pas espérer de liiei sous ce îappoit, dans la plupart des cas, de grandes lumières de la palpation et de la percussion. Mais, si le frémissement et le bruit hydatiques existent, on trouve dans cette circonstance un signe utile pour le diagnostic.
Une tumeur biliaire, c’est-à-dire formée par la dilatation de la vésicule du fiel , peut en imposer pour une tumeur hydatique ; mais nous renvoyons ce diagnostic à un article suivant.
Les tumeurs cancéreuses du foie ont pu quelquefois être prises pour une affec lion hydatique. Ce n’est évidemment qu’à une époque où la masse cancéreuse a commencé à se ramollir, que ce diagnostic présente une assez grande difficulté. Cependant le dépérissement beaucoup plus considérable et plus rapide dans le cancer du foie, la présence, dans le plus grand nombre des cas, d’un cancer occupant un autre organe et principalement l’estomac, et en pareil cas des troubles digestifs beaucoup plus notables, sont des signes qui éclairent le praticien.
Le diagnostic le plus difficile est sans contredit celui de Vhydropisie enkystée. Dans les cas de ce genre, la tumeur présente la même forme, les mêmes caractères physiques; la maladie marche de la même manière; et enfin nous avons vu que l’absence du frémissement et du bruit hydatiques est loin de prouver qu’il ne s’agit pas d’une tumeur hydatique du foie. Ce diagnostic peut-il être éclairé par la ponction exploratrice? Nous ne le pensons pas; car le liquide que l’on retire ne diffère pas sensiblement dans les deux espèces de tumeurs. La ponction exploratrice servirait, au contraire, à établir le diagnostic d’une manière positive dans le cas d’abcès ou tumeurs biliaires. Cette ponction exploratrice doit être faite avec un trocart très-délié, dont la canule n’ait pas un diamètre de plus d’un millimètre. On n’a pas cité de faits où une ponction ainsi pratiquée ait eu de fâcheux résultats.
TABLEAU SYNOPTIQUE DU DIAGNOSTIC
1° Signes positifs des hydatides du foie.
Douleur pendant longtemps sourde, obscure, profonde.
Ictère et ascite rares.
Quelque temps après l’invasion des douleurs, tumeur élastique arrondie, circonscrite, indolente ou presque indolente dans la région du foie.
Fluctuation plus ou moins obscure et profonde.
2° Signes distinctifs des hydatides et des abcès du foie, dans les cas
d'hépatite aiguë.
HYDATIDES DU FOIE.
Marche lente de la maladie.
Pas de fièvre.
Pendant longtemps simple gène et pesanteur dans l’hypochondre, ou douleur sourde et légère.
Ictère rare.
Tumeur élastique, indolente.
Fluctuation difficile à constater.