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ÉBRANLENT, MOYENS DE PRÉVENIR CES INCONVÉNIENS

La cause de réchauffement des tourillons est leur frottement excessif, lequel engendre de la chaleur en proportion du poids qui presse les surfaces frottantes l’une sur l’autre , et de la vitesse avec laquelle ces surfaces se meuvent. Voyez § 3i.

La chaleur qui dessèche le bois ou le brûle est la cause du jeu que les tourillons prennent dans les arbres , parce que le bois de ces arbres , rentrant sur lui-même*, n’est plus serré par les fretles en fer dont on les garnit toujours; de sorte que le tourillon finit par ne plus tenir solidement.

Pour éviter ces effets, il faut éloigner les causes qui les produisent; ainsi,

i° Augmentez la surface de contact des parties qui frottent, et, si cela se peut, diminuez-en la vitesse, il y aura alors moins de chaleur produite ;

3° Dissipéz b chaleur du tourillon aussi viLe qu’elle est produite , s’il est possible.

Pour augmenter la surface de contact. sans augmenter la vitesse , faites le collet du tourillon plus long. Si on en double la longueur, le poids sera soutenu par une surface double, et la vitesse restant la même , il y aura moins de chaleur produite. En supposant même qu’il y en eût autant , le tourillon présentera à l’air une surface double qui en hâtera la déperdition (i).

Pour dissiper la chaleur à mesure qu’elle est produite, faites tomber lentement sur le tourillon une petite quantité d’eau qui, en s’évaporant, emportera cette chaleur. Une petite quantité d’eau produit un meilleur effet qu’une grande ; il n’en faut que juste assez pour suppléer à l’évaporation sans détruire le poli donné par la graisse ; ce qui arriverait si la quantité d’eau était trop grande; alors le tourillon et son coussinet seraient mis immédiatement en contact et s’useraient très-vite (2).

(1) Si Un tonrilion ayant 3 i riche s d’appui sur le coussinet s'échauffe, alongez-le à 6 ou 8 inches. J’en ai vu employer depuis 2 jusqu’à 10 incites de portée sur le coussinet , et ceux qui avaient le plus de longueur relativement à leur grosseur, employés par les hommes les plus expérimentés dans tout ce qui concerne les moulins , étaient effectivement les moins sujets à s'échauffer.

(2) La graisse agit peut-être de trois manières , pour diminuer le frottement, i° les molécules de la graisse remplissent les pores du coussinet et du tourillon, et en rendent les surfaces glissantes plus unies ; 3° les molécules de graisse agissent comme rouleaux entre les surfaces glissantes ; 3° elles détruisent la cohésion qui aurait lieu entre les deux surfaces. Voyez § 3i et § 33.

On doit préférer l’huile pour les arbres verticaux , dont les pivots tournent dans des crapaudines ; le suif pour les tourillons ordinaires , et du noir de plomb mêlé avec du suif, pour les dents; auxquelles ce mélange donne un beau poli qui dure long-temps.

L’ anti-attrition si célèbre , et pour laquelle on obtint une patente en Angleterre, sc fait en mêlant ensemble une partie de plombagine et quatre parties de saindoux ou autre graisse.

On a trouvé que, l’usage de eèttc composition est bon pour toutes les parties frottantes des grosses machines , soit de bois soit de métal.

DES TÛÜRJULONS, 22s

La meilleure forme que j’ai vu donner aux grands tourillons de feç coulé, pour des roues pesantes, est représentée en perspective par la Jig. 53, où a, a, a, a, sont quatre ailes à anglesdroils, s’élendantd’un côté et d’autre de l’arbre. Toutes les dimensions de ces ailes sont plus grandes à l’extrémité enfoncée dans l’arbre qu’à l’extrémité extérieure , afin qu’on paisse les mouler plus commodément, et que des frettes de fer puissent être bien serrées, une sur chaque extrémité des ailes,

La Jig. 54 est une vue du bout de l'arbre garni de son tourillon et de la fretie extrême. Les frettes sont posés très-chaudes, et se resserrent de plus en plus à mesure qu’elles se refroidissent ; si l’arbre est sec, elles ne se détachent jamais ; ce qui arriverait si l’arbre était vert. Ou peut alors consolider ces tourillons en enfonçant des coins entre ces frettes et les côtés de chaque aile. Un ouvrier ordinaire peut d’ailleurs les poser facilement sans craindre de' trop les excentrer.

Un excellent effet de ces ailes est de conduire la chaleur hors du pivôt, jusqu’aux frettes qui sont en contact avec l’air. La chaleur étant ainsi distribuée dans une grande' masse de métal, ayant une grande étendue de stadace exposée à l’air, est dissipée aussi vite qu’elle est engendrée, etjue peut jamais s’accumuler assez pour, détacher les tourillons , ce qüj arrive souvent avec les goujons ordinaires en fer forgé. Le bois n'eét pas , en effet, un aussi bon conducteur de la chaleur que les ailes en métal ; aussi s’accumule-l-elle dans le petit v olume des gonjons et à un tel degré, qu’elle leur fait bientôt prendre du jeu.

Les tourillons doivent être fdits du métal le plus dur et le mieux rafmé, pour qu’ils fassent un bon usage et fié soient pas sujets à casser; ce qu'on ne doit pas craindre si le métal est bôD. Cependant, comme cela peut arriver, je propose de couler les ailes séparément du collet, comme on le. voit représenté Jig. 54, où le carré intérieur exprime une mortaise pour recevoir un goujon aciéré dessiné à part ,Jig. 5'5. Ce goujon doit être fixé avec une clavette en fer passant derrière les ailes, pour le serrer avec force si jaqiais il 's’ébranlait :.cçtlc con-

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