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ENGRENAGE DES MOULINS

» litude d’une règle ne soit pas absolue , On peut néa imoins s'en servir , faute de meilleur guide.

» Il est Irop évident, pour qu’il soit nécessaire de justifier celle asserlion, qu’il est essentiel pour l’utilité et pour le coupd’œil d’une machine quelconque, de’ jtro portion ner la force et la grosseur des différentes parties qui la composent k l’effort et à l’usure auxquelles ces parties seront soumises.

» Quelques observations, générales sur les engrenages des moulins, seront très-utiles pour simplifier nos recherches sur ce sujet. »

Observations générales sur les engrenages des moulins.

« De fausses idées d’économie ont souvent été cause que l’on a employé des roues d’engrenage d’un trop petit diamètre; c’est un défaut qu’il faut soigneusement éviter. Connaissant la pression exercée sur les dents d’une roue , on n’en peut pas réduire le diamètre au-dessous d’une certaine limite.

» Supposons , par exemple , une roue hydraulique de la force de 20 chevaux , mue au point d’application de l’eau , avec une vitesse de im,o68 ( 3,5 fl.) par seconde. On sait qu'un pignon de i“‘,2ig (4 ft.) de diamètre peut engrener sans inconvénient avec une roue d’un diamètre égal ; on sait aussi qu’on ne pourrait pas, sans commettre une grande faute, lui substituer un autre pignon de om,3o5 (1 fl. ) seulement, quoique la pression et la vitesse;des cercles.primitifs dans les deux cas restent les mêmes sous certains rapports. En effet, en employant le petit pignon , un plus grand effort serait rejeié sur les tourillons de l’arbre , non à cause de la torsion , mais par çuite d’un effort transversal , provenant tant d’une plus grande pression directe, que de la tendance que l’action oblique des dents , surtout si elles étaient un peu usées , aurait à produire un plus grand frottement, à chasser le pignon hors de la roue, et à le faire ainsi presser plus fortement sur les tourillons. Le petit pignon est aussi évidemment sujet à s’user plus

vite , à cause du frottement plus fréquent que chaque dent éprouve.

» Les constructeurs de moulins expérimentés savent que ces. observations ne sont pas sans fondement. Ils ont trouvé une grande économie de puissance en changeant l’ancienne construction des moufms à farine , d’après laquelle on n’employait qu’une seule seule roue et un pignon ou lanterne, et en remplaçant cet engrenage suivant la nouvelle méthode de transmettre le mouvement, par un plus grand nombre de roues ou de pignons d’un diamètre plus grand et d’une denture moins grosse.

» L’effet utile du moteur . a souvent été doublé par de tels moyens , et la déperdition résultant de l’usure par le travail a été bien moindre, quoiqu’il soit pourtant bien évident -que les mécanismes disposés de cette manière sont plus compliqués.

« L’examen attentif de la manière de communiquer convenablement la puissance primitive , est d’une grande importance pour la construction des moulins , d’après les meilleurs principes. On verra facilement que , dans bien des cas , une grande partie de la puissance primitive est dépensée , avant qu’aucune force soit réellement appliquée à l’exécution du travail que l’on se propose de faire,.

» Outre les derniers perfectionnemcns introduits dans cette partie > il •y en a encore beaucoup à faire ; car, dans les modes usités- de construire les moulins, on porte rarement assez d’attentipn aux principes scientifiques. 11 est certain cependant qu’on pourrait, en mettant ceux- ci à profit; éviter la perte d’une grande partie de puissance qui se trouve inutilement épuisée. On arriverait principalement à ce résultat en communiquant les mouvemens par degrés successifs de vitesse , à partir du mouvement le plus lent jusqu’au plus rapide, et en faisant usage, dans ces transmissions, de roues et de piguonsdes plus grands diamètres possibles.

« Ce sujet doit être examiné attentivement avant que l’on

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