SUPPORTS
la pression que doit supporter le tourillon de fer coulé exprimée en kilogrammes, est au culte du diamètre de ce tourillon mesuré en centimètres (i). Dites ensuite, i4 est au cube du diamètre du tourillon de fer coqlê » comme 9 est au cube du diamètre du tourillon de fer forgé. Les racines cubiques des deux nombres trouvés donneront en centimètres les diamètres des deux espèces de tourillons.
Exemple. La pression donnée étant 1 3288 kilogrammes, on a d’abord 3: 1 =12288 : — 4096, cube du diamètre
du tourillon de fer coulé exprimé en centimètres.
» La racine cubique de Ce nombre donne, pour ce diamètre, 16 centimètres. •
» On a ensuite i4 :')=4°96: 5^3=2633,1 4^8
cube du diamètre du tourillon de fer forgé présentant la même résistance que le précédent, exprimé aussi en centimètres.
» La racine cubique de ce nombre indique, pour Ce diamètre, i3,8 centimètres. »
Des supports des arbres .
« LeS pièces des supports (bearings) sur lesquelles les tourillons et les pivots des arbres se reposent et tournent immédiatement, sont noipmées coussinets et crapaudines {pillows ) ; on les appelle aussi quelquefois cuivres {brasses), parce que ,
(1) Buchanan admet que la racine cubique du nombre qui exprime en hundred w aghts la preuion à supporter, désigne en inches le diamètre du tourillon eu fer coulé.
Il suit de là que la pression que peut supporter un tourityqn de ce métal , et de 1 centimètre au de 0,3937079 inches de diamètre , est égale à 3,0991 kilogrammes. Le traducteur a cru devoir , pour plus de simplicité , supposer cette pression de 3 kilogrammes seulement. La petite différence qui existera entre les diamètres réels des tourillons, calculés par la règle de Buchanan et par celle qui lui est substituée en mesures françaises , sera à F avantage de la solidité des constructions. •
pour diminuer le frottement, on les fait souvent #»ec ce métal.
» On loge généralement les coussinets dans des blocs ou pièces de fer coulé que l’on nomme paliers ( pillow block et plumier blor.k). •
» A la manufacture de coton de Deanston, près de Down, une roue hydraulique a tourne .pendant près dé trente ans sur des coussinéts de fer coulé, qui n’ont éprouvé durant tout ce long espace de temps, ni aucune usure , ni aucune disposition à réchauffement. .
», La surface du fer coulé , surtout lorsque Ce métal en fusion a été versp dans dcsmpules métalliques, est extrêmement dure, et l’on peut supposer avec raison que le fer coulé ferait d,e bons coussinets, comme cela a eu lieu dans l’exemple précédent. »
Des beffrois des moulî is.
« Les parties mobiles des moulins occasionent par leur mouvement une vibration dans toutes les parties du beffroi , ce qui le détruit plus vite que la simple pression sur des charpentes.
» Outre cet ébranlement général, il est sujet à des secousses violentes et subites , provenant , soit d’une mauvaise action des roues , soit de mouvemens réciproques.
» Ainsi il doit non-seulement être assez fort et rigide, mais encore suffisamment lourd , pour avoir de la solidité et de la stabilité. , ,
» Quand le beffroi des machines n’est pas ferme et bien consolidé , il vibre dans toutes ses parties , et ce mouvement dépense une portion considérable de la puissance motrice. Il est très-difficile de déterminer la valeur précise de cette perte de puissance; mais quel que soit le mouvement de vibration communiqué au beffroi ou aux objets qui sont en contact avec lui , il est évident qu’en faisant abstraction de l’élasticité des parties, tout ce mouvement est perdu pour l’effet que la machine produirait si cés parties en étaient rigides et bien liées entre elles. L’on doit remarquer qu’un bâtis solide , ferme, et dont les parties sont bien liées, est préférable à un bâtis lourd,