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MOUVEMENT QUI DOIT ANIMER CES ROUES, POUR LEUR FAIRE

PRODUIRE LE PLUS GRAND EFFET POSSIBLE, (i).

Extrait du journal Franklin.

L’emploi du fer coulé dans la construction des roues hydrauliques , surtout de celles destinées à transmettre une grande puissance, est un des perfectionnemens les plus importans.Si ce métal et les ouvriers habiles dans l’art de le travailler pouvaient être employés à bon compte , on pourrait en construire en entier les roues hydrauliques ; ce qui reviendrait par la suite à meilleur marché; carsi elles étaient entretenues avec soin , et mises en mouvement par de l’eau douce , elles dureraient des siècles. Mais comme la dépense d’établissement serait soûvent un obstacle, je voudrais au moins que dans toutes les grande^ roues hydrauliques les axes fussent faits en fer coulé ; et afin d’obtenir la plus grande force avec le plus petit poids de inétal possible , que l’on fit l’arbre creux et d’une forme octogone ou

(i) Cet article est écrit par un ingénieur praticien, doué de beaucoup de talent et riche d’expérience. Scs observations s'accordent parfaitement avec celles de l’éditeur. Les principes sur lesquels il appuie scs raisonnemens sontexacts, et l’on espère que leur publication dans cet ouvrage engagera quelques-uns de nos plus intelligens constructeurs de moulins à s’écarter de la route ordinaire, et à mettre en pratique les moyens recommandés par M. Parkin , qui n’était pas un simple théoricien, mais qui pratiquait comme eux. L’éditeur espérait en être aidé pour perfectionner cet ouvrage; mais sa mort, qui a privé la société d’un de ses membres les plus distingués , ne lui laisse que des regrets.

hexagone , muni de noeuds ou moyeux en fer coulé pour réunir chaque assortiment de rais, tant de la roue que du grand rouet. Ces nœuds devraient être invariablement fixés à leur place avec des clavettes d’acier.

Pour ce qui est du choix des roues hydrauliques à établir sur les chutes de différet.4c hauteur, par l’eau desquelles elles doivent être mues , j’ai remarqué que, les chutes de o"‘,6io à 2*, 743 ( 2 à sont utilisées de la manière la plus avantageuse par

des roues en-dessous ; et les chutes de 3"',o48 ( \ofl. ) et au-dessus, par les roues-à-argets et de-côté. Les roues établies sur les chutes au-dessus de 6m,og6 à 7,n,62o (20 à 25 ft.) devraient avoir un diamètre d’un sixième plus grand que la hauteur de ces chutes, et l’eau devrait leur être livrée à la hauteur de de son niveau dans la digue. Je sais que cejprincipe diffère entièrement de la pratique établie , et il y a peu de roues dans l’union qui pourraient être mues de cette manière à cause du système suivi dans leur construction. On en verra les raisons par ce qui suit.

En calculant les proportions des roues d’engrenage intérieures par lesquelles les diverses parties du mécanisme des moulins doivent être mises en action, il est nécessaire, afin d’obtenir le plus grand effet possible, de ménager la vitesse de la circonférence de la roue hydraulique entre im,2iget im,524 (4 et 5 Jt.) par seconde, parce qu on s’est assuré, à l’aide d’expériences exactes , que la plus grande force que l’on peut obtenir de l’eau èst donnée entre ces limites, tomme tous les corps graves, l’eau tombe avec la vitesse d’à peu près4."',878 (16//.) durant la première seconde , et il est évident que , si une roue hydraulique est établie de manière à devoir emporter l’eau dont elle est chargée avec une vitesse de 3"‘,o48, ou 3™, 353 ou 3m,658 (10, 11 ou 12 ft. ) par seconde, comme on le pratique généralement; une grande portion de la puissance de l’eau est perdue ou plutôt dépensée, en détruisant par un frottement inutile la roue sur laquelle elle coule.

En suivant le mode ordinaire de construction des moulins

SUR LES ROUES HYDRAULIQUES, et d’application de l’eau aux roues hydrauliques , on a trouvé qu’il était indispensable de réserver au-dessus du pertuis de la vanne , par lequel l’eau coule dans les augets de la roue , une charge d’eau deom,6ioà im,2i9 (2 à 4 fi .) polar oblenirune vitesse telle que l’on peutaugmenter instantanément la résistance opposée aumoteur, sans retarder pour cela la vitesse de rotation de la roue ; ce qui né pourrait être fait sans cette précaution. On a conclu à tort de cette circonstance que , l’impulsion -ou choc que reçoit la roue mue de cette manière produit- plus d’effet que la puissance obtenue de la seule gravité de l’eau. J’ai souvent entendu soutenir cette théorie par des praticiens; mais, dans le fait, iis s’appuyaient sur une erreur pour en jus tifier une autre- • ■ , \

Bien souvent on a disposé les roues en-dessus , dans la seule vue de faciliter l’introduction de l’eau dans les augets; mais si la roue avait été animée de la vitesse convenable, cela n’aurait présenté aucune difficulté.

Par suite de la vitesse excessive avec laquelle on fait tourner en général les roues hydrauliques , l’eau d’aval s’accumule en arrière et en diminue l’action ; mais en modérant convenablement la vitesse, la résistance de l’eau en arrière est considérablement diminuée. Si l’eau d’aval baigne la roue, l’effet est le même que si l’on ne jouissait que d’une chute plus basse , •

d’autant que le bas de la roue est immergé dans l’eau. Dans les roues en- dessous, mues par des ‘chutes peu élevées ou placées dans un courant produit par la marée , on peut encore diminuer la résistance de l’eau à l’arrière , en ne dirigeant pas exactement les aubes vers l’axe de la roue, mais en en écartant au contraire leur direction de 1"', i5a ou om,ao3 (6 ou 8 in. ) , afin de faciliter à ces aubes la sortie de l’eau.

En construisant les roues hydrauliques qui doivent tourner , avec la vitesse de i,n,a 19 ou (4 ou S fi, ) par seconde,

il est nécessaire de leur donner plus de largeur que si l’on «

voulait utiliser la même quantité d’eau à l’aide d’une roue de même nature et animée d’une grande vitesse. Ainsi , si l’on se

proposait d’établir un moulin sur un cours d’eau assez fort pour faire tourner une roue de im,524 ( 5ft. ) de large avec une vitesse à la circonférence de 3m,o48 ( io ft.) par seconde ; il est évident que , pour utiliser toute l’eau dépensée par cette roue, il faudrait donner à la nouvelle 3m,o48 ou 3m,658 ( to ou. largeur au lieu deim,524 (5 //.),■ autrement.l’eau seraitinutilement dépensée; parce que dans une roueàmouvement lent de i“>,524 ( 5 fl. ) de large T il n’y aurait de place que pour en recevoir la moitié. Les principaux avantages résultant de cette manière d’approprier les roues aux chutes qui doivent les faire mouvoir, et de ce mode d’appliquer l’eau, sont les suivans : • .

i° Ils diminuent le frottement sur les tourillons principaux, lesquels , avec un peu de soin , peuvent être régulièrement rafraîchis ; et l’arbre dure beaucoup plus long-temps que lorsque les tourillons ne sont pas maintenus froids ;

a° En utilisant le seul principe de la gravité de l’eau , et en appliquant toujours.ee liquide à la hauteur de sa surface dans la digue , sa puissance sera du double de ce que l’on en obtient par la manière ordinaire dont on le fait agir sur les roues ;

3° L’avant-bec coûteux , généralement employé pour diriger l’eau sur la roue, ne sera pas nécessaire ; un moins grand et conséquemment moins dispendieux suffira;

4° La résistance de l’eau en arrière est diminuée autant qu’il est possible ; •

5° Le danger d’incendie est moindre , le frottement étant diminué.

Je terminerai cet article par des remarques sur les établissemens que j’âi examinés dans le courant de cette année.

Le moulin de M. Smith , nouvellement établi sur le Raritan , à New-Brunswick , N. J. , est garni de roues hydrauliques de 4m>877 ( 16 Jt. ) de diamètre , et de 4mi2b7 (i4/*0 de largeur; elles sont mues par une chute d’eau de im,2ig (4jft.). Les circonférences de ces roues , qui font 12 révolutions par minute, décrivent ainsi 3m,o48 ( 10 fi.) par seconde, pendant

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