‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 111 sur 166 · MOULINS · texte numérisé non relu

MOULINS

une des solives du plancher, et serrée par dessous avec une clavette ; la tête de cette tige est percée d’un œil , qui reçoit la broche autour de laquelle pivote la ferrure du manche.

En agissant avec la main sur la poignée e-dn manche i du lévier composé effig , la broche h se meut autour de l’axe de celle /, dans le cercle ponctué , en entraînant la verge d, qui fait descendre le fouloir c, lequel presse la farine dans le baril. A mesure que celle-ci est plus fortement pressée, la puissance de la machine augmente ; parce que la verge d se rapproche de plus en plus du boulon d’appui f, tandis que la poignée e du manche i s’en éloigne. Un contre-poids h , suspendu à une corde passant sur les poulies l, m , aide à relever le manche i du lévier , pour soulever le fouloir.

Quand la broche h est descendue de manière à se trouver à om,oi3 (o,5 in. ) du plan vertical ou aplomb de l’axe de la broche f, l’effet de la puissance est augmenté dans le rapport de i à 288. Si on agit donc sur la presse avec un treuil simple, capable d’augmenter un effort dans le rapport de 1 à r5 , l’effort exercé parcette combinaison sera porté de 1 à 4^20; Si le treuil avait les proportions nécessaires pour exercer un effort égal à 3o , à l’aide d’un effort égal à 1 : ce dernier effort, transmis par l’ensemble de' ce treuil et de la presse décrite deviendrait 8640; c’est-à-dire qu’un seul homme exercerait, avec ce mécanisme autant de pression que 8640 hommes pourraient en produire par l’application immédiate de leur force naturelle au fouloir.

Cette machine est très-convenable pour presser !e coton , le tabac , le cidre, et toutes les matières qui demandent l’exercice d’une forte pression.

Opération du moulin..

Après que le grain a été pesé on ouvre un tiroir et il coule dans l’élévateur de grain X, qui l’élève jusqu’au haut du bâtiment,* où une anche pivotante le verse dans des tuyaux qui le dirigent vers celui des endroits du moulin où il doit être déposé. Quand on veut le moudre , on ouvre des tiroirs qui le

Àl'PENDICK.

laissent couler dans d’autres tuyaux inclinés servant à le ramener vers l’élévateur de grain JiX', lequel l’élève unescconde fois pour le jeter dans la trémie des meules froltantesP.

Aprèsavoir passé sous ces meules, le blé descend dans le crible rotatif mu par la roue d’angle K. Quand il à été bien criblé , il tombe dans le ventilateur et descend de là dans une très-grande trémie placée au-dessus du milieu des quatre paires de meules , laquelle en alimente régulièrement les trémies particulières.^La mouture tombe dans une hnche d’où l’élévateur VV, la prend pour la conduire au haut du bâtiment, où elle est déposée sous le refroidisseur. Celui-ci l’étale, la rafraîchit et bramasse pour la livrer aux blutoirs, qui séparent les différentes qualités de farine , lesquelles descendent dans la chambre d’emballage Y , d’où on les retire pour les emballer dans des barils.

Ces dispositions nous dispensent du service des conducteurs; un élévateur de grahi et un autre de farine suffisent pour quatre paires de meules. Nous supprimons ainsi la moitié des engrenages-que l'on emploie ordinairement dans lesmoulins, ce qui prend moins de place dans le bâtiment, eten laisse davantage pour déposer le grain etc.

Toutes les roues d’engrenage de ce moulin sont en fer coulé, et leurs dents ont beaucoup de saillie, car l’expérience prouve que, l’étendue des lianes des dents bien faites n’augmente pas le frottement, et que les roues durent trois fois plus long-temps en augmentant un peu la saillie de leurs dents. Nous recommandons de donner o,n,254 (io in.) de largeur aux dents des roues principales menantes. La longueur des collets des arbres destinés à transmettre de grands efforts doit être le double de celle qu’on leur donne ordinairement; l’accroissement de cette longueur n’augmente pas le frottement; ainsi on fera bien dedonnerde o'",2o3à om,264 (8 à i4 «'«■) de longueur aux portées des tourillons des roues hydrauliques.

Les soussignés dressent les plans pour les moulins; les pièces en fer peuvent être prises à l’atelier de construction de

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