‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 25 sur 166 · DES POMPES · texte numérisé non relu

DES POMPES

La Jlg. 3i représente la pompe ordinairement employée pour élever l’eau des puits. Le piston à soupape A est entouré d'une garniture de cuir qui fait ressort en dehors , et remplit si bien le tube ou corps de pompe que, ni eau ni air ne peuvent passer autour de ce piston. Une soupape pareille à celle du piston est établie sur le bouchon B, fixé dans le corps de pompe, à une hauteur BJV, au-dessous du niveiu JV de l’eau, moindre que 33,333 Jeel. Supposant toute la pompe remplie d’eau, il est clair que, si le levier L est mis en action, pendant la course desccndan te du piston , la soupape B reste fermée, tand is que celle, y/ s’ouvre, et permet à l’eau contenue dans le corps de pompe, audessus de la soupape fixe Zi de sortir, par suite de sa résistance à Ja compression. Quand le piston si monte, sa soupape se ferme et l’eau inférieure estélevée en passant par lasoupape B qui, ne pouvants’opposerau mouvement ascensionneldc l’eau, s’ouvre pour lui donner passage. 11 y%urait production de vide entre les deux soupapes A, B, si le poids de l’air extérieur ne pressait pas sur la surface W^de l’eau dans le puits, et ne la forçait pointa s’élever et à passer parla soupape B, pour remplir l’espace AB. Si le piston A , quand il arrive au haut de sa course , se trouvait élevé à plus de 33,333 feel au-dessous de la surface JV de l’eau dans le puits, la pompe ne fonctionnerait point, parce que la pression de l’atmosphère ne peut pas élever l’eau à plus de 33,333 Jeet de hauteur (1).

(1) Dans le Tait, la distance entre la soupape du piston et la surface de l’eau dans le puits ne devra jamais excéder 24 ou 25 feet , autrement, soit par l’imperfection de sa construction, soit par d’autres causes , la pompe perdra l’eau et ne fonctionnera pas bien.

T able pour les constructeur de pompes.

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« Toutes les pompes devraient être construites de manière à pouvoir être mues avec la même facilité, lorsqu’on élève de l’eau à une hauteur quelconque au-dessus de la surface d’un puits ; ce qui peut être obtenu en observant des proportions convenables entre le diamètre de la partie du trou de corps de pompe où le piston agit, et la bauteür à laquelle l’eau doit être élevée.

» J’ai calculé, pour cela, la table ci-dessus, dans laquelle le levier de la ponmpat est suppose quintupler l’effort de la puissance , c’est-à-dire que la distance ou la longueur de cette partie du levier, qui se trouve entre le boulon d’appui servantde pivot et le point où aboutit le haut de la tige de la pompe à laquelle il est fixé, ne doit être que le j de la longueur du levier, comprise entre le boulon mentionné et l’endroit où l’homme qui manœuvre la pompe, applique sa force ou puissance.

» On voit , dans la irc colonne de la tablé , la hauteur à laquelle la pompe doit livrer l’eau, au-dessus de la surface de l’eau du puits; dans la 2e colonne se trouve en inches et décimales, le diamètre de la partie du trou du corps de pompe où agit le piston ; la 3e colonne indique, en mesure de vin , la quantité d’eau qu’un homme , de force ordinaire, peut élever par minute.

» En construisant les pompes d’après ces proportions, elles peuvent être manœuvrées par un homme de force ordinaire , pendant une heure de suite , quelle que soit la hauteur à laquelle l’eau doive être élevée. »

V James Ferguson.

§ 58. Manière de conduire l’eau au travers les

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