‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 119 sur 166 · MODÈLES DES ROUES. 4SS · texte numérisé non relu

MODÈLES DES ROUES. 4SS

dans cette partie du sujet, que toutes les paroles. -Nous ajouterons cependant qu’il suffit ordinairement d’une dépouille égale à i, pourune profondeur égale à g6 ('/i6 in. pour 6 in.).

» Qu’il me soit permis d’indiquer les proportions suivantes, comme déduites de toutes ces considérations et ayant bien réussi dans la pratique. ' .<

» L’épaisseur du cercle doit être égale à l’épaisseur de la dent , près de la racine. Quand le cercle est plus mince que la dent à sa racine , il cède ordinairement à un effort qui ne casserait pas la dent.

» Il faut que les râis à leur réunion avec le cércle soient de même largeur et épaisseur que lai ; cette dernière réunion ne doit pas s’opérer sous des angles aigus, car , dans ce cas, les roues se casseraient dans le sable.

» Les rais doivent devenir de plus en plus gros, à mesure qu’ils approchent du centre de la roue (i), et l’œil doit être assez robuste pour résister à l’effort des. clavettes, au moyen desquelles on fixe la roue sur l’arbre. On ne peur pas facilement soiunettre-cela au calcul. ’ • ■

« D’un autre côté, on ne doit pas faire l’œil trop épais , dans la crainte que le refroidissement soit inégal.

» Il doit avoir un peu plus de largeur que la dent , afin d’appuyer plus solidement sur l’arbre. Cette largeur doit être proportionnée à la grandeur de la roue.

» Quand le cercle a om,oa5' ( i in. y d’ épaisseur, On donne ordinairement' om, 632 ( i,a5 in. ) d’épaisseur aux parois de l’œil ; on tient celui-ci un cinquième plus large que le cercle, quand la roué a im,2ig ( l^ft. ) de diamètre environ.

» Les petites roues n’ont ordinairement que quatre rais ; mais comme il ne faut pas qu’une grande étendue du cercle reste sans être supportée, on doit augmenter le nombre de rais dans lei grandes roues. " .

» Afin de renforcer les rais sans beaucoup d’augmèntation

( i ) V oyez Kmcrsor\ , prpp . 119, roglo R. „ ■>

de métal, il .n’est pas rare de les garnir de côtes, ce qui se fait en leur ajoutant à angles droits une nervure mince de métal.

» Les mêmes règles s’appliquent aux roues d’engrenage d’angle, que nous enseignerons à dessiner; mais on ne doit pas oublier que l’œil d’unç roue d’angle doit être rejeté du côté de cette youc opposé, à celui vers lequel se trouve le sommet du cène primitif sur lèquel elle est établie. Quand les roues dépassent une certaine grandeur il devient nécessaire d’en. faire des modèles exprès, dont les différentes parties spnt isolées et peuvent être réunies par le moyen de boulons

» Un très-bore moyen d’empêcher les mauvais effets d’une contraction inégale, sur les roues, est d’en courber les rais. Les parties courbées ordinairement sur le même cintre que la roue, commencent à la moitié de la longueur de ces rais. »

Des tourillons en fer forge'.

« Le professeur Robison établit (r) que, pour une section de 6,45 r4 cent, carrés ( 1 in. carré), la force de cohésion du fer coulé est de i8o3r,g kil. à 27197,8 kil. (4o,ooo à 60,900 lb.), et celle du fer forgé 00 27197,8340796,7 (6o»oooàgo,oo olb.). En 1795 j’eus l’occasion de substituer des tourillons de fer forgé à des tourillons de fer coulé , et je fis quelques expériences sur ces métaux ( desquelles je tire la conclusion suivante : les tourillons de fer coulé et de fer forgé de mêmes dimensions sont capables , en pratique f de supporter moyennement sans fléchir , des charges proportionnelles aux nombres 9 et i4- *

« En adoptant ce rapport comme se rapprochant assez de la, vérité , on trouve de la manière suivante le diamètre qu’un tourillon en fer forgé doit avoir quand la pression latérale est donnée. Calculez d’abord en centimètres le diamètre que le touriUon de fer coulé doit avoir pour supporter la pression donnéeen kilogrammes; par cette proportion ;-3esl à 1 comme

(1) Encyclopédie britannique, article Sücngth of materials , 4o-

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