ET VANNER LE BLÉ
La fi g. 5a représente un tarare disposé pour nétoyer le blé dans un moulin pour le commerce. D est le crible rotatif, Fie
DES TARARES. SÎ5
ventilateur, AB le tuyau expirateur ouvert en B, de 4- inches de largeur sur 3 feet de hauteur, afin que le grain puisse parcourir, à travers le vent, un assez grand espace, pour lui donner le temps et la facilité d’entraîner les parties légères au-delà des parties lourdes. Supposons que la profondeur et que la largeur du tuyau ne varient point dans toute sa longueur, excepté là où il communique avec les boîtes fermées ou greniers placés à sa partie inférieure; savoir : celui C pour le grain piir, celui E pour les criblures , le grain léger, et celui G pour la paille, les ordures, etc. 11 est clair maintenant que , si l’air chassé dans le tuyau en A , ne peut s’échapper nulle part, il s’écoulera vers B avec toute sa vitesse, quelle que soit la longueur et la direction du tuyau; ce que cet air pourra entraîner en A sera amené vers B, si le tuyau présente une section équivalente dans toute sa longueur.
11 est encore évident que, si pour s’opposer à l’entrée de l’air on ferme les trous de la cage du ventilateur F, au travers desquels passent les bouts de son arbre, ce ventilateur ne pourra ni produire du vent ni chasser de l’air dans le tuyau AB. De là il résulte que, le meilleur moyen de régler le coup de vent du tarare , est d’adapter aux ventouses des portes à coulisse pour avoir la facilité de fournir plus ou moins d’air au ventilateur, de manière à lui faire produire un vent qui suffise pour néloyer le grain.
Le crible rotatif D consiste en deux cylindres de toile métallique , placés l’un dans l’autre autour du même axe. Le crible intérieur a les mailles assez ouvertes pour que tout le grain puisse passer à travers et tomber dans le crible extérieur. Le grain arrive en d peu à peu dans le crible intérieur qui ne retient que les clocques , les bouffes, les grosses graines d’ail et tout ce qui est plus volumineux que les grains de blé ; tout cela tombe en-dehors du tarare par le bas e, de ce crible.
Le crible cylindrique extérieur a les mailles serrées de manière à retenir tout le bon grain, et à laisser passer la poussière , l’ivraie , les petits grains de blé , l’ail , et en général
tout ce qui est moindre que le bon grain , lequel sort au bas de ce cylindre plus court que le cylindre intérieur) le blé tombe peu à peu dans le tuyau expirateur du tarare, et pendant qu’il descend de a en b , le vent emporte tout ce qui est plus léger que le bon blé, comme la paille, la poussière, l’ail léger, les grains de blé gâtés; mais pour que cetle opération se fasse bien , il faut comme je l’ai dit que le blé parcourre une chute de 3 feel au moins dans le courant d’air.
Le blé nétoyé tombe dans l’entonnoir b, et de là dans le grenier C, situé au-dessus des meules. Le mauvais grain est rejeté dans le grenier E, et la paille se dépose dans la chambre G. Le courant d’air se ralentit en passant sur cette chambre, pour laisser tomber la paille ; mais il reprend ensuite toute sa force et emporte la poussière au dehors du moulin, à travers le mur en B. Pour empêcher le courant de trop se ralentir lorsqu’il passe au-dessus des greniers E et C , sous le crible , ne donnez aux ouvertures par lesquels le grain entre et sort que la plus petite dimension possible , un demi-jocA de large et la longueur nécessaire. Si le vent s’échappait ailleurs qu’en B, son effet utile serait en partie perdu , parce qu’il souillerait la poussière dans le moulin. On peut adapter aux passages pour le grain des clapets fermés à l’aide de poids ou de ressorts, et de manière que le poids du blé qui tombe dessus les ouvre assez pour passer , sans laisser échapper le moindre vent.
Veillez à ce que le mouvement du ventilateur soit suffisant pour souffler le grain et les criblures , et pour emporter la poussière.
En appliquant convenablement les principes suivans, on pourra régler les ventilateurs de manière à remplir des conditions voulues.
Les choses principales à observer lorsque l’on établit des tarares sont les suivantes :
i° 11 faut donner au crible une partie sur douze de pente , et lui faire exécuter de i5 à iS révolutions par minute.
a'* Pour que le ventilateur produise un vent assez fort, les
DES TOURILLONS, ailes doivent avoir 3 feet de long, ao i riches de large, et faire >4o révolutions par minute.
3° Réglez le coup de vent en alimentant plus ou moins d’air le ventilateur.
4° Ne laissez exister aucune ouverture par où le vent puisse s’échapper, autre que celle de l’extrémitc du tarare , à travers le mur extérieur du moulin.
5° Là où vous désirez que le vent soit plus fort, faites le tuyau plus étroit.
6° Là où vous voulez que la paille et les ordures se déposent , élargissez le tuyau suffisamment.
7« Faites vanner le blé et les criblures , et emporter la poussière hors du moulin.
8° Le tuyau expiratcur peut être d’une longueur quelconque, courbe ou droit, selon ce qui convient aux localités, mais il ne doit dire nulle part plus étroit que là où le blé y arrive.
§ 84- Des tourillons, causes qui les échauffent et les